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Il court, il court le Rémi en Australie

18/11/2011 08:45

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Plus de 800 kilometres dans les jambes pour ce jeune fraçais. [Rémi Camus].

Un pincement du tendon au niveau du tibia qui a nécessité des piqûres de cortisone, un empoisonnement alimentaire où l’on vomit sur le bord d’une route, crevaison des pneus de la remorque, l’aventure continue pour Rémi Camus qui a maintenant dépassé la ville d’Adélaïde en Australie du Sud.
Rémi Camus, jeune français de 26 ans parti de Melbourne le 16 octobre dernier, a maintenant parcouru plus de 800 kilomètres à raison de 50 kilomètres par jour en traînant une petite remorque, façon pousse-pousse. Il lui reste donc plus de 4 000 kilomètres à courir pour rejoindre Darwin tout au nord de l’Australie.

L’aventure continue et nous faisons le point régulièrement en sa compagnie :

Rémi Camus : « Je suis encore sur le long de la côte pour le moment. C’est vrai que le paysage ne change pas trop, mais les températures commencent à monter énormément. En plein soleil, on monte à 37, 38 degrés et c’est vrai qu’il commence à faire très chaud.
Pierre Riant : Tu dois donc être à une centaine ou cinquantaine de kilomètres d’Adélaïde ?

Rémi Camus : Oui tout à fait, je suis à peu près à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Adélaïde. Je pense arriver sur Port Augusta dans quatre jours à peu près. Dans quatre jours j’y suis et puis après, l’échauffement est terminé hein ! Va falloir traverser le désert.
Pierre Riant : Les premières communautés aborigènes sont à combien ?

Rémi Camus : On va dire dans les 1 500 kilomètres, j’ai donc un peu de route à faire avant d’y arriver. Mais avec la nouvelle remorque, j’ai changé les pneus et je pense que je devrais avoir moins de problème au niveau des crevaisons, vu que j’en ai eu deux déjà sur le parcours Melbourne-Adélaïde. Je pense que ça devrait être parfait pour aller jusqu’à Adélaïde.

Pierre Riant : Il n’y a pas eu également un problème d’empoisonnement alimentaire également ?

Rémi Camus : C’était tout au début quand j’étais à Port Campbell. J’ai dormi dans un ‘backpacker’ et j’ai chopé je ne sais pas quoi mais le lendemain j’ai dû courir jusqu’à 2 heures de l’après-midi et après je me suis mis sur les bas côté de la route. J’ai sorti le sac de couchage et je me suis dit que je ne pouvais plus [continuer]. J’étais vraiment sur le bord de la route et personne ne s’est arrêté pour savoir si j’étais en vie ou pas. Je me levais toutes les 10 minutes pour aller vomir parce que ça n’allait pas du tout mais personne ne s’est arrêté pour savoir si j’étais en vie. C’était un peu inquiétant quand même. »

Rémi Camus est en partenariat avec l’Association du Syndrome de L.O.W.E, présente en France et en Australie. Le syndrome de L.O.W.E est une maladie génétique et héréditaire qui ne touche que les garçons. Les enfants atteints souffrent de cataracte, d’insuffisance rénale et de troubles neurologiques graves.


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