Nouvelle-Zélande: l’état d’urgence maintenu à Christchurch après le séisme
07/09/2010 10:54
L’état d’urgence est prolongé à Christchurch. Dans la nuit de lundi à mardi, la deuxième ville de Nouvelle-Zélande a été touchée par cinq répliques du tremblement de terre de samedi dernier. Sans faire de dégâts supplémentaires.
Plus de 500 bâtiments ont été touchés samedi, détruits partiellement ou complètement. Des centaines d’habitants sont toujours hébergés dans des gymnases ou des écoles. Le centre-ville est toujours bouclé par les équipes de secours.
Mais dans ce désastre, il y a une bonne nouvelle. Les dégâts sont extraordinairement limités. C’est l’analyse de Jeff Crosier, ingénieur en construction parasismique à Miyamoto International:
«Ce n’était pas un petit séisme, 7.2 c’est puissant! Et pourtant les dégâts sont limités, alors que dans des pays moins développés, énormément d’immeubles se seraient effondrés. Les constructions ici sont très solides. La plupart du temps, ce sont les cheminées ou un mur qui se sont effondrés. Mais pour l’instant, je n’ai pas constaté de gros dégât sur les bâtiments modernes qui ont demandé un gros travail d’ingénierie. En revanche, il y a eu beaucoup de ruptures de canalisations et de dégâts non structurels, mais pas autant qu’on aurait pu le craindre. Et tout ça, c’est grâce au code de la construction et à l’ingénierie, qui sont très avancés en Nouvelle-Zélande, comme dans d’autres pays développés.»
Les constructeurs Néo-Zélandais sont donc de bons élèves. Qu’en est-il des sauveteurs? Jeff Croisier:
«Un autre point très important: la réactivité des services de secours est bonne. Les équipes sont manifestement bien entraînées. J’étais dans le centre-ville de Christchurch, et je peux vous dire qu’il a été immédiatement bouclé, les gens ont été évacués. Et en seulement 30 heures après le séisme, tous les bâtiments dangereux ont été sécurisés avec des cordes et interdits au public. Aujourd’hui, des équipes font déjà le tour des bâtiments, et ils les identifient, ils les marquent: “sûr” ou “dangereux”.»
Jeff Croisier, ingénieur en construction parasismique, au micro de Stephanie March, sur Radio Australie.



















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