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Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 30/05/2011

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La plus grande structure flottante de la planète [Shell]

Première plateforme gazière flottante du monde en Australie - Le géant pétrolier Shell a accepté la construction d’une plateforme de production et de stockage de gaz de 488 mètres de long, quatre terrains de football, à 200 kilomètres au large de l’Australie occidentale.

La construction de cette plateforme de production de gaz naturel de 600 000 tonnes, une première mondiale, a été confié à un groupe de construction navale sud-coréen. L’avantage économique de ce projet nommé Prélude est que le gaz naturel liquéfié pourra être transformé en gaz liquide lieu d’être acheminé vers une usine de traitement sur la terre ferme. La production estimée et de plus de 3 millions de tonnes par an pendant 20 ans. Le Français Technip est impliqué dans la conception de cette superstructure flottante qui devrait résister au cyclone de la catégorie 5.

Le colonel fugitif envisage l’asile politique à la Nouvelle-Zélande - L’administration issue du coup d’État militaire fidjien de décembre 2006 a déjà mise en garde les autorités de Wellington ; abriter une fugitif ne serait pas une sage décision. Le Lieutenant-colonel Tevita Mara s’est réfugié dans le courant du mois à Tonga alors qu’il était en liberté conditionnelle après avoir été accusé de vouloir renverser le Premier ministre fidjien par intérim, Frank Bainimarama. Alors que Tevita Mara était sous la protection du monarque tongien, le Premier ministre néo-zélandais, John Key, a suggéré que le Lieutenant-colonel serait le bienvenu en Nouvelle-Zélande étant donné qu’il ne fait plus partie du régime militaire fidjien. Tevita Mara a donc entamé les procédures d’usage pour demander l’asile politique à Wellington. Un soulagement pour le Lieutenant-colonel puisque les autorités fidjiennes exerceraient des pressions de plus en plus fortes sur le royaume de Tonga pour obtenir l’extradition du colonel en fuite.
Accorder l’asile politique à Tevita Mara ne manquerait pas de mettre la Nouvelle-Zélande dans une situation inconfortable à l’égard de Fidji.

La « Solution Pacifique » préférable à la Malaisie - Un ancien commissaire australien aux Droits de l’Homme, Sev Ogdowsky, a lancé une attaque cinglante contre l’accord signé entre l’Australie et la Malaisie. En fonction de cet accord, l’Australie se déchargera de 800 demandeurs d’asile en Malaisie et en échange l’Australie accueillera 4 000 véritables réfugiés internés en Malaisie. Le but étant de dissuader les trafiquants de demandeurs d’asile de mettre le cap sur l’Australie. Les conditions de détention des réfugiés seraient particulièrement dures et le docteur Ogdowsky souligne que l’Australie ne pourra pas garantir la sécurité des demandeurs d’asile envoyés en Malaisie, un pays qui n’est pas signataire de la Convention des Nations Unies sur les réfugiés ou sur la torture. Tant qu’à faire, estime Seg Ogdowsky, autant retourner à la « Solution Pacifique » et envoyer les réfugiés sur l’île de Nauru où l’Australie peut mieux contrôler la situation.

Le travail des enfants pose problème à Fidji - Un problème très sérieux qui n’est pas très connu du public, selon le ministère du travail. Le secrétait d’état permanent à ce ministère, Taito Waqa, révèle qu’un rapport de l’Organisation international du travail (OIT), indique sur 214 enfants pris en compte, 170 n’ont pas plus de 12 ans et que nombre d’entre eux sont impliqués dans le commerce du sexe. À Fidji, l’âge minimum légal d’admission au travail est à 15 ans. Taito Waqa ajoute que le trafic des enfants est aussi une réalité à Fidji et que des enfants fidjiens sont exportés à l’étranger. L’échec scolaire serait en partie responsable de cette exploitation des enfants. De nombreux mineurs ratent leurs examens, quittent l’école se mettent à la recherche du travail et finissent par se faire exploiter.

Augmentation salariale sans suppression d’emplois à Fidji - Le secrétaire permanent au Travail, aux Relations industrielles et à l’emploi, Taito Waqa, a tenu à rassurer la main d’œuvre de l’archipel que l’augmentation de 10% su salaire minimum ne déboucherait pas sur des pertes d’emplois. M. Waqa affirme que des négociations avec plusieurs parties prenantes et les employeurs ont permis de parvenir à un accord sans suppression d’emplois. Le taux horaire minimum passe ainsi de 1,78 dollar à 1,96 dollar (1,03 dollar australien) soit une augmentation de 18 centimes.

L’état des finances papoues : une honte nationale - Ce n’est que tout récemment que la Commission des comptes publics a été en mesure de remettre son rapport sur l’année financière 2007. Martin Aiti, président de cette Commission, indique que la tenue des comptes est en si piteux état que l’équilibre budgétaire des finances publiques est impossible à établir. Ce rapport décrit une situation chaotique avec des bureaucrates qui s’octroient en toute illégalité des avances en liquides, des chefs de service sans formation et sans aucune connaissance de leurs devoirs et de leurs fonctions. Des infractions à la loi à foison et la population attend toujours l’arrivée des services qu’elle est censée recevoir. Ron May, professeur à l’Université Nationale australienne, analyse ainsi le problème : « De nombreux mécanismes existent en Papouasie Nouvelle-Guinée pour veiller au respect des lois mais le suivi judiciaire laisse à désirer. »



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