Trafic sexuel à Hawaï
26/01/2012 08:44
En 2011, l’État américain d’Hawaï a adopté des projets de loi pour lutter contre le trafic des être humains. Trafic pour le travail forcé ou l’abus sexuel, les facettes de cette traite des êtres humains sont nombreuses.
L’Alliance du Pacifique pour l’arrêt de l’esclavage indique que l’État d’Hawaï est devenu la plaque tournante du trafic sexuel étant donné sa position géographique et ses nombreux militaires.
Kathryn Xian, directrice de cette Alliance, souligne que cet État vient d’adopter une loi sur le trafic au travail mais aucune loi ne se penche sur le trafic sexuel. Et elle travaille donc à un nouveau projet de loi. Nous lui avons demandé de nous parler de l’ampleur du problème.
XIAN : « Étant donné que nous n’avons pas de loi sur le trafic sexuel, nous n’avons pas de méthode précise pour collecter des statistiques mais nous essayons de contourner ce problème. Nous pensons que les victimes du trafic pour le travail forcé est aux alentours de 1 000 au cours de ses 10 dernières années. C’est ce qui ressort des rapports et des documents qui nous ont été donnés et du côté du trafic sexuel, et d’après ce que nous voyons dans la rue, le trafic sexuel représente facilement 1 000 filles par an, plus selon des victimes. Et c’est sans compter les réseaux clandestins et les maisons de passe où on ne peut pas aller sans un représentant de la loi. C’est donc un peu la pointe émergée de l’iceberg du problème que nous avons ici à Hawaï. »
Il semblerait au premier abord que les nouvelles lois ont été adoptées l’année dernière alors que le problème persiste depuis de longues années ?
XIAN : « C’est là depuis le premier contact. Des archives nous ont montré qu’en 1825, une jeune fille d’un village d’Hawaï a été vendue par son chef pendant un an à un marin à des fins sexuelles et ça constitue le premier cas enregistré d’une femme vendue à des fins sexuelles. »
Que doit-on prendre en compte quand on élabore une loi sur le trafic sexuel à Hawaï ? La réponse de Kathryn Xian.
XIAN : « Nous essayons de créer un protocole obligatoire pour que les victimes aient accès à des services appropriés, ce qui n’est pas le cas actuellement à cause d’une certaine confusion. Les victimes ne sont pas identifiées comme étant des victimes, en fait les victimes sont criminalisées. Si elles sont victimes d’un trafic au travail, ce sont des étrangères et si elles sont victimes de trafic sexuel, se sont des prostituées. Même si elles sont mineures. Une partie du projet de loi sera donc d’établir un protocole, un système ou un plan pour donner des services appropriés aux victimes qui ont subi des crimes vraiment horribles. »
Kathryn Xian, L’Alliance du Pacifique pour l’arrêt de l’esclavage.











![« C'est là depuis le premier contact. Des archives nous ont montré qu'en 1825, une jeune fille d'un village d'Hawaï a été vendue par son chef pendant un an à un marin à des fins sexuelles et ça constitue le premier cas enregistré d'une femme vendue à des fins sexuelles. »Kathryn Xian. [http://barretoi.canalblog.com/archives/2010/10/23/19407664.html] « C'est là depuis le premier contact. Des archives nous ont montré qu'en 1825, une jeune fille d'un village d'Hawaï a été vendue par son chef pendant un an à un marin à des fins sexuelles et ça constitue le premier cas enregistré d'une femme vendue à des fins sexuelles. »Kathryn Xian. [http://barretoi.canalblog.com/archives/2010/10/23/19407664.html]](http://24hdanslepacifique.com/wp-content/uploads/2012/01/Trafic-sexuel__285x.jpg)







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