L’ombre d’un accord à Copenhague
21/12/2009 08:35
Un accord qui n’en est pas un. Après deux années de négociations, deux semaines dans la capitale danoise et dix heures cruciales de débat entre les dirigeants de la planète ; un communiqué politique de trois pages a été rendu public samedi.
L’accord de Copenhague n’est pas juridiquement contraignant et pour les nations océaniennes à fleur d’océan, tout accord qui n’est pas juridiquement contraignant ne sert strictement à rien.
Un accord qui n’en est pas véritablement un puisque les Nations Unies ont finalement décidé qu’il serait « pris en compte » mais pas adopté.
Ian Fry, le négociateur de Tuvalu, un micro-État polynésien menacé par la montée des eaux associée au réchauffement de la température mondiale, estime que l’accord de Copenhague est synonyme de « haute trahison ».
Les Européens, les Verts et plusieurs pays en développement ont critiqué l’aspect édulcoré de cet accord qui demande à tous les pays, Chine incluse, de soumettre des stratégies de réduction de CO2 en janvier 2010. Les signataires préconisent aussi une réduction au-dessous de deux degrés de la température globale.
Kevin Rudd, le Premier ministre australien, s’est toutefois félicité de l’accord en reconnaissant que beaucoup de travail reste à faire pour le renforcer et inscrire la communauté internationale dans un cadre juridiquement contraignant. M. Rudd espère que ce sera le cas lors de la Conférence du Mexique, l’année prochaine. Pour résumer la pensée du Premier ministre australien : c’est mieux que rien.
Les pays représentés à Copenhague ont approuvé le déblocage de 100 milliards de dollars d’aide par an jusqu’en 2020 pour aider les pays en développement, un fonds d’adaptation et d’atténuation du changement climatique.
Mais Ian Fry n’est pas satisfait pour autant : « C’est un peu comme si on nous donnait 30 pièces d’argent pour que nous trahissions notre population et notre avenir. Notre avenir n’est pas à vendre et j’ai le regret de vous informer que Tuvalu ne peut accepter ce document. »











![Certains délégués n’ont pas tenus la distance à Copenhague. [Reuters: Christian Charisius] Certains délégués n’ont pas tenus la distance à Copenhague. [Reuters: Christian Charisius]](http://www.abc.net.au/reslib/200912/r489374_2531645.jpg)







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