Brèves du Pacifique - 04/08/2011
Australie: 10 heures avec une bombe autour du cou- C’est ce qui est arrivé à une riche héritière de 18 ans à Sydney. Un homme encagoulé à fait irruption à son domicile, lui a attaché une bombe, a laissé un mot pour exiger de l’argent en échange du désamorçage de la bombe, puis s’en est allé.
Madeleine Pulver a aussitôt appelé la police, c’était mercredi en début d’après-midi. Il a fallu 10 heures aux démineurs australiens pour retirer l’engin en toute sécurité. Mais la bombe étant très sophistiquée, la police australienne a du appeler des experts de l’armée britannique pour désamorcer la bombe. Ironie de l’histoire, il s’agissait d’un leurre, l’engin ne contenait pas d’explosif.
Australie: Moti une nouvelle fois devant la justice- La Haute-Cour examine à nouveau le cas Moti cette semaine. Les avocats de Julian Moti accusent les autorités australiennes de collusion avec le gouvernement salomonais. En décembre 2007, le gouvernement australien de l’époque a demandé aux Iles Salomon d’extrader l’avocat australien d’origine indo-fidjienne, accusé d’agression sexuelle sur une mineure de 13 ans. Le gouvernement salomonais a extradé Julian Moti trois jours après. Les avocats de Julian Moti affirment que l’Australie n’a pas respecté la procédure de demande d’extradition en faisant pression sur le gouvernement salomonais. Ils affirment que ce n’était pas une extradition, mais un «enlèvement». Rappelons que dans cette affaire très complexe, l’Australie est accusée par le père de la présumée victime d’avoir monté l’affaire en épingle pour écarter Julian Moti du pouvoir - il était alors Attorney General des Iles Salomon, et un opposant notoire à la présence de la RAMSI, sous commandement australien. Et le père de la présumée victime, Ariipaea Salmon, a aussi dit dans une interview que sa fille avait fait de fausses accusations. La famille Salmon a reçu 150 000 dollars du gouvernement australien, officiellement pour pourvoir à ses besoins pendant la durée de l’instruction.
Papouasie Nouvelle-Guinée: la lutte pour le pouvoir n’est pas terminée- Peter O’Neil s’est fait élire Premier ministre par le Parlement mardi après-midi. Mais l’ex Premier ministre par intérim, Sam Abal, n’accepte pas son renversement. Un certain nombre des députés de l’ancienne majorité et de l’oppposition se sont alliés pour faire tomber son gouvernement, car ils estimaient qu’il y avait vacance du pouvoir. Sam Abal assurait en effet l’intérim depuis des mois alors que le Premier ministre en titre, Sir Michael Somare, est en convalescence après une opération du coeur. Sam Abal affirme qu’il n’y avait pas vacance du pouvoir et que le Speaker du Parlement a «détourné la loi et commis un acte illégal» en autorisant l’élection de Peter O’Neil mardi. Sam Abal annonce qu’il va porter l’affaire devant la justice. De son côté, Peter O’Neil a constitué son gouvernement mercredi.
Le Japon crée un fonds d’indemnisation pour les victimes de la catastrophe nucléaire de Fukushima- 26 milliards de dollars australiens sous forme d’obligations d’Etat spéciales. Mais il faudra beaucoup plus d’argent pour dédommager les victimes des radiations. La loi nouvellement votée oblige aussi Tepco, l’opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, à financer ce fonds d’indemnisation. Mais l’argent n’y suffira pas. Mercredi 300 éleveurs et agriculteurs de Fukushima ont manifesté devant le siège de Tepco à Tokyo. «Rendez-nous notre vie, rendez-nous un Fukushima vert», c’est le slogan qu’ils ont bruyamment scandé. Un embargo sur la viande de boeuf a été décrété dans la préfecture de Fukushima et dans trois provinces voisines. Le bétail a en effet consommé de la paille de riz ou du foin radioactif. La pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl s’est soldée par l’évacuation de 80 000 Japonais dans un rayon de 20 km autour de la centrale nucléaire.
Le procès du meurtrier présumé d’un chauffeur de taxi néo-zélandais s’est ouvert mardi à Shanghai- Xiao Zhen est soupçonné d’avoir poignardé à mort un chauffeur de taxi à Auckland en janvier dernier. Il a ensuite fui en Chine avant d’être arrêté à Shanghai. L’affaire est très suivie en Nouvelle-Zélande, car c’est la première fois que l’auteur présumé d’un meurtre est ainsi jugé à l’étranger. Il n’existe pas d’accord d’extradition entre la Chine et la Nouvelle-Zélande. Mais le gouvernement néo-zélandais a conclu un accord avec la Chine, selon lequel, si Xiao Zhen est condamné à mort par la Cour de Shanghai, sa peine sera commuée en prison à vie. Mais il y a des chances que l’on n’en arrive pas là, car le meurtrier présumé a en réalité été inculpé pour «intention de blesser» par la justice chinoise. Un chef d’accusation sanctionné par 10 ans de prison maximum, explique un expert juridique chinois, Xiong Liesuo, du cabinet juridique Beijing Xiongzhi. La cour chinoise devrait rendre son verdict d’ici une semaine.
Un mariage royal consanguin choque les Tongiens- Le Prince ‘Ulukalala, second dans l’ordre de succession au trône, s’est fiancé avec l’Honorable Sinaitakala Tu’imatamoana Fakafanua la semaine dernière. Or ce sont des cousins issus de germains. L’objectif est de garantir la pureté du sang de la famille royale. Mais avec l’arrivée de l’Internet et l’ouverture grandissante de la société tongienne, ces épousailles choquent les Tongiens. Les gens se demandent si ce mariage étroitement consanguin ne bafoue pas les valeurs chrétiennes et la morale. «C’est le premier mariage dans la famille royale depuis que la société tongienne a évolué, qu’elle s’est alphabétisée et qu’elle peut s’exprimer librement», souligne Mateni Tapueluelu, le correspondant de la radio néo-zélandaise internationale à Tonga. Pour les Tongiens qui n’ont pas de sang bleu, la loi autorise les mariages entre cousins à partir du troisième degré mais pas entre cousins germains ou issus de germains.
C.L.


















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