La frontière de Papouasie Nouvelle-Guinée serait une passoire
06/11/2009 09:02
Les services de l’immigration du pays ont reconnu ne pas disposer de ressources suffisantes pour empêcher des ressortissants étrangers d’entrer dans le pays, de prendre des emplois ou monter des affaires.
Des membres hauts placés de l’immigration ont déclaré devant une Commission d’enquête sur des émeutes anti-asiatiques survenues en mai dernier, qu’ils n’ont pas les effectifs requis, ni les fonds nécessaires pour mener à bien leur travail.
Les émeutes ont éclaté à la suite d’un rassemblement de protestation organisé par une organisation non-gouvernementale affirmant que des ressortissants étrangers s’installent illégalement en Papouasie Nouvelle-Guinée et prennent des emplois que les habitants locaux pourraient occuper.
La Commission d’enquête a également convoqué le Ministère des affaires étrangères pour qu’il explique pourquoi des visas d’entrée sont accordés à des milliers d’étrangers. Le Ministère a répondu que les 30 membres du personnel du service des visas ne sont pas en mesure de surveiller qui entre et qui sort du pays.
Selon le Post Courier, 15 000 ressortissants étrangers d’origine asiatique seraient en situation illégale en Papouasie Nouvelle-Guinée.
Le Vice-secrétaire de l’immigration, Elias Woaugu, indique que les clandestins utilisent trois méthodes pour entrer dans le pays : en restant dans le pays après expiration de leur visa, à bord de bateaux de transport de bois ou en versant des pots de vin au personnel de l’immigration.











![Des milliers de ressortissants étrangers d’origine asiatique travaillent illégalement ou montent des entreprises en Papouasie Nouvelle-Guinée. [Reuters: Aly Song] Des milliers de ressortissants étrangers d’origine asiatique travaillent illégalement ou montent des entreprises en Papouasie Nouvelle-Guinée. [Reuters: Aly Song]](http://www.abc.net.au/reslib/200708/r169824_636393.jpg)







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