DES ENFANTS SE PROSTITUENT AUX ÎLES FIDJI
24/12/2010 09:03
Selon une toute récente étude de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) plus de 500 enfants fidjiens sont impliqués dans des formes les plus intolérables du travail : 109 d’entre eux, des mineurs, sont dans la prostitution et certains sont âgés de 10 ans.
109 enfants prostitués ont répondu aux questions posées à l’occasion d’une étude commanditée par l’OIT et rendue publique à Suva, la capitale fidjienne.
L’une d’entre elles, une jeune fille de 15 ans, raconte qu’elle habite dans un camp de squatteurs et qu’elle a commencé à se prostituer pour répondre à ses besoins matériels. Ses parents n’ont aucune idée de ce qu’elle fait pour gagner de l’argent, une cinquantaine de dollars australiens par semaine.
Nous avons pu parler à Marie Fatiaki, coordinatrice à l’OIT, d’un projet visant à réduire l’exploitation des enfants à travers un programme d’éducation.
Nous lui avons demandé, si les enfants se prostituaient comme cette jeune fille de 15 ans en cachette de ses parents et si d’autres subissaient des contraintes de la part de la famille ?
« La plupart du temps, cette étude a révélé que c’était, mais je ne sais pas si ce terme est vraiment approprié, que c’était par choix que les enfants faisait ce genre de travail. Nous avons aussi trouvé la participation des parents et de la famille élargie en termes de réseau. Certains parents, grands-parents et membres de la famille élargie collectent également de l’argent des enfants qui ont des relations sexuelles commerciales. »
Est-ce que des pressions socio-économiques sont exercées sur des enfants qui se livrent à la prostitution ?
« Oui, l’une des principales raisons derrière les enfants qui s’adonnent au sexe commercial, reste des difficultés financières à la maison et les parents qui les négligent ainsi que les ruptures familiales. Ce sont les deux raisons clé de la participation des enfants dans la prostitution. Les pressions de l’entourage sont une troisième raison. »
Est-ce que cette activité est prolifique à travers l’archipel ?
« Et bien nous avons simplement interviewé 109 enfants sur l’ensemble de la population et nous avons fait ça en un mois. Les agences sur le terrain pensent donc que si l’étude avait duré plus d’un mois, nous aurions pu interviewer davantage d’enfants. C’est l’impression que nous avons à ce stade. »
Triste situation pour ses enfants, nous confiera Marie Fatiaki, qui parfois se font battre par leurs clients, touristes étrangers ou membres et proches de la famille élargie, ou alors par la police quand ils se font attraper…















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