La Grande Pirogue

La Grande Pirogue

Moyen de transport et de découverte, outil de pêche, maison, véhicule d’expéditions guerrières, espace sacré, objet artistique, la pirogue est commune à tout le Pacifique.

Pour nous, elle symbolise la liberté, la curiosité et la communication dans cet espace qui nous rassemble : l’Océan. Trois valeurs qui guident “La Grande Pirogue”. Ce magazine bimensuel de 20 minutes s’intéresse à tout et à tous dans le Pacifique: du buveur de kava fidjien, à l’aborigène australien qui lutte pour la sauvegarde de sa terre et de sa culture, en passant par l’ouvrier de conserverie de poisson, les femmes politiques, ou les villageois des Carterets et leurs cases inondées.

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Le Council House 2, bâtiment de la municipalité de Melbourne, ferme ses volets au soleil ardent de Melbourne. Sur le toit, les turbines jaunes aident à renouveler l'air intérieur du bâtiment et à évacuer l'air chaud. (© Copyright City of Melbourne 2010)
Le Council House 2, bâtiment de la municipalité de Melbourne, ferme ses volets au soleil ardent de Melbourne. Sur le toit, les turbines jaunes aident à renouveler l'air intérieur du bâtiment et à évacuer l'air chaud. (© Copyright City of Melbourne 2010)

Melbourne: le CH2, termitière urbaine et écologiqueListen and Downlaod

05/07/2011

Aujourd’hui la Grande Pirogue reste quasiment au port car nous n’allons pas loin, à quelques centaines de mètres de Radio Australie, dans le centre de Melbourne. Au bord de Swanston Street, la rue principale où passent cinq trams à la minute, parmi les buildings de bureaux en verre, mais aussi les immeubles néo-gothiques du XIXème siècle, il y a le CH2.

Un bâtiment de la municipalité dont on remarque les volets en bois et les turbines jaune poussin sur le toit. Mais difficile de deviner que l’architecture de ce parfait parallépipède s’inspire en réalité des termitières - c’est ce qu’on appelle le biomimétisme. Le CH2 est est l’une des applications les plus connues du biomimétisme dans l’architecture durable.

En 2006, la municipalité de Melbourne a voulu montrer l’exemple en construisant cette merveille écologique, conçue par l’architecte Mick Pearce, sur le modèle de son chef d’oeuvre, l’Eastgate Centre à Harare, au Zimbabwe. Visite du CH2 en compagnie d’Ian Dryden, de la Direction de l’architecture et du design urbain.

Maurie Japarta Ryan sur la place de la Fédération à Melbourne, lors de son deuxième «meeting solitaire». Dans ses bras, le drapeau de son parti First Nations, avec à droite les quatre couleurs utilisées dans les peintures corporelles lors des cérémonies traditionnelles. (Radio Australia/Caroline Lafargue)
Maurie Japarta Ryan sur la place de la Fédération à Melbourne, lors de son deuxième «meeting solitaire». Dans ses bras, le drapeau de son parti First Nations, avec à droite les quatre couleurs utilisées dans les peintures corporelles lors des cérémonies traditionnelles. (Radio Australia/Caroline Lafargue)

First Nations, le premier parti politique aborigèneListen and Downlaod

29/05/2011

Une silhouette solitaire brandissant son drapeau. C’est l’image un peu décalée qu’on retiendra du meeting inaugural du parti First Nations - en Français: le parti des peuples premiers, premier parti aborigène de l’histoire australienne.

Ça s’est passé le 25 avril dernier à Botany Bay, la grande baie au sud de Sydney, dans le silence assourdissant des médias australiens.

L'atoll de Takuu, au large de Bougainville, se protège tant bien que mal des grandes marées en construisant des digues de fortune. Une pratique qui accélère l'érosion des plages, selon l'océanographe John Hunter et le géomorphologiste Scott Smithers (extrait du documentaire de Briar March, "There once was an island")
L'atoll de Takuu, au large de Bougainville, se protège tant bien que mal des grandes marées en construisant des digues de fortune. Une pratique qui accélère l'érosion des plages, selon l'océanographe John Hunter et le géomorphologiste Scott Smithers (extrait du documentaire de Briar March, "There once was an island")

Changement climatique: les digues servent-elles vraiment à quelque chose?Listen and Downlaod

24/03/2011

Aujourd’hui dans la Grande Pirogue on prend notre seau et notre pelle, direction la plage pour faire quelques travaux de maçonnerie. Car nous allons nous demander si construire des digues, finalement, c’est bien efficace pour lutter contre la montée de l’océan?

