Les dirigeants du Pacifique à New York
28/09/2011 08:20
C’est au siège de l’ONU à New York que se déroule la 66ème Assemblée Générale des Nations Unies. L’occasion pour les leaders du Pacifique d’attirer l’attention de la communauté internationale sur leurs préoccupations et leurs espoirs. Mais aussi de régler leurs comptes ou de remercier des partenaires.
Je vous propose un rapide tour d’horizon des déclarations de plusieurs dirigeants de la région avec tout d’abord le Premier ministre des îles Fidji et putschiste de 2006, Frank Bainimarama, qui confirme la tenue des prochaines élections législatives en 2014.
Bainimarama : « Je suis content de vous informer que l’enregistrement électronique des électeurs pour les élections nationales est prévu pour le mois de janvier prochain. Nous sommes persuadés que nos partenaires commerciaux, nos amis, anciens et nouveaux, nous accorderons leur compréhension, l’espace et l’assistance dont nous avons besoin pour nous assurer qu’une véritable et durable démocratie puisse s’enraciner à Fidji. »
Le ministre des Affaires étrangères australien, Kevin Rudd, en désaccord profond avec Frank Bainimarama, a lui aussi parlé de démocratie.
Rudd : « Dans la région la plus proche de l’Australie, le Pacifique Sud, nous sommes liés par nos attachement commun à la démocratie et par la responsabilité que nous avons de développer les économies des pays de cette région et protéger leur environnement naturel. »
Cette année, le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée, Peter O’Neill, a fait ses débuts à l’ONU. M. O’Neil a répondu à un certain nombre de critiques soulignant que la Papouasie Nouvelle-Guinée avait pris du retard dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
O’Neill : « Ce rapport montre que nous avons atteint des OMD sur le plan national, notamment en matière de pauvreté et de mortalité infantile. »
Le Premier ministre du Samoa, Tuilaepa Sailele Malielegaoi, s’est penché sur l’aide financière.
Malielegaoi : « Tandis que certains gouvernement sont aidés dans leurs difficultés budgétaires, d’autres se débattent tout seul pour fournir des produits de première nécessité à leur population. »
Toujours à la tribune de l’ONU, Sato Kilman, le Premier ministre du Vanuatu qui n’était pas au sommet du Forum des îles du Pacifique en Nouvelle-Zélande au début du mois de septembre, s’est intéressé entre autres à Cuba.
Kilman : « La suppression de l’embargo sur Cuba est attendue depuis longtemps. Empêcher ces braves gens de Cuba de participer pleinement à l’économie globale est inhumain. »
Cuba pour le Premier ministre du Vanuatu mais Taiwan pour le Premier ministre de Tuvalu, Willie Telavi. Taiwan toujours pas reconnu par l’ONU.
Telavi : « Notre effort collectif pour maintenir la paix à travers le globe ne signifie rien si les Nations Unies continuent de faire la sourde oreille aux efforts et à la contribution de Taiwan vers cet objectif en commun. »


















Vos commentaires
Plommée Gérard
"...Le Premier ministre du Vanuatu, Sato Kilman, ne fait pas dans la langue de bois; Je dis Merci et BRAVO...."
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