Actualités > Brèves du Pacifique - 27/10/2011

Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 27/10/2011

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Des combattants sécessionnistes bougainvillais. La guerre civile a fait 15 000 morts entre 1989 et 1997. (Ben Bohane, The Australian)

Un précédent historique aux États-Unis- Mercredi, les juges ont accepté d’instruire la plainte des propriétaires coutumiers de la mine de cuivre de Panguna, située sur Bougainville, en Papouasie Nouvelle-Guinée. Ils accusent le géant minier Rio Tinto de crimes de guerre et de génocide.

Ça s’est passé pendant la guerre séparatiste de Bougainville entre 1989 et 2000. L’ex-Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée, Michael Somare, a témoigné officiellement devant la justice en 2001. Il affirme que c’est Rio Tinto qui a convaincu l’Etat papou de s’engager dans cette guerre. Selon lui, le gouvernement papou ne pouvait rien refuser à Rio Tinto, étant donné le poids du géant minier dans l’économie du pays. Rio Tinto aurait lui-même fourni à la police et à l’armée papoue des hélicoptères de combat, des pilotes, de l’essence et des baraquements pour les soldats. Le procès américain de Rio Tinto était en suspens depuis 2000. Il faut dire qu’il est peu commun. Les avocats des propriétaires coutumiers ont estimé qu’ils ne pouvaient pas compter sur l’impartialité de la justice de Papouasie Nouvelle Guinée. Ils ont donc saisi la justice américaine au titre de l’Alien Torts Act. Cette loi de 1789 permet à toute victime d’une violation grave des droits de l’homme de chercher réparation à travers une procédure civile devant les tribunaux américains. Et ce, alors qu’aucune des deux parties n’est américaine et que la violation a eu lieu à l’étranger. Depuis le début, Rio Tinto a multiplié les procédures, arguant du fait que cet Alien Torts Act ne serait valable que pour les procès impliquant des personnes physiques, pas des personnes morales.

La Chambre de Commerce australo-fidjienne condamne l’appel au boycott de Fidji- La semaine dernière, le Conseil Australien des Syndicats des Transports a lancé une campagne médiatique pour inciter les -Australiens à ne plus prendre leurs vacances low-cost à Fidji et à ne pas consommer fidjien. Pour Franck Yourn, le président de la chambre de commerce australo-fidjienne, cet appel au boycott met en danger les emplois des Fidjiens. Et à Fidji, il n’y a pas de sécurité sociale, souligne-t-il sur Radio Australie. L’appel au boycott est lié au décret sur les droits du travail et syndicaux passé en septembre par le gouvernement de Franck Bainimarama, un décret jugé répressif par les syndicats australiens. Acheter fidjien, selon eux, c’est cautionner la répression des travailleurs.

Samoa Américain: la grogne des chefs de l’île d’Aunuu- Ils ont lancé une pétition à l’agence américaine en charge de l’étude de l’océan et de l’atmosphère. Car ils s’opposent à l’extension de l’aire marine protégée de Fagatele Bay. L’agence américaine veut inclure cinq nouveaux récifs et une zone de 10 km carrés autour d’Aunuu. Sur la radio néo-zélandaise internationale, le chef Kitara Vaeau a expliqué son opposition. Il estime que lui et les siens n’auraient tout simplement plus le droit de pêcher autour de leur propre île si le projet est mis à exécution. Les habitants ont jusqu’au 6 janvier pour soumettre leur pétition aux autorités américaines.

Les Iles Marshall en proie à une épidémie de dengue- C’est une première. 11 Marshallais ont été officiellement infectés par piqûres de moustiques, mais le nombre de cas aurait bien augmenté, peut-être 30 ou 40 selon Giff Johnson, le correspondant de Radio Australie aux Iles Marshall. Le Ministère de la Santé a lancé une campagne d’information, demandant aux habitants d’assainir les étendues d’eau stagnante et autres endroits privilégiés par les moustiques pour pondre leurs larves.

Papouasie: Freeport déclare l’état de force majeure- Le géant minier américain fait face à une grève dure depuis le 15 septembre dans son immense mine d’or et de cuivre de Grasberg, dans la province indonésienne de Papouasie. En déclarant l’état de force majeure, Freeport se couvre légalement et ne peut pas être inquiété par ses clients. La compagnie minière n’arrive en effet pas à assurer toutes ses livraisons contractuelles. 8000 mineurs selon les syndicats, 500 selon Freeport, poursuivent leur grève pour des augmentations de salaires. La semaine dernière Freeport a du suspendre sa production pendant quelques heures après le sabotage d’un pipeline.

Premières gouttes à Tokelau- Enfin la pluie est arrivée sur l’archipel mercredi. Cela ne signifie pas pour autant la fin de la sécheresse - il faudra un peu plus de temps, mais le gouvernement a levé l’état d’urgence sur les trois atolls. En attendant que les réservoirs se remplissent, le gouvernement recommande toujours aux habitants de se rationner en eau.

C.L.


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