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Christchurch: une voix sous les décombres de la Sainte Chapelle

24/02/2011 11:02

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Les secouristes recherchent des disparus dans les décombres de l'immeuble de la Canterbury TV, dans le centre-ville de Christchurch. (Reuters: Kyodo)

A Christchurch, les heures passent et avec elles, l’espoir de retrouver des gens vivants. Une bonne nouvelle cependant, jeudi matin les secouristes ont entendu la voix d’une personne coincée sous les ruines de la Sainte Chapelle tout près de la Cathédrale de Christchurch.

Son sauvetage sera extrêmement lent, préviennent les secouristes. Jeudi matin, le bilan de ce séisme d’une magnitude 6.3 s’établit toujours à 75 morts et quelque 300 disparus. Mais le bilan va s’alourdir. Ce matin, le Premier ministre néo-zélandais John Key s’est montré assez pessimiste: «Les sauveteurs disent ce matin qu’ils ont plus de chances de retrouver des corps que des survivants

Hier, les sauveteurs se sont concentrés principalement sur l’immeuble de Canterbury TV, sous lequel on estime que 50 personnes ont été ensevelies. Certaines sont peut-être vivantes, dit la police, mais la probabilité est assez faible, en raison de la montagne de débris qui les recouvre et de l’incendie provoqué par le séisme.

Parmi les habitants, il y a aussi les chanceux. C’est le cas de Craig Scorgie, 48 ans, joint hier par la rédaction française de Radio Australie. Il réparait une pompe dans une usine de traitement des eaux usées, dans le centre de Christchurch, mais pas à proximité des grands immeubles. Il s’en est sorti sans une égratignure, de même que sa famille et ses proches les plus intimes. Mais il est sans nouvelles de deux de ses connaissances. Craig Scorgie:

«La plus grande différence entre ce séisme et celui de septembre dernier, c’est que cette fois-ci tout le monde connaîtra quelqu’un qui est mort dans la catastrophe. Alors qu’en septembre il n’y a pas eu de victime. C’est ça le plus dur. Et puis aussi, la vie venait seulement de reprendre son cours normal, et voilà un nouveau séisme. Nous sommes épuisés nerveusement, on a eu 20 répliques dans les 24 heures suivant le séisme. Impossible de dormir, ma maison tremble en permanence, à chaque réplique on se demande si ça va être un gros tremblement de terre. Et ça va continuer pendant au moins 6 mois. A la fin de cette semaine tout le monde aura l’impression d’être en jet-lag. C’est une fatigue émotionnelle très dure à supporter.»

Craig Scorgie, habitant de Christchurch, se terre dans sa maison avec ses proches, une maison épargnée, à deux grandes fissures près. Il s’inquiète pour l’approvisionnement en eau:

«J’ai réussi à pomper 40 litres d’eau en rentrant juste après le séisme, nous avions encore de l’eau dans les conduites. On a aussi récupéré l’eau de pluie qui est tombée hier. C’est notre préoccupation principale pour le moment, s’assurer que nous avons assez d’eau potable, quoique le vrai problème, c’est plutôt de se débarrasser des eaux usées, on nous conseille de ne pas prendre de douche et de ne pas tirer la chasse d’eau. Ça rend les choses un peu délicates!»

La reconstruction de Christchurch pourrait coûter 12 milliards de dollars australiens.


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