Selon l’ONU, le niveau moyen des océans augmentera de 28 à 58 centimètres d’ici la fin du 21ème siècle.

Alors bien sûr, quand on vit sur un atoll corallien, et qu’on est régulièrement inondé par de grandes marées, le premier réflexe, c’est de construire un mur pour stopper l’eau. C’est une solution psychologiquement très puissant, très rassurante. Derrière mon mur, enfin, je suis en sécurité, mon potager, ma maison sont hors d’atteinte.

Pourtant, rien n’est moins sûr. Les ONG de défense de l’environnement et les gouvernements du Pacifique et même d’ailleurs continuent à demander de l’argent pour construire des digues. Mais l’efficacité de cette solution est remise en question par bon nombre de scientifiques. Les digues pourraient même se reveller contre-productives.

Sur la route de Houaïlou via la côte, en province Nord de la Nouvelle Calédonie. (ABC/Caroline Lafargue)
Sur la route de Houaïlou via la côte, en province Nord de la Nouvelle Calédonie. (ABC/Caroline Lafargue)

Nouvelle-Calédonie: la vie en brousse d’un couple mixte Z’Oreilles- KanakListen and Downlaod

03/03/2011

Aujourd’hui, la Grande Pirogue se fait gondole vénitienne car nous allons parler d’amour, et même d’amour mixte. Pour cela, nous partons à Houaïlou, un village de 4000 habitants situé dans la province Nord en Nouvelle-Calédonie.

A Houaïlou, les couples Z’Oreilles – Kanak ne courent pas la brousse. Il y en a peut-être deux ou trois et parmi eux, il y a Sophie, 34 ans, vendeuse en pharmacie et originaire d’une petite ville de province de la métropole, et son compagnon, originaire de Houaïlou, la trentaine également, employé municipal.

Un Indépendantiste papou apprend à se servir de la caméra. En Papouasie Occidentale, le témoignage par l'image devient un moyen de résister à l'occupation indonésienne. (Extrait de "Pride of the Warriors"/Jono Van Hest)
Un Indépendantiste papou apprend à se servir de la caméra. En Papouasie Occidentale, le témoignage par l'image devient un moyen de résister à l'occupation indonésienne. (Extrait de "Pride of the Warriors"/Jono Van Hest)

Papouasie Occidentale: quand la caméra se fait arme de combat (épisodes 1 et 2)Listen and Downlaod

19/01/2011

«Pride of the Warriors» – en Français: «La fierté des guerriers» est un documentaire tourné par un collectif d’indépendantistes de Papouasie Occidentale, sous la direction de l’Australien Jono Van Hest.

Dans l’épisode 1, pour bien comprendre, portrait de la Papouasie Occidentale, avec l’intervention du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères indonésien, Michael Tene sur le régime politique aujourd’hui et les faiblesses économiques de la province. Jono Van Hest nous raconte ensuite comment il a amené 6 caméras en Papouasie Occidentale et réussi à former ces indépendantistes au maniement de la caméra. Un pari risqué, car filmer peut être dangereux en Papouasie Occidentale, surtout quand l’image ne montre pas les autorités indonésiennes sous leur meilleur jour.

Dans l’épisode 2, nous nous concentrons sur l’histoire de Yané, 19 ans,fille de chef indépendantiste, enlevée et torturée par des Mélanésiens et des Indonésiens pendant toute une nuit avant de pouvoir s’échapper. L’occasion de faire le point sur les vidéos de torture de Mélanésiens par des militaires indonésiens, postées sur Youtube ces derniers mois. Des militaires condamnés à de 8 à 10 mois de prison ferme. Nous entendrons les explications de Michael Tene.

