<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>24H dans le Pacifique</title>
	<atom:link href="http://24hdanslepacifique.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://24hdanslepacifique.com</link>
	<description>24H dans le Pacifique</description>
	<lastBuildDate>Mon, 06 Feb 2012 23:35:29 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.2.1</generator>
		<item>
		<title>Le Journal</title>
		<link>http://24hdanslepacifique.com/le-journal-371/</link>
		<comments>http://24hdanslepacifique.com/le-journal-371/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 23:35:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lafarguec7y</dc:creator>
				<category><![CDATA[1ère édition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://24hdanslepacifique.com/?p=14624</guid>
		<description><![CDATA[Lundi dernier fut jour de fête pour les femmes australiennes . Fair Works Australia, l&#8217;équivalent des prud’hommes français, leur a accordé l&#8217;égalité des salaires avec les hommes dans le secteur des services à la personne. Comme dans certains pays européens, les écarts de rémunération subsistent encore dans quelques secteurs. Mais la comparaison s&#8217;arrête là. Car [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lundi dernier fut jour de fête pour les femmes australiennes . Fair Works Australia, l&#8217;équivalent des prud’hommes français, leur a accordé l&#8217;égalité des salaires avec les hommes dans le secteur des services à la personne. Comme dans certains pays européens, les écarts de rémunération subsistent encore dans quelques secteurs. Mais la comparaison s&#8217;arrête là. Car contrairement aux pays européens, l&#8217;Australie a été une pionnière des droits politiques des femmes, à commencer par le droit de vote. En cette deuxième journée du Festival International du Film Documentaire Océanien donc, nous vous projetons &#8220;Utopia Girls&#8221;, les filles de l&#8217;utopie. Un véritable voyage en féminité, tant par le fond, que par la forme, étonnamment rafraîchissante pour un documentaire historique. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://24hdanslepacifique.com/le-journal-371/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>FIFO: &#8220;Utopia Girls&#8221;, les pionnières du droit de vote</title>
		<link>http://24hdanslepacifique.com/fifo-utopia-girls-les-pionnieres-du-droit-de-vote/</link>
		<comments>http://24hdanslepacifique.com/fifo-utopia-girls-les-pionnieres-du-droit-de-vote/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 23:30:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lafarguec7y</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://24hdanslepacifique.com/?p=14620</guid>
		<description><![CDATA[Caroline Dexter, Henrietta Dugdale, Vida Goldstein, Louise Lawson, Mary Lee. Cinq illustres inconnues qui ont permis aux Australiennes d&#8217;obtenir le droit de vote très tôt, en 1894. Dans l&#8217;histoire, seules les Néo-Zélandaises ont fait mieux. Lundi dernier fut jour de fête pour les femmes australiennes. Fair Works Australia, l&#8217;équivalent des prudhommes français, leur a accordé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Caroline Dexter, Henrietta Dugdale, Vida Goldstein, Louise Lawson, Mary Lee. Cinq illustres inconnues qui ont permis aux Australiennes d&#8217;obtenir le droit de vote très tôt, en 1894. Dans l&#8217;histoire, seules les Néo-Zélandaises ont fait mieux.</p>
<p><span id="more-14620"></span>Lundi dernier fut jour de fête pour les femmes australiennes. Fair Works Australia, l&#8217;équivalent des prudhommes français, leur a accordé l&#8217;égalité des salaires avec les hommes dans le secteur des services à la personne. Comme dans certains pays européens, les écarts de rémunération subsistent encore dans quelques secteurs.</p>
<p>Mais la comparaison s&#8217;arrête là. Car contrairement aux pays européens, l&#8217;Australie a été une pionnière des droits politiques des femmes, à commencer par le droit de vote. En cette deuxième journée du Festival International du Film Documentaire Océanien donc, nous vous projetons &#8220;Utopia Girls&#8221;, les filles de l&#8217;utopie. Un véritable voyage en féminité, tant par le fond, que par la forme, étonnamment rafraîchissante pour un documentaire historique.</p>
