Les Salomons, peu explorées mais très prometteuses
14/04/2010 09:46
Les Iles Salomons se préparent à un grand bouleversement économique. Dans cinq ans, il n’y aura plus d’arbres à couper dans l’archipel. Or le revenu de l’exploitation forestière sera divisé par 10 d’ici 2015. Les Salomons doivent obligatoirement se diversifier. Et l’industrie minière est en bonne place.
Il y a deux semaines, la réouverture de la mine d’or de Gold Ridge à Guadalcanal a marqué le redémarrage symbolique de l’économie salomonaise, après les conflits ethniques qui ont secoué l’archipel.
Le sol des Iles Salomons est à la fois le moins exploré et le plus prometteur du Pacifique.
Mark Caruso, le directeur executif de la compagnie australienne Allied Gold, qui exploite la mine d’or, a confié à Jemima Garrett, de Radio Australie, qu’il est optimiste.
« Comparé aux autres pays de la Ceinture de Feu, comme la Papouasie Nouvelle-Guinée, l’exploration minière est encore balbutiante aux Iles Salomon. Notre prédécesseur Ross Mining a fait le minimum de prospection pour ouvrir la mine de Gold Ridge. Sur les 130 km carrés appartenant à la mine, très peu a déjà été exploré. Donc on est très optimistes. Clairement, notre arrivée aux Salomons est importante pour le pays. On va enfin découvrir son potentiel minier.»
Aux Salomons, le conflit est terminé. Mais une autre lutte se profile: pour la repartition des revenus miniers. Le gouvernement de la province de Guadalcanal demande ainsi à toucher la moitié des royalties sur tous les investissements réalisés aux Iles Salomons.



















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