Mathias Bunai, chef du village de Pugodide, au cours d'un sacrifice de cochon. Il réunit régulièrement son clan pour des cérémonies coutumières- une manière de faire vivre sa culture, méprisée par une partie des Indonésiens. (Extrait du film "Pride of the Warriors"/Jono Van Hest)
Mathias Bunai, chef du village de Pugodide, au cours d'un sacrifice de cochon. Il réunit régulièrement son clan pour des cérémonies coutumières- une manière de faire vivre sa culture, méprisée par une partie des Indonésiens. (Extrait du film "Pride of the Warriors"/Jono Van Hest)

Papouasie Occidentale: quand la caméra se fait arme de combat (épisodes 3 et 4)Listen and Downlaod

19/01/2011

«Pride of the Warriors» – en Français: «La fierté des guerriers» est un documentaire tourné par un collectif d’indépendantistes de Papouasie Occidentale, sous la direction de l’Australien Jono Van Hest.

Dans l’épisode 3, Jono Van Hest explore les racines culturelles de ces tensions entre Mélanésiens et Indonésiens.

Dans l’épisode 4: l’armée de libération nationale croit-elle encore à l’Indépendance de la Papouasie Occidentale?

Nathalie Mohammed, heureuse patronne d'un des deux bars à kava de Bourail, en Nouvelle-Calédonie. (Radio Australia/ Caroline Lafargue)
Nathalie Mohammed, heureuse patronne d'un des deux bars à kava de Bourail, en Nouvelle-Calédonie. (Radio Australia/ Caroline Lafargue)

Bar à kava de Bourail: QG des femmes, lieu magiqueListen and Downlaod

14/11/2010

La Grande Pirogue jette l’ancre à Bourail, une bourgade de 4800 habitants, située à 160 km au nord de Nouméa, au centre de la côte ouest calédonienne.

Bourail est un point de passage obligé, un lieu de ravitaillement, en essence, en vivres, et également en kava, cette racine du poivrier sauvage originaire du Vanuatu. La boisson qu’on en tire, bien qu’amère et d’aspect terreux, est un antidépresseur fort efficace.

En sortant du village, direction le col des Roussettes qui mène sur la côte est, nous arrivons chez Nathalie, la patronne d’un des deux nakamals (ou bar à kava) de Bourail.

Pourquoi ce nakamal là et pas un autre? Celui de Nathalie est franchement exceptionnel. D’abord parce que c’est le rendez-vous, le refuge préféré des femmes du coin. Ensuite parce que ce n’est pas un commerce comme les autres. Il s’y passe des choses paranormales.

Dans ce reportage, nous passons l’après-midi au bar à kava avec Nathalie, une bande de ses copines et Abdallah, son beau-fils, presseur de kava et responsable de la protection du nakamal contre la magie noire des jaloux du village.

De gauche à droite: Vaimoana Niumeitolu, Gabriella Callender et Erica R. DeLaRosa.
De gauche à droite: Vaimoana Niumeitolu, Gabriella Callender et Erica R. DeLaRosa.

Vaimoana Niumeitolu, slameuse américano-tongienneListen and Downlaod

02/08/2010

Pour ce tout premier épisode de La Grande Pirogue, nous traversons tout le Pacifique - et bien plus encore, direction New York. C’est là que vit Vaimoana Litia Makakaufaki Niumeitolu, 32 ans, peintre, poète et actrice américano-tongienne.

Elle a co-fondé le groupe Mahina Movement avec la guitariste new-yorkaise Gabriella Callender et la danseuse mexicano-texane Erica De La Rosa. Un ton singulier qui mêle poésie et chant, mâtinés de folk et de rock, le tout distillé en trois langues: l’anglais, l’espagnol et le tongien - d’ailleurs “mahina” signifie “lune” en tongien.

Depuis New York, Vaimoana Litia Makakaufaki Niumeitolu nous raconte son parcours, de Tonga à l’Utah, des tropiques au désert enneigé, de la rage d’être reconnue comme Tongienne au slam.

Bienvenue à bord!

Mahina Movement

Coup de coeur de la rédaction française de Radio Australie, le Mahina Movement est un groupe new-yorkais de folk, rock et slam.

Composé d’une New-Yorkaise, d’une Tongienne et d’une Mexicano-Texane, ce trio de choc s’intéresse au défi quotidien du mélange des cultures (MySpace).

Le Mahina Movement a prêté son morceau Manatu’I à l’indicatif de La Grande Pirogue. Merci!

Ecoutez le MP3

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