Brèves du Pacifique - 01/01/2010
En Papouasie Nouvelle Guinée, le directeur d’une école tué à coups de machette
Ce terrible fait divers a eu lieu à Muritaka, district de Laiagam, dans la province d’Enga. Le directeur de l’école locale a été assassiné dans son sommeil à coups de machette par neuf homes de la tribu Makole.
Selon “The National”, un quotidien de Papouasie Nouvelle Guinée, Kimbun Nom appartenait à la tribu Miok. Il passait de paisibles vacances de Noël avec sa femme et ses trios enfants à Lyamala, un village près de Laiagam, lorsqu’il neufs hommes du clan Wai, armés jusqu’aux dents de machetes et de pistolets, ont encerclé sa maison à l’aube, et l’ont assassiné sauvagement sous les yeux de sa famille.
Cet assassinat est une vengeance. Kimbun Nom avait en effet défendu aux membres du clan Wai d’enterrer l’un des leurs sur sa propriété. Il leur avait demandé d’enterrer l’homme dans un cimetière.
Une décision qui a provoqué la colère des membres du clan Wai. La dépouille de Kimbun Nom a été transportée dans son village natal. Et la police a sommé les suspects de se rendre.
Surpopulation à Honiara
La capitale des Iles Salomon n’arrive pas à suivre le rythme de l’accroissement de sa population. La pression sur les infrastructures et les services publics est devenue un problème quotidien.
On attend la publication du dernier recensement pour en avoir le cœur net, mais une chose est sûre : l’exode rural s’est intensifié.
Concrètement, la surpopulation à Honiara signifie : moins d’espace, plus de bidonvilles, la progression des activités criminelles, la montée du chômage, et la liste est encore longue.
Et selon le journal local “Salomon Star”, la municipalité d’Honiara vient de se faire taper sur les doigts. Un rapport de l’agence des Nations Unies en charge de l’urbanisme (UN-HABITAT) et de la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (l’ESCAP) a conclu après six mois d’études que les Iles Salomon sont franchement à la traîne par rapport aux autres pays du Pacifique en matière de planification urbaine.
Les Iles Salomon, la Papouasie Nouvelle Guinée et Vanuatu sont les trois Etats insulaires du Pacifique les plus déstabilisés par une urbanisation rapide et sauvage. Les trois pays devront faire face à des problèmes majeurs de gestion des déchets et de l’eau.
A Fidji, 4 Chinois arrêtés pour trafic de faux bijoux
D’après le quotidien “Fidji Times”, ces quatre suspects auraient arnaqué un homme d’affaire fidjien la semaine dernière. Ils auraient réussi à lui vendre des statues de Bouddhas en or et de pépites d’or pour la rondelette somme de 36 000 dollars australiens (2.7 millions de fcfP). Ces bijoux s’ étaient par la suite révélés être faux.
L’officier de police Luke Rawalai a expliqué que les quatre Chinois ont été arrêtés à la douane de l’aéroport de Nadi en possession de faux bijoux dont la facture ressemble aux faux Bouddhas.
Les policiers cherchent à savoir si les quatre suspects avaient déclaré leurs bijoux en arrivant sur le territoire fidjuen. Les 4 Chinois ont été transférés au commissariat de Lautoka pour y être interrogés.
L’épidémie de sida en Papouasie Nouvelle Guinée: il faut réagir, et vite
Le sida progresse dans les pays du Pacifique, où actuellement 100 000 personnes sont infectées par le virus. Le record est détenu par la Papouasie Nouvelle Guinée, qui concentre 90% des cas.
Dans toutes les nations du Pacifique, les principaux vecteurs de contamination sont la prostitution, le tourisme et l’arrivée de travailleurs étrangers.
Mais la Papouasie Nouvelle Guinée est un cas spécial, qui se rapproche plus des pays d’Afrique subsaharienne, explique le Dr Prasada Rao, directeur de l’équipe régionale de lutte contre le sida des Nations Unies: “En Papouasie, les principales causes de contamination sont la multiplication des partenaires sexuels et un haut niveau de violences contre les femmes“, souligne-t-il.
Le Dr Prasada Rao appelle tous les pays du Pacifique et spécifiquement la Papouasie Nouvelle Guinée à agir au plus vite.
Au Vanuatu, la démographie galope
Les résultats du recensement de la population vanuataise ont été publiés cette semaine. Conclusion: en dix ans, le Vanuatu a connu l’une des plus fortes croissances démographiques du Pacifique.
Aujourd’hui, 243 000 personnes vivent au Vanuatu. En 1999, l’île ne comptait que 60 000 habitants.
Pour le directeur du Bureau National des Statistiques du Vanuatu, Samuel Johnson, cette croissance spectaculaire n’est pas une surprise: « La population du Vanuatu est extrêmement jeune ».
Au Samoa, un pasteur échappe de peu à une tentative d’assassinat
Et il doit sa vie à l’intuition de sa femme. Ça s’est passé lundi dernier dans le village de Fasito’o-uta.
L’épouse du pasteur a crié à son mari de s’enfuir. C’est alors qu’il a remarqué qu’un homme pointait un pistolet sur lui. Le coup est parti mais a heureusement manqué le pasteur de l’Eglise Chrétienne Congrégationnelle.
La famille de l’agresseur du pasteur, Tifaga Frost, 34 ans, a aussitôt présenté ses excuses au révérend. L’oncle de Tifaga Frost, Leofo Aiono, a expliqué : « Il est attardé mental, je pense que c’est pour ça qu’il a fait ça ».
Pour prouver sa bonne foi et en guise de compensation, Leofo Aiono a offert 6000 dollars australiens (455 000 fcfP) au conseil du village. Lequel a accordé son pardon à la famille de Tifaga Frost. « Je reproche à ma famille d’avoir laissé ce pistolet à la portée de Tifaga », a-t-il ajouté.
Pas de dioxide de carbone pour tuer le crapaud-buffle
C’est l’ennemi public numéro 1 en Australie. Le crapaux-buffle ravage les cultures. En Australie Occidentale, un groupe qui lutte contre les crapauds-buffles, le Kimberley Toad Busters, s’est vu interdire l’utilisation de dioxide de carbone pour exterminer les crapauds-buffles. Motif: la méthode est trop cruelle.
Cette decision du Département de l’environnement et de la conservation d’Australie Occidentale inquiète Lee Scott-Virtue, la fondatrice des Kimberley Toad Busters.
Selon elle l’usage du dioxide de carbone a déjà fait ses preuves dans les Territoires du Nord ces cinq dernières années, permettant de contenir la progression des dangereux crapauds-buffles.
Elle ajoute qu’avec ce qu’elle appelle “cette réglementation ridicule“, les familles auront plus de mal à s’engager dans l’extermination des crapauds-buffles.
Car il ne reste qu’une seule solution, moins propre: les tuer à coups de bâtons.











