Femmes abandonnées au Vanuatu
16/12/2011 09:53
Jenny Ligo, responsable du Conseil National des Femmes du Vanuatu est excédée. Il n’est pas rare, dit-elle, que des expatriés travaillant au Vanuatu se marient ou se mettent en concubinage avec des femmes de l’archipel. Parfois des adolescentes.
Le séjour de ces hommes au Vanuatu, affirme-t-elle, est souvent de courte durée et ils rentrent ensuite dans leur pays en laissant derrière eux ces femmes et éventuellement les enfants nés de leurs relations.
JENNY LIGO : « Certains de ces hommes ont des femmes dans leur propre pays. Je ne dirai pas en Australie ou en Nouvelle-Zélande, mais en Asie, dans le Pacifique et dans d’autres pays. Et quand ils viennent ici, ils ont des relations avec des femmes mais seulement pour se satisfaire. Et c’est pour cela que c’est humiliant pour les femmes parce qu’elles sont jeunes et qu’elles veulent vivre et certaines se retrouvent enceintes à l’adolescence. Et au Vanuatu, je n’ai pas les chiffres sous la main, mais le nombre de grossesses adolescentes est à la hausse au Vanuatu. »
Mais que peut-on faire pour protéger ces femmes ou ces adolescentes qui ont pourtant des droits ? Jenny Ligo.
JENNY LIGO : « Nous allons essayer de voir si nous pouvons obtenir le soutien du gouvernement pour travailler sur une législation qui puisse protéger toutes les femmes et pas simplement les femmes vanuataises, mais aussi les femmes qui viennent d’autres pays parce que je pense que des femmes expatriées mariés avec des Vanuatais ont elles aussi ont des problèmes. »
Jenny Lingo nous a donné à ce propos un exemple édifiant. L’épouse du Père Walter Lini, un pasteur anglican et ancien Premier ministre considéré comme le père de l’indépendance du Vanuatu, est originaire des îles Salomon, et, selon Jenny Ligo, elle se serait retrouvée complètement délaissée après le décès de son époux.
JENNY LONGO : « En ce qui nous concerne, nous voulons qu’elle soit respectée et qu’elle soit traitée comme une Première dame dans l’Histoire du Vanuatu. Si vous venez ici, vous la verrez puisqu’elle est avec nous. Et quand des gens viennent ils sont choqués car ils ne pensaient pas qu’elle serait comme nous. Mais c’est la réalité, c’est comme ça. Et nous voulons vraiment qu’on lui fasse preuve de respect. »
Jenny Ligo, responsable du Conseil National des Femmes


















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