Coupe du Monde de rugby: on ne plaisante pas avec le haka
22/09/2011 11:05
«Pour moi, il y a trop de Haka dans l’air, a déclaré Peter de Villiers, l’entraîneur des Springboks sud-africains, dans le quotidien néo-zélandais “The Dominion Post” samedi dernier. Avant de poursuivre: «C’est unique, et selon moi, il perd de sa force. Mais c’est juste mon avis.»
Car le haka n’est plus uniquement pratiqué avant les matchs des All Blacks comme c’est la tradition depuis 1905. Depuis le début du Mondial de rugby, les fans de rugby se regroupent pour exécuter des “flash haka” dans les parcs, centres commerciaux ou même dans la rue, à travers toute la Nouvelle-Zélande.
Le chef maori Peter Love, l’un des administrateurs des terres maories de Wellington, au micro de Campbell Cooney sur Radio Australie:
«On n’est pas dans un spectacle de Broadway. Ce sont des matchs de rugby! Les tribus maories qui l’interprètent traditionnellement ont accordé aux All Blacks la permission de s’en servir. Et le haka appartient à la culture maorie et franchement, normalement seuls les Maoris devraient avoir le droit de l’interpréter. C’est pour ça que j’aimerais que le haka ne soit interprété que par les rugbymen, même si je vous rappelle que les All Blacks ne sont pas tous Maoris, il y a aussi beaucoup de Pakeha dans l’équipe.»
Les Pakehas, autrement dit les Néo-Zélandais descendant des colons européens. Malcolm Mulholland, un Maori historien du rugby, estime quant à lui que le haka fait une publicité positive à la culture maorie dans le monde entier.
C.L.


















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