Reprise de la plongée à Bikini
21/04/2011 12:08
Voilà de quoi réjouir les plongeurs du monde entier. Le lagon de Bikini, dans les Iles Marshall, va rouvrir après 3 ans d’interruption.
Les liaisons aériennes assurées par Air Marshall Islands, la compagnie nationale étaient plus qu’aléatoires; les avions souvent en réparation. Quand les plongeurs avaient la chance d’arriver à Bikini, repartir n’était pas une mince affaire. Les touristes devaient régulièrement être secourus par des bateaux du gouvernement, pour être transportés jusqu’à l’aéroport le plus proche, à plus de 650 km.
Le lagon de Bikini rouvrira le 20 mai prochain grâce à l’investissement d’un homme d’affaires australien, Martin Daly. Il a monté sa propre flotte de bateaux pour faire venir les plongeurs de l’atoll de Kwajalein, à 350 km.
Sa petite entreprise risque de marcher très fort car le site de Bikini est unique au monde, explique Giff Johnson, le rédacteur en chef du Marshall Islands Journal, au micro de Geraldine Coutts:
«C’est sur l’atoll de Bikini que les Américains ont réalisé leur tout premier essai nucléaire, juste après la Seconde Guerre Mondiale. Ils ont fait exploser une bombe sous-marine pour voir ce que cela donnerait sur des navires de guerre. Bien sûr ils ont tous coulé! Ils gisent au fond du lagon de Bikini, c’est toute une flotte de navires américains et japonais, dont un porte-avions, un sous-marin, le vaisseau amiral japonais, etc. Une semaine ou 10 jours suffisent à peine pour commencer l’exploration de cet immense site, disent les plongeurs. Du coup ils reviennent régulièrement.»
Le site de plongée de Bikini a été classé au Patrimoine Mondial par l’ONU. Comme il y a eu 16 essais nucléaires sur l’atoll de Bikini dans les années 40- 50, on est en droit de se demander si le site est encore radioactif. Sur son site Internet, l’AIEA, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, fait état des mesures de radioactivité de l’air, du sol et de la nourriture - légumes, poissons, fruits qu’elle a réalisées en 1997. Verdict:
« Nous recommandons que la population ne se réinstalle pas sur l’atoll de Bikini dans les conditions actuelles. Les gens consommeraient en effet uniquement de la nourriture produite localement. S’ils suivaient un tel régime, ils seraient exposés à une dose annuelle de radiations de 15 millisieverts.»
Or la dose maximale autorisée est de 1 millisievert par an.


















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