L’année du dragon aux îles Salomon
25/01/2012 10:16
Lundi dernier, les Chinois de Chine et la diaspora chinoise à travers le monde, et en ce qui nous concerne dans les îles du Pacifique, ont célébré le nouvel an chinois.
Les communautés chinoises ont toujours joué un rôle important voire vital dans le développement des affaires et des économies des îles du Pacifique. Et cette année du dragon nous permet de donner un bref coup de projecteur sur la petite communauté chinoise des îles Salomon qui, elle aussi, a fêté son nouvel an.
Depuis combien de temps cette communauté est-elle aux îles Salomon. La réponse de Mathew Quan, le Président de l’Association chinoise des îles Salomon.
QUAN : « Ma famille elle-même est là depuis 1924, moi je fais partie de la troisième génération. Et il y a pas mal d’autres personnes qui sont ici de la troisième génération. En tout, je crois que la population chinoise est d’environ 2 000 personnes. Il y en avait plus avant mais avec les tensions qu’il y a eu ici. Des gens sont partis. Mais certains sont maintenant revenus. Donc elle se reconstruit lentement à nouveau. »
M. Quan fait allusion aux émeutes d’avril 2006 à Honiara. La nomination par les députés de l’Assemblée nationale de Snyder Rini au poste de Premier ministre est à l’origine des violentes émeutes qui ont pour ainsi dire rasé le quartier chinois de la capitale salomonaise, Honiara. M. Rini a plusieurs fois été accusé de faire le jeu des hommes d’affaires chinois.
Mathew Quan a parlé de troisième génération, est-ce que cette génération s’est bien intégrée dans la culture salomonaise ?
QUAN : « Je pense que les Chinois sont parmi ceux qui s’adaptent le mieux à travers le monde. Ils arrivent à trouver une niche dans n’importe quel marché. Ils arrivent à gagner leur vie, à élever une famille et à se tourner vers l’avenir. C’est un trait des Chinois. Et des gens continuent d’arriver et viennent chercher fortune. Ça a toujours fait partie de la culture chinoise. »
Quelles sont les raisons, selon Mathew Khan, pour lesquelles les populations océaniennes du Pacifique se retournent contre les communautés chinoises quand il y a un mouvement d’agitation sociale ? De la jalousie ? Est-ce que l’influence des communautés chinoises est perçue comme étant trop forte ?
QUAN : « Je pense que c’est probablement un peu de tout ça. Je pense que comme partout il doit y avoir des Chinois qui ne s’assimilent pas très bien aux gens ici, ce qui suscite un sentiment de frustration parmi les locaux, mais ils expriment cette frustration d’une manière que nous trouvons un peu rude. Mais c’est peut être la seule manière qu’ils connaissent. Mais je pense qu’avec un peu plus d’éducation et de déclarations des dirigeants locaux, les protestations pourraient être non violentes et moins physiques. C’est ce que nous disons à ceux qui comprennent ce que nous faisons ici pour que nous puissions changer cette situation et vivre ici avec moins d’inquiétudes au niveau de la sécurité. »
Mathew Quan, le Président de l’Association chinoise des îles Salomon.


















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