<p>Caroline Dexter, Henrietta Dugdale, Vida Goldstein, Louise Lawson, Mary Lee. Cinq illustres inconnues, cinq audacieuses, pionnières et combattantes, qui ont permis aux Australiennes d&#8217;obtenir le droit de vote très tôt, en 1894 dans l&#8217;Etat d&#8221;Australie du Sud. Il a ensuite été généralisé à tout le pays en 1901. Dans l&#8217;histoire, seules les Néo-Zélandaises ont fait mieux, obtenant l&#8217;accès total aux urnes en 1893. Les Suédoises, elles, ont bénéficié de ce droit dès le XVIIIème siècle, mais seulement partiellement. Quant aux Françaises, elles n&#8217;ont atteint leur majorité politique qu&#8217;en 1944.</p>
<p>Les Australiennes furent des pionnières, mais étrangement, la société australienne les a bien vite oubliées. Jasmin Tarasin est la réalisatrice d&#8217;&#8221;Utopia Girls&#8221;. Cette jeune femme moderne de 36 ans a fait une découverte quand l&#8217;historienne Clare Wright est venue lui demander de mettre son scénario en images. Jasmin Tarasin:</p>
<p><strong><em>«Je ne connaissais pas toute l&#8217;histoire, je savais juste que les Australiennes avaient obtenu très tôt le droit de vote, mais j&#8217;avoue que j&#8217;ai honte parce que je ne connaissais pas du tout les détails alors que c&#8217;est un chapitre très important de l&#8217;histoire australienne. Et en tant que femme australienne je pense que j&#8217;aurais du la connaître, cette histoire, mais j&#8217;ai découvert que mes amis n&#8217;en n&#8217;avaient pas non plus entendu parler. Et personne ne nous en a parlé à l&#8217;école, je me souviens juste qu&#8217;on a fait un cours sur les suffragettes anglaises, mais jamais sur les suffragettes australiennes. Donc ce fut une vraie révélation pour moi, c&#8217;est pour ça que j&#8217;étais ravie de réaliser le documentaire sur cette histoire importante.» </em></strong></p>
<p>En Australie, le combat pour le droit de vote aux femmes a commencé dès 1851 avec Caroline Dexter, qui a créé le scandale en portant le bloomer, une jupe-culotte bouffante. Elle crée un journal pour servir la cause, mais le journal s&#8217;est vite effondré.</p>
<p>Dans les années 1860, l&#8217;activiste Henrietta Dugdale prend le relais à Melbourne, soutenue cette fois-ci par un homme politique, George Higinbotham. En 1873, il présente le 1er projet de loi australien pour le vote des femmes, rejeté largement par le Parlement du Victoria. Le Premier ministre de l’État lui-même monte au créneau pour tourner en ridicule les femmes:</p>
<p><strong><em>«Malgré tout le respect que je porte à la gente féminine, j&#8217;estime que ces dames ont déjà suffisamment de devoirs charmants, sans qu&#8217;il soit besoin de leur accorder plus d&#8217;influence dans la société en leur demandant d&#8217;élire les députés. Le droit de vote mettra en péril le bonheur des foyers et le bon déroulement des élections si les femmes sont autorisées à se ruer aux urnes.»</em></strong></p>
<p>Le Premier ministre du Victoria est incarné par un comédien, en habit d&#8217;époque, dans une lumière sépia, et il s&#8217;adresse au spectateur droit dans les yeux pour le convaincre. Dans &#8220;Utopia Girls&#8221;, les cinq femmes et d&#8217;autres personnages clés du combat pour le droit de vote apparaissent de la même manière, ce qui dépoussière efficacement le documentaire historique.</p>
<p>En 1893, première victoire décisive, les femmes d&#8217;Australie du Sud gagnent leur droit de vote, suivies par l&#8217;Australie Occidentale en 1899. Et qui dit droit de vote, dit possibilité d&#8217;influencer le programme des dirigeants politiques et de gagner, petit à petit, d&#8217;autres droits, comme celui d&#8217;étudier à l&#8217;université, d&#8217;être financièrement indépendantes, d&#8217;obtenir la garde des enfants etc. Les cinq activistes d&#8217;&#8221;Utopia Girls&#8221; ont toutes un point commun: chacune a souffert dans sa vie de sa condition de femme. Jasmin Tarasin, la réalisatrice du documentaire:</p>
<p><strong><em>«Louisa Lawson a vécu des moments terribles avec son mari, même chose pour Henrietta Dugdale. Louisa était mariée à un ivrogne, il n&#8217;était jamais à la maison, et quand il rentrait il la battait. Quant à Henrietta, elle a perdu quasiment toute sa fortune quand elle a osé demander le divorce, parce que la loi stipulait à l&#8217;époque que le mari garde tout, même la dot ou l&#8217;héritage reçu par sa femme. C&#8217;était ridicule, révoltant! Ceci dit, plus de la moitié de ces suffragettes ont lutté pour le droit de vote avant tout par passion de la justice, pas par haine des hommes. C&#8217;est avant tout une histoire de justice et d&#8217;égalité.»</em> </strong></p>
