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Les petits États du Pacifique recentrent le débat a Copenhague

18/12/2009 09:26

Les divergences persistent à Copenhague. [REUTERS]
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Les divergences persistent à Copenhague. [REUTERS]

On attend le verdict dimanche. Les chefs des 193 Etats réussiront-ils à surmonter leurs différends et à signer un accord pour sauver la planète?

Une chose est sûre, les chefs des petits États insulaires du Pacifique – qui ne contribuent que pour 0.03% des émissions planétaires de CO2 et sont les premiers menacés par la montée des océans- multiplient les déclarations. Car ils pensent que beaucoup de temps et d’énergie ont été perdus pour éviter de s’attaquer au cœur du problème.

Le Président de Palau, Johnson Toribiong, réclame un accord avec ou sans le soutien de deux des plus gros pollueurs de la planète, les grands pays émergents, l’Inde et Chine. Qui refusent toujours de s’engager à réduire leurs émissions.

Qu’à cela ne tienne, dit Johnson Toribiong, il reste 190 pays sur la planète! “Il faut saisir toutes les chances d’accord. Ceux qui sont à la traîne pourront être intégrés en cours de route. Le refus de la Chine et de l’Inde ne doit pas servir de prétexte à l’immobilisme de toutes les autres nations. »

Le Président de Palau a également rappelé à l’ordre les pays riches : « Peut-être que certains pays riches ne voient pas encore les effets du changement climatique et croient que c’est une menace imaginaire. Mais ceux qui vivent à fleur d’océan savent que l’élévation du niveau des mers est une réalité. »

De son côté, Edward Natapei, le Premier ministre du Vanuatu, considère que les négociations sur le montant des aides accordées aux pays en développement pour faire face au réchauffement climatique ne doivent pas éclipser le nœud du problème: des objectifs contraignants de réduction des émissions.

L’urgence n’est pas de trouver une solution économique au réchauffement climatique, mais bien de sauver nos nations du Pacifique de la submersion annoncée“, a déclaré Edward Natapei.

Mais les mots ne sont que des mots. En coulisse, le franc-parler des petits États du Pacifique se heurte à la réalité des rapports de force. Le Premier ministre de Tuvalu, micro-État qui avait menacé de quitter la table des négociations la semaine dernière, en a fait les frais. Apisai Ielemia affirme que le Premier ministre Kevin Rudd fait pression sur lui pour qu’il renonce à sa proposition de limiter la hausse de la température de la planète à 1,5 degré d’ici 2100.

L’Australie soutient en effet une proposition des États-Unis de limiter à 2 degrés cette hausse. Pas découragé pour autant, Apisai Ielemia a prévenu: “Je vais continuer mon combat.”


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