Le Pacifique sous surveillance de la FIJ
27/07/2010 10:26
Cette Fédération Internationale des Journalistes, avec le soutien de l’Union européenne et des Nations Unies, a décidé de lancer un nouveau projet dans le Pacifique. Objectif : veiller à défendre les droits des travailleurs de la presse dans la région.
Ce projet a été confié à une journaliste samoane, Cherelle Jackson, qui nous a expliqué son intention de sensibiliser la région aux problèmes des journalistes dans le Pacifique, notamment le harcèlement.
Cherelle Jackson estime que les droits des médias ont été négligés dans le Pacifique et que si la censure aux îles Fidji est une vive source d’inquiétude, Fidji n’est pas le seul pays problématique :
« Et bien vous avez Tonga. Tonga est un cas intéressant car même s’il y a des transgressions aux droits des médias là-bas, aux droits des journalistes, nous n’en entendons jamais parler car il n’y pas de système en place pour soulever ces questions. Et au Samoa, il y a des incidents tous les jours, vous savez, des menaces de mort aux journalistes. »
Le Samoa s’est déjà fait remarquer par la FIJ l’année dernière après plusieurs attaques contre des journalistes samoans chargés de traiter les affaires judicaires. La FIJ a appelé la population de cette nation polynésienne à respecter les journalistes et la liberté de la presse.
Selon l’Association des journalistes du Samoa occidental (JAWS), un caméraman et un reporter ont été agressés alors qu’ils couvraient le procès d’un dirigeant de l’Église à la Cour suprême d’Apia, la capitale. Les deux hommes ont été contraints de s’enfuir.
Deux autres journalistes ont été attaqués le jour suivant. La FIJ est donc venue prêter main forte à JAWS.
Concernant Tonga, le ministre de l’Information et des Communications, Eseta Fusitua, a immédiatement réagi aux allégations de Cherelle Jackson et a défendu les initiatives de son ministère pour modifier la législation et mieux contrôler la presse écrite.
Pour Eseta Fusitua, il s’agit de redresser les inégalités entre les différents médias : « Les normes que nous avons pour la télé et radiodiffusion sont des choses comme pas d’indécence, pas d’obscénités, pas de violence excessive, rien qui relève de la trahison, rien de séditieux. En d’autres termes, ces 5 ou 6 normes sont vraiment de base. »
Eseta Fusitua, ministre de l’Information et des Communications.











![Militaires fidjiens et notre correspondant Sean Dorney avant son expulsion. [AAP Image: Fiji Times] Militaires fidjiens et notre correspondant Sean Dorney avant son expulsion. [AAP Image: Fiji Times]](http://www.abc.net.au/reslib/200904/r359048_1654645.jpg)







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