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Les hauts et les bas des bloggeurs papous

08/07/2010 08:55

Les bloggeurs papous s’expriment de plus en plus sur le Net et refuse le baillon. [AFP: Robyn Beck)
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Les bloggeurs papous s’expriment de plus en plus sur le Net et refuse le baillon. [AFP: Robyn Beck)

Au cours de ces dernières années les connexions Internet sont devenues beaucoup plus rapides au point que de surfer sur la toile n’est plus actuellement une expérience frustrante.

Les blogs commencent à se multiplier et à gagner en popularité dans un pays doté de centaines de cultures distinctivement différentes et réparties dans des régions difficilement accessibles.

Dans un pays où la corruption est un fléau, les blogs ont donné aux Papous un espace pour  exprimer leurs frustrations à l’égard des politiciens, des bureaucrates et de la police.

Nancy Sullivan écrit sur son blog depuis Madang, au nord de la Papouasie Nouvelle-Guinée :

«  Je pense que c’est l’avenir. Il ne faut pas avoir fait des études supérieures pour se servir d’un ordinateur de nos jours et je pense qu’au fur et à mesure que le réseau mobile progresse dans le bush, plus le pouvoir du peuple se développe, Les gens parlent, pensent à travers leur blog et avancent de nouvelles idées sur la manière de transformer leur avenir. C’est fantastique. C’est absolument fantastique. »

Cette nouvelle liberté d’expression pose toutefois problèmes aux autorités.

Un exemple. L’affaire est complexe mais mars dernier, le Premier ministre Michael Somare  a révélé devant le Parlement les résultats d’une enquête concernant des transactions douteuses au sein du département des Finances et des conflits d’intérêt entre avocats et des demandeurs de compensation financière.

Un jour plus tard, un avocat, Paul Paraka, a réclamé et obtenu une injonction interdisant aux médias de rapporter les résultats de l’enquête. Les bloggeurs se sont donc saisis de l’affaire pour combler le vide laissé par les médias suite à l’injonction.

Le blog PNGExposed a d’ailleurs publié des extraits du rapport d’enquête de 800 pages. Les avocats ont tout de suite contre-attaqué et les fournisseurs d’accès Internet ont été contraints de bloquer quatre blogs.

Le blog Act Now ! est l’un de ces blogs bloqués. Effrey dademo, la fondatrice nous a exprimé sa déception : « C’est vraiment très malsain de faire une chose comme ça, d’empêcher les gens de s’exprimer. Ils ont le droit de s’exprimer. »


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