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Un mètre de plus que les experts de des Nations Unies

11/05/2011 09:18

Fonte des glaces plus rapide que prévue: 220 gigatonnes par an. [AFP, file photo: Paul J Richards]
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Fonte des glaces plus rapide que prévue: 220 gigatonnes par an. [AFP, file photo: Paul J Richards]

Nous l’avons annoncé brièvement cette semaine : selon le prestigieux Programme de Surveillance et d’Évaluation de l’Arctique (PSEA), le niveau marin devrait s’élever d’1,6 m d’ici 2100, soit une mètre de plus que les estimations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU.
Les résultats des recherches regroupent les travaux de 8 nations du Conseil de l’Arctique du PSEA et ont été présentés la semaine dernière à l’occasion d’une conférence internationale à Copenhague.

Katherine Richardson, professeur et vice-chancelier du Département des sciences à l’université de Copenhague, capitale scandinave du Danemark, co-auteur de ce programme de recherche, insiste sur le fait que c’est la première fois qu’une synthèse de toutes les études menées sur l’élévation du niveau de la mer est rendue publique. Elle a répondu aux questions de Jemima Garrett.

RICHARDSON : « Tout le monde le sait et même le GIEC de l’ONU reconnaît que tous les procédés n’ont pas été prix en compte dans leur rapport. Ainsi, les estimations du GIEC en 2007 sont probablement des sous-estimations et cette fois, c’est la première fois qu’il y a une nouvelle estimation réelle. Il y a eu beaucoup d’évaluations, beaucoup d’études, mais cette fois c’est une véritable estimation où les gens ont été se pencher sur toutes les différentes études pour se dire : que pouvons-nous tirer de toutes ces études. »

La réponse est donc une augmentation du niveau marin d’1,6 m d’ici 2100. Parmi les facteurs à l’origine de cette élévation anticipée du niveau marin, Katherine Richardson cite la fonte des glaces.

RICHARDSON : « Certaines analyses de cette étude excèdent l’excellence, notamment l’analyse dans le temps de la fonte des immenses plaques de glace du Groenland. La perte en glace est de 220 gigatonnes par an et la fonte s’accentue à raison d’environ 20 gigatonnes par an. Et ces chiffres sont solides. Plus il vous faut de temps pour obtenir ce type de données et plus vous êtes convaincu que ce que vous voyez n’est qu’un phénomène ici aujourd’hui et disparu demain. »

À noter qu’une gigatonne représente un milliard de tonnes. Katherine Richardson souligne aussi que si cette fonte se déroule dans l’Arctique, le problème reste mondial. Que peuvent-donc faire les nations océaniennes du Pacifique qui pour aisni dire n’ont rien à voir avec le changement climatique.

RICHARDSON : « Ce n’est pas vraiment la faute des Océaniens du Pacifique Sud ce qui leur arrive et la seule chose à faire et d’essayer d’améliorer les infrastructures pour mieux faire face aux inondations, mais il faut aussi et surtout continuer à saisir la scène politique internationale pour dire que c’est une chose à laquelle les pollueurs doivent réagir, et toutes les grandes nations polluantes, dont l’Australie, je me dois de le dire. »


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