Les petits et les grands se livrent bataille en Pologne
10/12/2008 08:44
Les grands pays industrialisés ont serré les coudes pour contrer une proposition de l’Alliance des petits États insulaires (AOSIS) en faveur d’une réduction globale de 40% des gaz à effet de serre d’ici 2020.
C’est à Poznan, en Pologne, que plus de 10 000 délégués négocient d’arrache-pied un accord qui succèdera au protocole de Kyoto qui, signé en 1997, arrive à son terme en 2012.
L’Union européenne insisterait sur une réduction de 30% tandis que l’Australie n’a pas l’intention de dépasser les 15%. Les États-Unis n’ont pas fait connaître leurs intentions.
Les petits États insulaires ont soumis deux autres propositions qui déplaisent aux grandes nations industrialisées.
Pour AOSIS, le successeur du protocole de Kyoto doit rester en place cinq ans et non pas sept comme c’est le cas actuellement.
Pendant ces cinq ans, les scientifiques devront vérifier que les signataires de l’accord respectent leurs engagements afin que des décisions puissent être prises.
AOSIS estime aussi que l’augmentation globale de la température doit être limitée à 1,5 degrés Celsius par rapport à la période préindustrielle et non pas 2 degrés comme le préconisent les Européens.


















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