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CHRISTCHURCH EN RUINES

23/02/2011 10:11

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Évacuation du centre-ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Mardi 22 février, midi, l’heure de pointe dans cette ville néo-zélandaise déjà frappée par une violente secousse en septembre 2010. À 12h51, un premier séisme sème le chaos dans la troisième ville du pays.
Notre collègue Emma Pollard, journaliste de l’ABC, est sur place quand le séisme de 6,3 sur l’échelle de Richter a frappé. Elle était dans la rue, au pied d’un bâtiment, et nous immédiatement appelé : « D’où je suis, je vois des gens coincés dans des bâtiments. Des escaliers se sont effondrés et ils ne peuvent pas descendre. Dans la rue, tout le monde est complètement sous le choc. »

C’est l’heure du déjeuner, des façades s’écroulent sur des passants et des voitures, des conduites de gaz explosent, des incendies se déclarent, l’électricité est coupée, les appels par téléphones portables sont difficiles. Dans les heures qui suivent la première secousse, 12 répliques sont enregistrées, certaines atteignent 5,9 sur l’échelle de Richter.

Dans la peur et la confusion, des milliers de personnes marchent dans les débris, nombreux sont celles qui recherchent des proches où des collègues de travail dans les décombres.

Une femme résume la confusion : « Non je ne suis pas OK parce que je ne sais pas ce qui se passe du côté de Heathcote où se trouvent mes enfants. C’est donc vraiment effrayant car nous ne pouvons pas aller là-bas parce que les routes sont bloquées. C’est dément. Tout devient de plus en plus fou de ce côté de la ville parce que les gens veulent aller de l’autre côté. »

En milieu d’après midi, le Premier ministre néo-zélandais John Key, est dans la rue et annonce un premier bilan : « Le nombre que j’ai pour l’instant est de 65 morts mais cela devrait augmenter. C’est une tragédie absolue pour cette ville de Nouvelle-Zélande et pour tous ceux que nous aimons. »

Des centaines de personnes sont à ce stade portées disparues ou prisonnières des décombres.

L’évacuation du centre-ville est ordonnée et les secours s’organisent très rapidement avec l’aide des habitants. La ville est à cours d’ambulances, des particuliers mettent leur véhicule à disposition.

La nuit, les températures sont descendues à environ 10 degrés, la pluie s’est mise à tomber et des milliers de personnes ont attendu le matin dans des centres d’hébergement improvisés.

L’état d’urgence a été imposé pour une durée minimale de 5 jours.

Les services de recherches et de sauvetage, des soldats et des bénévoles ont travaillé toute la nuit sous des projecteurs pour retrouver des survivants ; des personnes prisonnières des décombres ou coincés dans des bâtiments ont guidé leurs sauveteurs en envoyant des sms. 30 personnes ont pu être secourues durant la nuit.

Des équipes de secours de tout le pays ont ensuite convergé vers Christchurch, au centre de la côte Est de l’île du Sud.

Des survivants continuent à être tirés des décombres, 120 ont été retrouvés jusqu’à présent. Certains avec quelques égratignures, d’autres ont dû être amputés. Une centaine d’autres personnes sont toujours prisonnières et si le bilan des victimes reste à 65 ce matin, la police indique que ce bilan pourrait lourdement s’aggraver. Ce matin vers 7 heures, 100 personnes étaient toujours portées disparues.


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