L’élection de Peter O’Neil bien accueillie par Transparency International
09/08/2011 09:09
La Cour suprême de Papouasie Nouvelle-Guinée a confirmé la semaine dernière que l’élection par le Parlement du Premier ministre, Peter O’Neil, s’est déroulée en conformité avec la Constitution. D’autres procédures judiciaires ont toutefois été entamées.
C’est le Vice-Premier ministre, Sam Abal, qui assurait l’intérim au nom de Sir Michael Somare, en convalescence d’une opération du cœur à Singapour.
Face au retour tardif de Sir Michael, des députés de la majorité se sont ralliés contre l’ex-Premier ministre, M. Abal, pour élire Peter O’Neil à ce poste avec une confortable majorité : 70 voix contre 24. Et toute la scène politique est depuis en émoi.
Campbell Cooney a pu joindre Lawrence Stephen, le président de Transparency International en Papouasie Nouvelle-Guinée.
STEPHENS : « Nous essayons encore de reprendre notre souffle, le changement a été brutal mais il semble que nous ayons un nouveau Premier ministre. L’individu concerné est l’Honorable Peter O’Neil, député de Lalibu-Pangia. Un homme bourré de talents et nous avons vu sa grande efficacité dans de précédentes fonctions au ministère des finances. Ce sera intéressant de voir ce qu’il va faire maintenant. Nous avons entendu qu’il veut combattre la corruption et nous l’avons déjà vu à l’œuvre quand il a réduit le nombre ridicule de comptes en fiducie qui se sont soudainement multipliés dans tous le pays pour déposer des fonds gouvernementaux dans des banques commerciales. Nous avons donc espoir que des efforts seront faits pour endiguer la corruption dans le gouvernement. »
Mais il faut prendre en compte le facteur temps étant donné que les prochaines législatives ont été programmées pour 2012, Peter O’Neil n’a donc que 12 mois pour faire ses preuves… 12 mois en période électorale.
STEPHENS : « Il peut apporter des changements drastiques s’il décide de contrôler certains excès qui se déroulent en ce moment : d’énormes malversations financières et des fonds qui se volatilisent. Avec sa formation de comptable et à titre de dirigeant politique, il peut apporter des changements dans ce domaine.
Et puis nous allons voir arriver cette affreuse période d’électoralisme effréné. Avec les élections, tout le monde va commencer à puiser dans les fonds disponibles pour financer des caisses noires. Là aussi, il a un rôle à jouer. Il y a des choses qu’il pourrait vraiment faire même s’il n’est là que pour 12 mois et même s’il veut lui aussi se faire réélire, il ne voudra donc pas devenir la bête noire des 108 ou 109 autres députés. Il doit faire face à ce type de problèmes mais nous espérons qu’il apportera du changement. »
Lawrence Stephens, président de Transparency International en Papouasie Nouvelle-Guinée. Des propos recueillis par Campbell Cooney.


















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