Fidji: les élections menacées
15/07/2010 10:54
Les élections démocratiques prévues en 2014 risquent d’être repoussées, prévient le Premier ministre par intérim fidjien, auteur d’un coup d’Etat en 2006. A qui la faute? Aux gouvernements australien et néo-zélandais, selon Franck Bainimarama. Sans une relation de confiance entre Fidji et les deux grands du Pacifique, les élections ne peuvent pas avoir lieu, estime-t-il.
S’exprimant sur Radio Tarana, le Premier ministre fidjien a affirmé que l’Australie abuse de son influence économique pour saborder l’économie de Fidji et ses bonnes relations – politiques et économiques- avec les pays voisins. Ce commentaire de Franck Bainimarama intervient après l’annulation du sommet du Groupe Mélanésien Fer de Lance qui devait avoir lieu à Fidji. Un sommet boycotté par la plupart des pays, le Vanuatu, les Iles Salomons et le Samoa en tête, inquiets de la nature peu démocratique du regime fidjien.
Pour Franck Bainimarama, la responsable de ce boycott n’est autre que l’ambassadrice australienne à Suva, Sarah Roberts. Sommée de quitter Fidji sous 24 heures, l’ambassadrice australienne est arrivée mercredi en Australie. Pour le Colonel Pio Tikoduadua, Secrétaire permanent du gouvernement fidjien, Franck Bainimarama a tout fait pour éviter cette crise diplomatique: «Cela fait des semaines que notre gouvernement lui demande de cesser son ingérence et celle de Canberra, pour saper le sommet du Groupe Mélanésien Fer de Lance organisé par Fidji. Mais nos mises en garde sont restées lettre morte!»
Le Ministre des Affaires étrangères australien, Stephen Smith, a déclaré que l’Australie ne cesserait pas d’encourager Fidji dans la voie des élections démocratiques.



















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