<p>Et il faudra la création de la Fédération australienne en 1901, qui a regroupé les six États, pour que toutes les Australiennes aient le droit de se rendre aux urnes. Toutes sauf les femmes aborigènes, exclues in extremis du dispositif après avoir bénéficié du droit de vote, comme les autres, en Australie du Sud, pendant près de 10 ans. Retour en arrière, il faudra attendre 1962 pour qu&#8217;elles puissent voter à une élection fédérale.</p>
<p>&#8220;Utopia Girls&#8221; pourrait vite se transformer en docu historique roboratif, mais c&#8217;était sans compter sur le regard très frais de Jasmin Tarasin, la réalisatrice, qui a entre autres utilisé les illustrations et bordures de livres et journaux du XIXème pour donner une richesse visuelle toute féminine au film. Jasmin Tarasin:</p>
<p><strong><em>«La majeure partie des archives photos qui nous sont parvenues de cette époque, ce sont des photos d&#8217;identité judiciaires, des photos de délinquants donc. J&#8217;ai donc travaillé à partir du livre de photos &#8220;La ville des ombres&#8221;, qui regroupe toutes les photos d&#8217;identité judiciaire des prisonniers de Sydney. Je me suis inspirée de la palette de couleurs, du ton et du grain de ces photos du XIXème pour mettre en image le documentaire. A l&#8217;époque la vie était difficile, c&#8217;était un combat, certaines de ces femmes sont arrivées en Australie au moment de la ruée vers l&#8217;or, d&#8217;autres ont eu beaucoup d&#8217;enfants, le climat et la géographie étaient très rudes, donc pour moi cette époque évoque une ambiance lourde, dure, mélancolique, c&#8217;est ce que j&#8217;ai voulu faire passer à l&#8217;image avec ces couleurs et ce grain.» </em></strong></p>
<p>Objectif atteint. &#8220;Utopia Girls&#8221; a de quoi inspirer les femmes des 23 pays de la planète qui sont privées du droit de vote et redonner de l&#8217;énergie à celles, dans le Pacifique, qui se battent pour la représentation des femmes au Parlement.</p>
<p>24 heures dans le Pacifique reste à Papeete jusqu&#8217;à la fin de la semaine. Rendez-vous demain même heure, même endroit, sous le banian de la Maison de la Culture de Papeete.</p>
<p>C.L.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://24hdanslepacifique.com/fifo-utopia-girls-les-pionnieres-du-droit-de-vote/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Journal</title>
		<link>http://24hdanslepacifique.com/le-journal-370/</link>
		<comments>http://24hdanslepacifique.com/le-journal-370/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 23:35:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lafarguec7y</dc:creator>
				<category><![CDATA[1ère édition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://24hdanslepacifique.com/?p=14617</guid>
		<description><![CDATA[Toute cette semaine, &#8220;24 heures dans le Pacifique&#8221; se délocalise à Papeete pour la neuvième édition du FIFO, qui s&#8217;est ouverte ce matin à la Maison de la Culture de Tahiti. Pendant une semaine, le Festival International du Film Documentaire Océanien nous transportera dans les cultures du Pacifique, même si plus peut-être que les années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toute cette semaine, &#8220;24 heures dans le Pacifique&#8221; se délocalise à Papeete pour la neuvième édition du FIFO, qui s&#8217;est ouverte ce matin à la Maison de la Culture de Tahiti. Pendant une semaine, le Festival International du Film Documentaire Océanien nous transportera dans les cultures du Pacifique, même si plus peut-être que les années précédentes, où nous avions des films hawaïens et mêmes papous, ce sont toujours les gros pays qui dominent la compétition. Sur les 17 films sélectionnés en compétition, un calédonien, deux polynésiens et deux français, 4 néo-zélandais et 8 sont australiens. Parmi eux un documentaire qui nous offre une plongée de 2h dans l&#8217;Australie profonde, j&#8217;ai nommé &#8220;Outback Fight Club&#8221;. Chaussez vos gants, ça va cogner. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://24hdanslepacifique.com/le-journal-370/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>&#8220;Outback Fight Club&#8221;, docu coup de poing sur l&#8217;Australie rurale</title>
		<link>http://24hdanslepacifique.com/outback-fight-club-docu-coup-de-poing-sur-laustralie-rurale/</link>
