Iles Salomons: des gardes-fous contre une exploitation minière immorale
14/06/2010 10:37
C’est ce que demande le Premier ministre de la province de Malaita, Richard Irosaea.
Après le boom de l’exploitation forestière, tous les espoirs de développement résident dans le sous-sol salomonais. Dans cinq ans il n’y aura en effet plus aucun arbre à couper. Ce qui en fait naturellement un thème central des élections, qui se tiendront aux Iles Salomons le mois prochain.
Richard Irosaea appelle les futurs dirigeants du pays à agir fermement pour éviter une exploitation minière sauvage. Il était interrogé par Pius Bonjui, du service papou de Radio Australie :
Les seuls qui sortent gagnants de ces années d’exploitation du bois, ce sont les compagnies d’exploitation forestière étrangères. Dans certains endroits, les dommages environnementaux qu’ils ont occasionnés sont irréversibles. Les compensations reçues par les propriétaires traditionnels sont trop maigres pour investir dans les centres urbains ou améliorer les infrastructures de leur village. C’est pourquoi je demande aux vainqueurs des élections générales du mois prochain de réviser la loi minière pour s’assurer que les propriétaires traditionnels soient dûment indemnisés. Les Iles Salomons ont l’une des biodiversités les plus riches du Pacifique, derrière la Papouasie Nouvelle Guinée. Et malheureusement, le gouvernement actuel n’a rien fait pour la protéger.
Aux Salomons, l’industrie minière en est actuellement à ses balbutiements. Le sous-sol est à la fois le moins exploré et le plus prometteur du Pacifique.



















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