Trouver les moyens de combattre la corruption
28/07/2010 08:29
On ne compte plus les histoires de corruption et d’allégations de corruption que nous diffusons à longueur d’année dans nos programmes. Cette corruption qui entrave le développement et aggrave la pauvreté.
Des délégués de tout le Pacifique se sont récemment réunis au Samoa pour discuter des moyens disponibles pour lutter contre les pratiques corrompues.
La réunion de travail avait aussi pour objectif d’encourager les gouvernements de la région à ratifier la Convention des Nations Unies contre la Corruption.
Dans le Pacifique, trois pays ont ratifié cette convention : la Papouasie Nouvelle-Guinée, Fidji et Palau.
Chairmaine Rodrigues, porte-parole du Programme de développement de l’ONU, est persuadée que ces trois pays peuvent faire part à leurs voisins du Pacifique des avantages liés à la ratification de la Convention en question :
« Je pense que c’est en fait encourageant d’avoir trois pays qui peuvent réellement expliquer à d’autres nations ce que la Convention leur a apporté et comment elle les aide à lutter dans leur propre pays. J’ai pu voir dans la salle que les pays [représentés] sont de plus en plus intéressés après avoir reconnu que la Convention leur donne véritablement des moyens qui leur seront utiles chez eux. »
Pour quelles raisons seuls trois pays ont signé la convention ? Est-ce à dire que des pays craignaient que la ratification soit assujettie à certains critères ou conditions préalables ?
« C’était effectivement l’une des craintes. Je pense qu’avant de venir à la conférence, les gens pensaient qu’il fallait que tout un tas de choses soit en place avant de pouvoir la ratifier. En fait, la Convention des Nations Unies contre la corruption est très utile en tant que guide de travail et si tout le monde était conforme aux exigences, pourquoi la ratifier. Si vous ratifiez la convention et que vous estimez que vous n’avez pas suffisamment fait, chaque pays de la planète pourrait en faire plus pour lutter contre la corruption, et bien cette convention vous ouvre des portes de l’assistance technique d’organismes comme le Bureau des Nations Unies sur les drogues et les stupéfiants mais aussi [les portes] des partenaires du développement et, de toute évidence, le Programme de développement des Nations Unies. »











![Tuilaepa Lupesoliai Sailele Malielegaoi, Premier ministre du Samoa. [Bureau du Premier ministre] Tuilaepa Lupesoliai Sailele Malielegaoi, Premier ministre du Samoa. [Bureau du Premier ministre]](http://www.abc.net.au/reslib/200908/r413765_1958667.jpg)







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