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Sueurs froides à Copenhague

17/12/2009 09:55

Le négociateur en chef de la Chine et des petites nations africaines, Lumumba Di-Aping, a accusé le Premier ministre australien, Kevin Rudd, de mentir à la population sur sa position à propos du changement climatique. [ABC]
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Le négociateur en chef de la Chine et des petites nations africaines, Lumumba Di-Aping, a accusé le Premier ministre australien, Kevin Rudd, de mentir à la population sur sa position à propos du changement climatique. [ABC]

J-1… l’horloge tourne et la perspective d’un accord ambitieux et contraignant contre le changement climatique s’éloigne encore un peu plus.

Trois groupes de pays s’affrontent: les pays développés, responsables du réchauffement climatique, et les pays en développement, les victimes, pas tenues de réduire leurs émissions. Ce partage des rôles, qui date du Protocole de Kyoto, a été bouleversé la semaine dernière, avec l’apparition d’un troisième groupe : les grands pays émergents, Chine, Inde et Brésil, grands contributeurs aux émissions de CO2.

Les pays industrialisés exigent que la Chine, l’Inde et le Brésil s’engagent eux aussi à réduire leurs émissions. S’ils ne le font pas, les pays riches n’accorderont pas de soutien financier aux pays du G77, la coalition des pays en développement, pour faire face au changement climatique.

Depuis, la Chine a réussi à réintégrer – symboliquement- le camp des pays en développement, en dirigeant une attaque contre le Premier ministre d’un pays riche: l’Australie. Et c’est Lumumba Di-Aping, ambassadeur du Soudan auprès de l’ONU, mais aussi négociateur en chef au nom de la Chine et des pays du G77, qui est monté au créneau. Au micro de notre correspondante en Europe, Emma Alberici, il a accusé Kevin Rudd de mentir sur sa position sur la question climatique : « Kevin Rudd dit aux Australiens ce qu’ils ont envie d’entendre, mais c’est de la fiction. La réalité, c’est qu’il se conduit en bon sceptique du climat. »

Sur le fond, la grande question, c’est à quel niveau pouvons- nous maintenir la température de la planète par rapport au niveau pré-industrialisation? Les petits pays du Pacifique considèrent qu’au-delà d’1.5 degré, leur survie serait compromise. Beaucoup de pays considèrent que cet objectif est trop contraignant, et que même maintenir la hausse des températures à 2 degrés est déjà trop ambitieux.

Étonnamment pourtant, il y a des optimistes. Comme Espen Ronneberg, le conseiller pour le changement climatique auprès du Secrétariat du Programme régional océanien de l’environnement (PROE). Selon lui 100 pays soutiendraient l’objectif de 1.5 degré. Et il pense que d’autres pays vont les rejoindre!


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