Micronésie- République tchèque: atmosphère sans frontières
18/01/2010 12:09
Des Etats Fédérés de Micronésie à la République tchèque, il y a 13 000 km. Au plan écologique, c’est la porte à côté.
C’est en tout cas la position du Bureau de l’Environnement et des catastrophes naturelles de Micronésie, qui a engagé une campagne contre le projet d’extension d’une centrale électrique au charbon tchèque.
Du point de vue environnemental, cette centrale est un monstre: avant extension, elle est déjà la 18è plus grande source d’émissions de CO2 en Europe.
“Nous devons réduire nos emissions par tous les moyens, en modernisant les installations. Or dans le cas de la centrale tchèque, je ne crois pas qu’ils aient fait cet effort“, a estimé Andrew Robert Yatilman, le directeur du Bureau de l’Environnement et des catastrophes naturelles micronésien, au micro de Radio Australie.
Pour Robert Yatilman, la demarche de la Micronésie est tout sauf de l’ingérence: “C’est un problème qui dépasse les frontières. L’atmosphère est un espace que nous partageons tous. Il faut bien que quelqu’un dise quelque chose!”
Comme tous les pays du Pacifique, les Etats Fédérés de Micronésie, sont menacés directement par les effets des emissions de CO2, ils risquent d’être submerges par l’océan.
Le Ministère de l’environnement tchèque a accusé réception de la lettre de la direction de l’environnement micronésienne. Sans pour autant indiquer s’il allait en tenir compte.
Il y a très peu de chances que le gouvernement tchèque recale le projet d’extention de la centrale ou demande des amendements pour le rendre moins dangereux pour l’environnement.
Pourtant l’expérience est positive, affirme Robert Yatilman :”C’est bon signe, qu’ils nous aient répondu, c’est encourageant de voir qu’ils prennent nos inquiétudes au sérieux.“



















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