Tuvalu accuse les pays riches
15/12/2008 09:07
Le Premier ministre, Apisai Ielemia a déclaré aux quelque 10 000 délégués de la conférence de l’ONU sur le changement climatique, à Poznan, en Pologne, que le développement mondial ne doit pas se faire au détriment des pays pauvres comme Tuvalu, un pays à fleur d’eau : « Nous désirons survivre à titre de peuple et de nation et nous survivrons, c’est notre droit fondamental. »
Le « Fonds d’adaptation » et sa répartition à l’horizon 2009 ont suscité de profondes divergences entre pays industrialisés et pays en développement. Le Premier ministre Tuvaluan a souligné qu’étant donné « notre extrême vulnérabilité de petite île aux terres basses, nous ne voulons pas couler pour des problèmes causés par les grandes et riches nations industrialisées. »
Tuvalu, fortement menacé par la montée des eaux des océans en raison du réchauffement planétaire, veut de l’aide et M. Ielemia s’est déclaré déçu par les pourparlers en Pologne. Le ministre a accusé les pays riches d’ériger des barrières bureaucratiques pour empêcher les pays pauvres d’accéder aux nouveaux fonds.
Ce « Fonds d’adaptation » pourrait atteindre près de 450 millions de dollars australiens par an (plus de 25 milliards de Fcfp) pour aider les pays en développement à faire face aux inondations, aux sécheresses et à la montée du niveau des mers.


















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