Brèves du Pacifique - 18/05/2011
Un certain regard sur Toomelah - Un réalisateur aborigène s’illustre au Festival de Cannes. Le film d’Ivan Sen, Toomelah, est en compétition dans la sélection “Un certain regard”. Toomelah, c’est le nom de la petite communauté aborigène isolée d’Australie où Ivan Sen passait ses vacances, à la frontière entre la Nouvelle-Galles du Sud et le Queensland. A Toomelah, entre les drogues, l’alcool, le chômage, les générations volées, les décès en détention; la vie est dure.
Dans son film, il suit l’itinéraire d’un petit cador de 10 ans, entraîné dans les histores des gangsters locaux. Il est incarné par Daniel Connors, un petit garcon de Toomelah, qui n’avait jamais fait de cinéma avant. Ivan Sen l’a choisi après l’avoir vu menacer froidement une bande d’ados de leur trancher la gorge, dans une rue de Toomelah.
Extérieur jour, le petit garcon s’ennuie au milieu du cimetière de voitures rouillées. Une petite fille vient lui rendre visite. Elle lui demande pourquoi il traîne avec ces ados délinquants. Parce qu’ils sont mes amis, répond-il. Alors elle lui annonce qu’elle ne veut plus être sa petite copine. Et c’est parti.
“Toomelah” a reçu une standing ovation à la projection officielle à Cannes. Le prix “Un Certain Regard” sera décerné le 22 mai.
Les disparus de Kiribati n’ont toujours pas été retrouvés - Et les recherches entreprises depuis plus d’une semaine par l’armée de l’air néo-zélandaise puis par les garde-côtes américains ont maintenant été abandonnées. 6 jeunes ; 2 de 19 ans et 4 filles de 14, 12, 9 et 8 ans, sans gilets de sauvetage et sans nourriture, sont portés disparus depuis le vendredi 6 mai. Partis ramasser des feuilles de palmier dans le lagon, ils naviguaient sur une pirogue de 3 mètres de long, remorquant un petit canot. Cette pirogue de lagon aurait été entrainée vers la haute mer. Si les recherches ont été abandonnées, le coordinateur du centre de recherche et de sauvetage de Kiribati, Omirete Tabukera, ne désespère pas et estime que les jeunes disparus se sont peut-être échoués sur une plage ou ont été ramassés par un bateau de pêche étranger.
Vérification minutieuse des passeports fidjiens à Tonga - Depuis qu’un haut responsable de l’armée fidjienne, Ratu Tevita Mara, se cache au royaume de Tonga, les passagers détenteurs d’un passeport fidjien reçoivent une attention particulière à l’aéroport international de Fu’amotu. Les dispositifs de sécurité et de contrôle ont été renforcés depuis que le Premier ministre fidjien, Frank Bainimarama, a déclaré que le Lieutenant Colonel Ratu Tevita Uluilakeba Mara est maintenant considéré comme un fugitif. Les passeports de tous les passagers fidjiens sont maintenant photocopiés et les passagers en question doivent aussi se soumettre à un entretien où ils sont contraints de détailler les raisons de leur visite. « Une situation inhabituelle », a observé l’un des visiteurs.
Manque de main d’œuvre en Australie - Les secteurs de l’énergie et l’industrie minière sont les plus touchés par ce manque de personnel qualifié et le pays est contraint de se tourner vers le Canada. Un salon de l’embauche organisé par l’Australie à Calgary, capitale de la province canadienne de l’Alberta, a attiré 1 600 personnes la semaine dernière. L’organisateur de ce salon, Rupert Merrick, affirme que l’industrie minière est désespérée. Une canadienne qui s’est rendue au salon de Calgary, affirme qu’une société australienne lui a proposé de lui payer la fin de ses études, une proposition assortie d’une promesse d’emploi. Le problème est que la province de l’Alberta manque également de main d’œuvre et que les salons de l’embauche risquent de tourner à la foire d’empoigne.
Appel pour un renforcement de la sécurité frontalière entre l’Australie et la Papouasie Nouvelle-Guinée - L’ancien commandant en chef des forces de défense papoues, Gerry Singirok, réclame la mise en place d’un véritable pacte de défense avec l’Australie pour fermer la porte aux trafiquants d’êtres humains, aux clandestins et aux terroristes. Au centre de ce pacte, un vaste programme de surveillance côtière. Le général Singirok estime que les vols de surveillance de l’armée de l’air australienne et le programme de vedettes de patrouille du Pacifique sont totalement insuffisants pour répondre aux besoins de la région en matière de sécurité. Gerry Singirok déplore le manque de surveillance frontalière entre la Papouasie Nouvelle-Guinée et l’Indonésie et sa vaste zone économique exclusive ; une région de rêve pour toutes les activités illégales.
Bébés pour adoption à vendre - Un orphelinat de Papouasie Nouvelle-Guinée - Bible Faith Outreach - affirme que des nouveau-nés seraient actuellement vendus pour adoption. La directrice de cet orphelinat, Rosa Kepo, affirme avoir découvert une femme qui avait acheté un nouveau-né à sa mère pour mois de 40 dollars américains et qu’elle cherchait à la revendre à une autre femme trois fois plus cher. Rosa Kepo indique que l’orphelinat est intervenu et a payé le prix demandé pour que cet enfant ne soit pas revendu illégalement. La directrice affirme que les nouveau-nés sont fréquemment mis en vente par des mères célibataires ou des mères trop pauvres pour prendre soin de leurs bébés.











![La route vers Toomelah récemment coupée par des inondations. [ABC Local: Julia Holman] La route vers Toomelah récemment coupée par des inondations. [ABC Local: Julia Holman]](../reslib/201101/r701642_5386819.jpg)







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