Fidji répond à ses détracteurs
16/02/2010 09:39
Les îles Fidji sont au nombre de 16 pays qui ce mois-ci sont soumis à L’Examen périodique universel (EPU).
Un mécanisme des Nations Unies qui permet à la Commission des droits de l’Homme à Genève d’examiner tous les quatre ans la situation des droits de l’Homme dans chacun des 192 pays membres de l’Organisation mondiale.
Les dépositions à l’encontre de l’administration par intérim issue du coup d’état militaire de 2006 se sont multipliées, avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande en première ligne, et le représentant fidjien permanent en Europe, Peceli Vocea, a contre-attaqué.
M. Vocea a souligné devant la Commission à Genève que les militaires fidjiens défendent les droits de l’Homme et la liberté d’expression mais qu’il est encore trop tôt pour lever la censure de la presse concernant des informations négatives, censure en place depuis maintenant 11 mois : « Les réglementations d’urgence posent certaines limites à ces droits pour des raisons de sécurité nationale ».
La plupart des pays qui participent à l’EPU, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ne semblent guère convaincus par les propos du représentant fidjien qui affirme que ces réglementations d’urgence ne sont pas permanentes.
Peceli Vocea a dressé un bilan positif de la situation sur place. Quand la Constitution a été abrogée, le Président de l’époque, Josefa Iloilo, a réclamé des élections pour septembre 2014. Les consultations sur la nouvelle Constitution vont débuter en septembre 2012, a-t-il précisé, et cette nouvelle Constitution, qui selon le Premier ministre provisoire Frank Bainimarama, ne sera pas basée sur des critères raciaux, devrait être prête et ouverte au débat public en septembre 2013.
Dans cette Constitution, a insisté le représentant fidjien, tout un chacun a droit à la liberté d’expression.














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