Le professeur Brij Lal s’est exprimé dès son retour à Sydney
09/11/2009 09:07
Ce professeur australien d’origine indo-fidjienne affirme avoir été soumis à une intense violence verbale à Suva, capitale des îles Fidji, avant d’être renvoyé en Australie.
Ce spécialiste des questions fidjiennes de l’Australian National University à Canberra, a été interpellé à la suite de commentaires parus dans les médias australiens qui ont suscité la colère de l’administration par intérim issue du coup d’état militaire de 2006.
Les relations entre l’Australie et Fidji se sont très rapidement détériorées quand Suva a décidé d’expulser les ambassadeurs australien et Néo-Zélandais mercredi dernier. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont riposté en expulsant dès le lendemain leur ambassadeur fidjien.
Dès son arrivée, en fin de semaine dernière, le professeur Lal a indiqué avoir été détenu pendant trois heures et soumis à un interrogatoire particulièrement déplaisant, mais n’a pas été physiquement agressé : « C’est difficile de distiller cette expérience avec des mots, mais une violence verbale intense, un language grossier et des explosions de colère de la part de l’officier qui m’interrogeait. »
Les autorités ont indiqué au professeur qu’il n’est plus le bienvenu à Fidji et lui ont donné 24 heures pour quitter le pays volontairement : « Ils n’ont pas voulu me déporter mais m’ont dit que ma place n’est pas à Fidji en ce moment. »
Brij Lal insiste pour dire que sa mésaventure n’est rien comparé à ce que les Fidjiens connaissent: « Mon agonie personnel et mes difficultés ne sont rien par rapport à ce que les Fidjiens endurent de façon régulière. »
Fidji fait marche arrière et l’avenir est sombre.











![Le professeur Brij Lal à son retour à Sydney après son expulsion des îles Fidji. [ABC] Le professeur Brij Lal à son retour à Sydney après son expulsion des îles Fidji. [ABC]](http://www.abc.net.au/reslib/200911/r464877_2301511.jpg)







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