Hawaï: «nous avons déjà détecté des substances radioactives»
30/06/2011 11:21
Les liquides radioactifs de Fukushima pourraient parcourir 4000 km dans l’Océan Pacifique d’ici un an, avant de toucher Hawaï d’ici 3 ans et les côtes américaines dans 5 ans.
Telles sont les prévisions de l’Agence Japonaise de l’Energie Atomique, qui ajoute que ces liquides ne seront plus dangereux quand ils arriveront, car ils auront été dilués dans l’océan.
Mais il n’y a pas que la radioactivité dans l’océan, n’oublions pas l’atmosphère, souligne Stanley Goosby, scientifique en chef au Pacific Disaster Centre (Centre de gestion des catastrophes naturelles du Pacifique), basé à Hawaï:
«On est très inquiets parce que depuis la catastrophe nous avons déjà constaté une contamination radioactive dans la nappe phréatique. Nous avons aussi détecté des substances radioactives dans les couches supérieures de l’atmosphère. Et on reçoit ça à Hawaï à cause de l’eau qui est utilisée pour refroidir les réacteurs. Avec la chaleur, l’eau se décompose en oxygène et en hydrogène. Et cet hydrogène radioactif est très très léger, il voyage loin dans l’atmosphère. Je vous rappelle qu’on a détecté de l’hydrogène radioactif au large des côtes californiennes!»
A Hawaï, Stanley Goosby garde les yeux rivés sur ses instruments de mesure:
«Notre principal souci, c’est la contamination de l’océan et des poissons et autres produits marins que nous mangeons. Et puis que va-t-il se passer quand les pluies ramèneront les substances radioactives de l’atmosphère dans les nappes phréatiques?»
Et encore, Hawaï dispose de tous les outils modernes pour identifier des contaminations radioactives. Mais il y a toutes ces petites îles du Pacifique qui n’on aucun moyen. Stanley Goosby:
«C’est une vraie gageure pour les îles peu peuplées, par exemple Niue avec ses 1700 habitants. Ces îles n’ont pas d’installations pour gérer une crise nucléaire, donc il serait bon que nous installions des capteurs sur ces îles pour mesurer les taux de radioactivité dans l’océan et sur un échantillon de poissons.»
Stanley Goosby interrogé depuis Hawaï par Cameron Wilson sur Radio Australie.
C.L.



















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