Tonga: les villageois de la côte se tournent vers la terre
04/08/2011 11:04
A Tonga, le village côtier de Felemea, sur l’île d’Uiha, tente de réduire sa dépendance vis-à-vis de l’océan.
Ce projet pilote vient de démarrer. Il durera au moins deux ans, deux années pendant lesquelles les chefs du village apprendront à gérer les ressources de l’océan pour mieux les sauvegarder, et cela va de la prévention de l’érosion côtière à la lutte contre la sur-pêche.
Lopeti Faka’osi est le responsable de ce projet au sein de Global Environment Facility, une organisation internationale de protection de l’environnement qui regroupe 182 Etats, des agences de l’ONU et des entreprises du secteur privé. Et le premier problème, pour les villages côtiers de Uiha, c’est la surpêche. Lopeti Faka’osi:
«La surpêche n’est pas liée à l’augmentation de la population, elle est liée au fait que les habitants des autres îles environnantes, et surtout de l’île principale viennent pêcher dans les eaux de Uiha, c’est de la pêche commerciale. Et en ce moment justement, les villages côtiers sont en train de protéger légalement leurs eaux côtières de cette pêche commerciale.»
Alors pour rééquilibrer le mode de vie des villageois, le Global Environment Facility leur propose des solutions de substitution. Lopeti Faka’osi:
«On les encourage à planter des bananiers et des mûriers pour que les femmes puissent tisser les feuilles de bananiers et fabriquer des tapa avec l’écorce des mûriers, et les femmes peuvent ensuite vendre leur artisanat sur le marché au lieu de dépendre uniquement des ressources de l’océan. C’est le genre d’idées que nous promouvons dans ces villages, les habitants pourraient ainsi devenir auto-suffisants.»
Lopeti Faka’osi, le coordinateur du projet, au micro de Campbell Cooney sur Radio Australie.
C.L.


















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