Le paludisme recule dans la ceinture mélanésienne
27/04/2010 11:14
Dimanche dernier, c’était la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. A cette occasion, Radio Australie a choisi de donner un coup de projecteur sur une réussite de la politique de prevention et de traitement.
Pendant des années, le Vanuatu, les Iles Salomon et la Papouasie Nouvelle Guinée se distinguaient par l’un taux de paludisme les plus élevés au monde.
Ce qui leur a valu le surnom de “Ceinture mélanésienne du paludisme”.
Or, entre 2003 et 2008, le Vanuatu a diminué son taux de paludisme, passant de 74 à 14 pour mille.
Aux Iles Salomon, le paludisme a reculé de plus de la moité, passant de 198 à 84 cas pour 1000 habitants.
Une quasi victoire, mais les différents types de paludisme ont la capacité de muter pour mieux s’installer dans notre corps.
Hélène Hoffman, de Radio Australie, a joint le Dr Lasse Vestegaard au bureau de l’OMC au Vanuatu:
La question, c’est: si nous éradiquons totalement le paludisme, est-ce que la population va perdre son immunisation naturelle contre le parasite?
Si nous relâchons notre vigilance, les jeunes générations risquent-elles d’être plus infectées?
En 20 ans de lutte contre le paludisme au Vanuatu, je ne constate pas d’augmentation des cas dans certaines classes d’âge.
Si les traitements continuent à être mis en place, il n’y a pas de souci à se faire. C’est gérable et réaliste.
Chaque année, 850 000 personnes meurent du paludisme dans le monde. Une statistique inacceptable, estime l’OMC, quand on sait que la distribution de moustiquaires réduirait de moitié la mortalité.











![Au Vanuatu et aux Îles Salomon, c'est le paludisme qui n'est pas en forme, pas les habitants. [ABC TV News]
Au Vanuatu et aux Îles Salomon, c'est le paludisme qui n'est pas en forme, pas les habitants. [ABC TV News]](http://www.abc.net.au/reslib/200903/r350048_1603629.jpg)







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