Les grandes oreilles de Murdoch atteignent-elles l’Australie? - 13/07/2011
Rupert Murdoch, le tycoon australien, est au centre d’un typhon médiatique en Grande-Bretagne. Il a du arrêter la publication d’un de ses tabloïdes, “News of the World”, dont la rédaction avait mis sur écoute de membres de la famille royale britannique. Mais ces méthodes ne se limitent pas à “News of the World”.
Des journalistes de deux autres titres du groupe News Corp, le “Sunday Times” et le “Sun”, ont tenté à plusieurs reprises d’accéder à la messagerie vocale du Premier ministre Gordon Brown. Ils ont ainsi obtenu des informations non seulement sur son compte bancaire mais aussi sur les dossiers médicaux de ses enfants. Une violation de sa vie privée qui a débuté bien avant l’élection de Gordon Brown au poste de Premier ministre. L’Australie observe de près le scandale déclenché par son enfant terrible, Rupert Murdoch, qui possède 8 des 12 grands journaux australiens. Et l’ancien chef de l’Autorité Nationale de lutte contre le crime, Peter Farris, demande au gouvernement de nommer un comité indépendant pour s’assurer que les rédactions australiennes de Rupert Murdoch n’ont pas elles aussi mis sur écoute des personnages influents. Il va plus loin en réclamant l’abolition de l’actuel Conseil Australien de la Presse, financé par les médias eux-mêmes, et la création d’un conseil indépendant de la presse.
Nouvelle-Zélande, l’enquête de Pike River récupérée à des fins économiques- Depuis lundi, la commission royale examine les circonstances des explosions de la mine de charbon de Pike River. 29 mineurs y ont perdu la vie en novembre dernier. Lundi, un avocat a sérieusement mis en doute les conditions de sécurité dans la mine. Des doutes fortement appuyés par le PDG de Solid Energy. Don Elder, qui dirige l’exploitation des plus grandes mines de charbon en Nouvelle-Zélande, a en effet l’intention de racheter la mine au groupe Pike River. D’après les avocats de Pike River, Don Elder essaie simplement de faire baisser le prix de la mine en décrédibilisant son exploitant actuel.
Grande-Bretagne: ambiance tendue à la conférence annuelle de la Commission Baleinière Internationale- Chaque année, le bateau de Sea Shepherd, qui milite contre la chasse à la baleine, poursuit les baleiniers japonais en Antarctique. Une chasse officiellement à des fins scientifiques, mais qui est considérée comme une chasse commerciale déguisée. Les méthodes de Sea Shepherd ne sont rien d’autre que du «sabotage» et «des actes violents et illégaux», selon les termes du délégué japonais à la CBI. M. Kagawa a demandé à l’Australie et aux Pays-Bas de ne plus aider Sea Shepherd. Actuellement ce sont les deux seuls pays qui acceptent d’immatriculer les bateaux de Sea Shepherd et les accueillent dans leurs ports. Réponse de Paul Watson, le capitaine et fondateur de Sea Shepherd: «Si les baleiniers japonais retournent dans le sanctuaire de l’Antarctique, nous les poursuivrons à nouveau». En février déjà, de guerre lasse, la flotte des baleiniers japonais était rentrée plus tôt que prévue. A peu près la moitié des 89 pays de la Commission Baleinière Internationale contre la chasse, l’autre moitié étant pour. Cette année, un nouvel argument pourrait faire pencher la balance et attendrir les protecteurs des cétacés: le tsunami qui a dévasté le Japon le 11 mars dernier. Un argument nul et non avenu, selon Paul Watson: «S’il y avait un séisme en Colombie, est-ce que cela nous pousserait à être plus clément envers les traficants de cocaïne?» La conférence de la CBI se clora jeudi.
En Papouasie, les 8000 mineurs de Grasberg ont repris le travail mercredi matin- La grève aurait du prendre fin lundi, mais les syndicats ont rétropédalé, estimant que leurs revendications n’avaient pas été entièrement satisfaites. Le contenu de l’accord avec la compagnie minière américaine, Freeport, n’a pas été divulgué. Tout ce que l’on sait, c’est que les employés de cette mine d’or et de cuivre, l’une des plus grandes au monde, réclamaient 1000% d’augmentation de salaire. Autre revendication: que les têtes tombent au sein du management indonésien et que les négociations de salaires soient menées par le PDG de Freeport Indonésie, Armando Mahler et même le grand patron, James Moffett. En tous les cas, Virgo Solossa, le leader syndical affirme que les dirigeants de Freeport ont accédé à toutes ces revendications. Les négociations sur les salaires commenceront la semaine prochaine.
Heureux épilogue en Papouasie Nouvelle Guinée- Les 15 personnes disparues en mer depuis le 4 juillet ont été secourues. Originaires de l’île de Nouvelle-Bretagne, au nord-est du pays, ils se rendaient à un rassemblement religieux sur l’île voisine de Nouvelle-Irlande. A cours de fuel, ils ont dérivé et atterri finalement sur une petite île inhabitée où le Bureau des Recherches de Nouvelle-Bretagne les a localisés.
Windows se décline en Maori- Microsoft a lancé une version maorie de son système d’exploitation Windows, le plus utilisé dans le monde. Le traducteur de Windows 7, Wareko Te Angina, estime qu’il était temps. «La technologie joue un rôle primordial dans la perte de notre culture, a-t-il souligné, donc je pense que la présence du maori sur les ordinateurs de travail et dans les écoles est importante.»
C.L.











![Le magnat des médias australo-américain Rupert Murdoch à Londres. [Reuters] Le magnat des médias australo-américain Rupert Murdoch à Londres. [Reuters]](../reslib/201107/r798794_7008754.jpg)







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