		<comments>http://24hdanslepacifique.com/outback-fight-club-docu-coup-de-poing-sur-laustralie-rurale/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 23:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lafarguec7y</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://24hdanslepacifique.com/?p=14610</guid>
		<description><![CDATA[Toute cette semaine, &#8220;24 heures dans le Pacifique&#8221; se délocalise à Papeete pour la 9ème édition du FIFO, le Festival International du Film Documentaire Océanien. Ce FIFO nous transportera dans les cultures du Pacifique, même si plus peut-être que les années précédentes, où nous avions des films hawaïens et mêmes papous, ce sont toujours les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toute cette semaine, &#8220;24 heures dans le Pacifique&#8221; se délocalise à Papeete pour la 9ème édition du FIFO, le Festival International du Film Documentaire Océanien.</p>
<p><span id="more-14610"></span>Ce FIFO nous transportera dans les cultures du Pacifique, même si plus peut-être que les années précédentes, où nous avions des films hawaïens et mêmes papous, ce sont toujours les gros pays qui dominent la compétition. Sur les 17 films sélectionnés en compétition: un calédonien, deux polynésiens, deux français, 4 néo-zélandais et 8 sont australiens.</p>
<p>Parmi eux, un documentaire qui nous offre une plongée de 2h dans l&#8217;Australie profonde, j&#8217;ai nommé &#8220;Outback Fight Club&#8221;. Chaussez vos gants, ça va cogner.</p>
<p>Nous sommes à Cracow, à 500 kilomètres au nord-ouest de Brisbane, la capitale du Queensland. Ce hameau de 200 habitants a des allures de village fantôme depuis la fermeture de la mine d&#8217;or. Sur une estrade, une vingtaine de boxeurs, hommes et femmes, en peignoir de satin rouge. Face à eux, quelques dizaines de trognes réjouies, pleines de bière et/ou d&#8217;envie d&#8217;en découdre.</p>
<p>C&#8217;est David contre Goliath, version Outback. Tout un chacun peut défier l&#8217;un de ces boxeurs aguerris. Si l&#8217;amateur en sort vainqueur, et cela arrive, il empoche sa mise, sinon l&#8217;argent revient à la troupe de Fred Brophy. A 60 ans passés, il est le dernier organisateur au monde de ces combats de boxe sous chapiteau. Pas de casque, pas de ring, pas de médecin. C&#8217;est bien pour ça que la boxe sous chapiteau est interdite aux États-Unis comme en Grande-Bretagne, où elle a été inventée.</p>
<p>Un milieu confidentiel donc et assez fermé aux médias. Paul Scott, le réalisateur, a mis du temps à amadouer la troupe de Fred Brophy. On écoute Isabel Perez, la productrice d&#8217;&#8221;Outback Fight Club&#8221;, installée à Sydney:</p>
<p><strong><em>«Je dois bien dire que la mentalité est très différente, parce qu&#8217;ils ne font pas confiance aux gens de la ville, ils pensent que nous sommes là pour faire de l&#8217;argent sur leur dos. Ils nous voient comme des privilégiés, des gens pénétrés de leur importance, et à qui tout est du. Donc c&#8217;est très dur de se faire accepter dans ce monde. Nous avons passé beaucoup de temps avec eux avant de gagner leur confiance. C&#8217;est aussi parce que la plupart de ces boxeurs sont des abîmés de la vie. Du coup moins moi que Paul et l&#8217;équipe de tournage, nous avons partagé leur quotidien, nous avons mangé avec eux, bu avec eux, et même dormi avec eux, Paul a du partager une tente avec eux!» </em></strong></p>
<p>Paul Scott a tourné des heures sous ce chapiteau, se consacrant au parcours, aux ressentis et à la combativité de ces boxeurs de cirque. Derrière ces combats parfois grandguignolesques, le réalisateur australien est allé gratter là où ça fait mal. Car le cliché est vrai, la vie dans l&#8217;Outback est pour le moins rugueuse.</p>
<p>Ruptures familiales, pauvreté, isolement, violence domestique… et catharsis, un week-end par an quand la troupe de Fred Brophy passe au village. Un événement forcément très attendu. Et qui d&#8217;après Fred fait partie intégrante de l&#8217;identité australienne. Explications avec Isabel Perez, australienne éduquée de la grande ville, qui a vécu un choc en arrivant dans l&#8217;Outback du Queensland:</p>
