Mutinerie au sein de l’armée de Papouasie Nouvelle-Guinée
27/01/2012 08:57
Un terme refusé Yaura Sasa, un colonel à la retraite qui s’est emparé hier du commandement des Forces de défense. À trois heures du matin, de 12 à 20 soldats ont maîtrisé les gardes de la caserne Taurama pour y arrêter le commandant. Ils se sont ensuite rendus à la caserne Murray pour interpeller cette fois le chef des Forces de défense, le général Francis Awgi maintenant assigné à résidence.
Yaura Sasa refuse le terme de mutinerie ou de coup d’État militaire, Il affirme faire son devoir après avoir été nommé à la tête de l’armée par le gouvernement de Sir Michael Somare et n’aurait pour but que de résoudre la lutte de pouvoir entre Sir Michael Somare et Peter O’Neill, le Premier ministre élu par les députés en août dernier pendant que Sir Michael, Premier ministre d’alors, se faisait opérer du cœur à Singapour.
Le mois dernier, la Cour suprême a réinstallé Sir Michael Somare dans ses fonctions de Premier ministre qui a donc formé son gouvernement. Toutefois, Peter O’Neill est resté à son poste avec le soutien de la police, de la fonction publique, de la plupart des députés et de l’armée puisque le mois dernier le général Awgi a reconnu la légitimité de Peter O’Neill.
Le colonel Sasa exige la restitution du pouvoir à Sir Michael Somare.
SASA : « Je demande aussi au chef de l’État [le Gouverneur-général] d’appliquer la décision de la Cour suprême relative aux fonctions de Sir Michael Somare au poste de Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée. Et je demande à Michael Somare et à M. Peter O’Neill de convoquer le Parlement pour résoudre cette situation politique. Il n’y a aucun doute dans mon esprit et dans l’esprit des Papous que beaucoup de dégâts ont déjà été faits à la Constitution et je ne peux pas laisser cette situation persister. »
Et le colonel Sasa de conclure :
SASA : « Si cet appel n’est pas entendu, je serai contraint de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger et maintenir l’intégrité de la Constitution. »
Peu après ces déclarations, le Vice-premier ministre, Belden Namah, un ancien soldat, a déclaré que de 15 à 30 partisans du colonel à la retraite Sasa ont été arrêtés. Et d’ajouter.
NAMAH : « D’aller occuper le bureau du commandant et d’assigner à résidence le chef des forces armées relève de la trahison. Et la trahison requiert la peine de mort. »
Dans la soirée d’hier, le Premier ministre Peter O’Neill a indiqué que la crise était maintenant terminée et que le chef des forces armées, Franics Awgi avait été libéré. Il ne s’est pas exprimé sur le sort réservéau colonel Sasa. Une enquête est en cours, a-t-il indiqueé.











![Le colonel Sasa, partisan de Michael Somare. [ABC] Le colonel Sasa, partisan de Michael Somare. [ABC]](http://www.abc.net.au/news/image/3794810-3x2-285x207.jpg)







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