Madang, un paradis en sursis?
20/01/2010 11:23
Les anciens des clans de Basamuk, dans la province de Madang, en Papouasie Nouvelle Guinée, sont très inquiets.
Depuis des siècles leur survie dépend d’une richesse naturelle fabuleuse: les récifs de coraux.
China’s Metallurgical Construction Corporation (MCC), la compagnie chinoise qui exploite de la mine de nickel Ramu, a l’intention de transformer ces récifs en dépotoir.
La société minière a passé un accord avec le gouvernement papou, qui l’autorise à détruire certains récifs à l’explosif pour y stocker les déchets de sa mine de nickel.
Dans une interview au quotidien papou “Post Courrier”, Lois Medaing Gorongo, le porte-parole des clans Tong et Ongeg, de Basamuk, a réagi aux allégations de MCC selon lesquelles les récifs détruits à l’explosif seraient des récifs morts.
“Ces récifs sont vivants et en bonne santé. Ils abritent les poissons et autres créatures de la mer dont nous avons besoin pour vivre”, a-t-il affirmé.
En 2008 s’est tenue à Madang une Conférence Internationale sur le Stockage de Déchets miniers au fond des océans.
M. Gorongo y était. Il avait déjà demandé au gouvernement papou de ne pas autoriser le stockage sous-marin des déchets de la mine de nickel de Ramu.
“Nous demandons au gouvernement de trouver un endroit pour stocker ces déchets sur terre“, insiste M. Gorongo.
Il réclame la suspension immédiate des opérations de la compagnie minière, qui a déjà commencé à détruire des récifs à l’explosif.
Contactée par le “Post Courrier”, la société chinoise Metallurgical Construction Corporation s’est refusée à tout commentaire.
Quant à l’administration papoue, elle annonce une prise de position officielle dans les prochaines semaines.



















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