<p><strong><em>«Vous êtes cerné par le désert, il n&#8217;y a rien autour de vous, et rien que ça, ça endurcit les gens. Vous survivez ou vous mourrez, c&#8217;est aussi simple que ça. Il n&#8217;y a pas grand chose d&#8217;autre à faire dans ce coin de la planète de toute façon. Donc vous comprenez pourquoi les loisirs, c&#8217;est la boisson et la bagarre. Tenez, Joe, il boit avant et pendant ses combats! Le pire ce sont les hommes, il s&#8217;ennuient, ils n&#8217;ont pas grand chose à faire, alors ils boivent et s&#8217;exposent à toute une série de malheurs, et ça, ça change un homme! Et je pense que c&#8217;est très enraciné dans l&#8217;identité et l&#8217;histoire australienne. Nous avons d&#8217;abord été une colonie pénitentiaire, c&#8217;était un pays très dur. Les colons européens n&#8217;ont pas trouvé ici de grasses prairies avec des moutons et des vaches! Il n&#8217;y avait rien ici. Donc je pense que la boxe sous chapiteau est un héritage de cette histoire australienne.»</em></strong></p>
<p>Et aujourd&#8217;hui, ce sont le Dernier des Mohicans, le Cow-Boy ou encore la Salope qui perpétuent cette histoire. Chacun a son nom de scène. Cette Salope- the Bitch en anglais- a la petite vingtaine et une rage incandescente contractée dans une famille violente. Elle se bat depuis l&#8217;âge de 13 ans et elle a enfin trouvé un job qui lui permet de le faire dans un environnement codifié, contrôlé, où elle ne risque pas d&#8217;administrer le coup de trop, le coup fatal. The Bitch:</p>
<p><strong><em>«Je me sentais bien après, je sais que c&#8217;est horrible, mais après avoir tabassé quelqu&#8217;un je me sentais super bien c&#8217;est triste, mais c&#8217;est la vérité!» </em></strong></p>
<p>Les boxeurs de Fred Brophy reviennent tous de loin. Joe, une montagne ventripotente à la voix caverneuse, a évité la prison grâce à ce job. Son frère aîné a tué un homme avant d&#8217;être à son tour assassiné. Alors tous les week-ends sous le chapiteau, Joe évacue sa vieille colère et sa détresse:</p>
<p><strong><em>«Le combat était vraiment dur, mon adversaire était doué. je ne sentais pas la douleur sous ses coups, et puis y a rien à faire, je suis devenu trop excité et je ne pensais qu&#8217;à une chose: laminer ce gars.»</em></strong><br />
<em><br />
</em>Isabel Perez, la productrice d&#8217;&#8221;Outback Fight Club&#8221;:<strong><em> «Nous avons voulu entrer dans la tête des boxeurs, comprendre pourquoi ils se battent, ce qu&#8217;ils ressentent quand ils se battent, etc. Donc Paul les interviewait juste après leurs combats, leur demandant comment ils se sentaient à tel moment précis. Ce qui nous permet de comprendre ce qui se passe dans leur tête quand ils combattent. Et on l&#8217;a monté en voix off sur les images des combats. Et c&#8217;est le coup de génie de Paul, il a fait beaucoup de recherches sur le mental des boxeurs, c&#8217;était le plus grand défi du film, de savoir ce qui se passe en eux quand ils se battent.» </em></strong></p>
<p>Les portraits de la Salope et de Joe sont sans aucun doute la grande réussite de ce documentaire de 2 heures, par ailleurs parfois un peu long et répétitif. Mais le sujet est tellement fort qu&#8217;on passe outre cette faiblesse de montage.</p>
<p>C.L.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://24hdanslepacifique.com/outback-fight-club-docu-coup-de-poing-sur-laustralie-rurale/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Flash Info</title>
		<link>http://24hdanslepacifique.com/le-flash-info-359/</link>
		<comments>http://24hdanslepacifique.com/le-flash-info-359/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 00:38:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lafarguec7y</dc:creator>
				<category><![CDATA[2ème édition]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://24hdanslepacifique.com/?p=14607</guid>
		<description><![CDATA[Le nord est de l’Australie sous l’eau Une nouvelle tragédie de la migration en Malaisie. En Australie l’heure est aux suppressions d’emplois. En Papouasie Nouvelle-Guinée, c’est reparti pour un tour: Le Premier ministre a de nouveau suspendu le Président de la Cour Suprême, Salamo Injia. Une solution éléphantesque pour le bush australien La montée des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le nord est de l’Australie sous l’eau</p>
<p>Une nouvelle tragédie de la migration en Malaisie.</p>
<p>En Australie l’heure est aux suppressions d’emplois.</p>
<p>En Papouasie Nouvelle-Guinée, c’est reparti pour un tour: Le Premier ministre a de nouveau suspendu le Président de la Cour Suprême, Salamo Injia.</p>
<p>Une solution éléphantesque pour le bush australien</p>
<p>La montée des eaux menace des villages aux îles Salomon</p>
<p>Tonga: un mariage très, trop familial</p>
<p>Un patron australien généreux</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://24hdanslepacifique.com/le-flash-info-359/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

