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Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 23/07/2010

Sir Puka Temu, Vice-premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée. [ABC]
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Sir Puka Temu, Vice-premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée. [ABC]

« Je vais te tuer! » – Scènes extraordinaires mercredi au Parlement de Papouasie Nouvelle-Guinée où le Premier ministre, Sir Michael Somare, a menacé en pidgin de tuer le député Sam Basil qui l’aurait pris à partie. Le fils de Sir Michael, Arthur Somare, a dû lui-même intervenir pour calmer son père âgé de 74 ans.
Le Parlement a ensuite été ajourné pour quatre mois.

Depuis le début de la semaine, Sir Michael Somare, tente de repousser une série de défis lancés à son pouvoir depuis que le Vice-premier ministre, l’ancien Vice-premier ministre devrais-je dire, Sir Puyka Temu, a décidé de rejoindre les bancs de l’opposition et déposer une motion de censure.

En dépit de l’ajournement de quatre mois, l’opposition estime pouvoir convaincre les 10 députés supplémentaires requis pour convoquer le Parlement de nouveau l’Assemblée et déposer la motion de censure.

Possibilité d’une motion de censure contre le Premier ministre des îles Cook – Jim Marurai a décidé en janvier dernier de ne pas convoquer le Parlement pour éviter une motion de censure.

Ce parlement n’a toutefois pas d’autres solutions que de se réunir la semaine prochaine pour voter le budget étant donné que les factures liées au passage du cyclone Pat en février dernier ont asséché les réserves financières et qu’il faut réactiver la masse monétaire.

Le Parlement doit donc impérativement voter le budget avant le 31 juillet prochain.

M. Marurai ne sera pas près à cette séance parlementaire. Le Premier ministre est actuellement en Nouvelle-Zélande, à Auckland, au chevet de son fils victime d’un grave accident de la route.

C’est le Vice-premier ministre Robert Wigmore qui représentera Jim Marurai au Parlement où les opposants au Premier ministre, qui seraient majoritaires, risquent de déposer une motion de censure.

Nauru réclame à corps et à cris la réouverture de son centre de rétention pour demandeurs d’asile - Plus de 75 bateaux de réfugiés sont arrivés dans les eaux australiennes depuis le début de l’année et Julia Gillard, Premier ministre, tente d’établir un centre de transit régional pour les demandeurs d’asile et calmer ainsi une partie de l’opinion australienne qui s’inquiète.

Julia Gillard s’est tournée vers le Timor Leste au grand désespoir de Nauru qui dispose d’un centre de rétention mis en place par le précédent gouvernement conservateur de John Howard dans le cadre de la controversée « Pacific Solution ».

Le Timor Leste a refusé et le Président de Nauru, Marcus Stephen, ne cesse de lever le doigt en déclarant haut et fort que le centre de rétention est à disposition des autorités australiennes moyennant une aide financière.

M. Stephen estime Nauru n’intéresse pas Julia Gillard pour des raisons d’ordre politiques : « Il faut un leader fort pour dire cette solution est la meilleure un point c’est tout et ne pas penser uniquement à l’aspect politique. »

Il est vrai que Julia Gillard n’a pas envie de s’associer à la politique de John Howard qu’elle a constamment critiquée.

Derek Sikua gagne son procès en diffamation – Dans un éditorial et dans sa première page, l’hebdomadaire Island Sun, aux îles Salomon, a accusé le Premier ministre de l’archipel Derek Sikua et son secrétaire de cabinet, Jeremiah Manele de s’être conduits da manière désordonnée sous l’emprise de l’alcool lors d’un voyage officiel à New York en septembre 2008.

M. Sikua aurait raté des discours à la 63ème Assemblée générale des Nations Unies,  aurait maltraité sa femme et se serait enivrés avec son secrétaire.

Les deux hommes ont vivement démenti et ont saisi la justice. Le directeur de publication de l’hebdomadaire, Priestley Habru, a plaidé pour sa défense que l’article était véridique et qu’il avait été publié dans l’intérêt du public sans aucune malice.

David Chetwynd, juge de la Haute Cour estime que Priestley Habru n’a pas réussi à apporter les preuves de ses accusations et qu’il devra verser des dommages et intérêts à messieurs Sikua et Manele.

Sabotage au pesticide dans l’État du Queensland - La chaîne de supermarché australienne, Woolworths, a suggéré une augmentation des produits alimentaires frais à la suite de la contamination de millions de semis dans le nord-ouest de l’Australie.

Les semis de plus de sept millions de fruits et de légumes ont été sabotés avec du pesticide déversé dans le système d’irrigation et selon Woolworths, les prix de certaines denrées vont certainement augmenter.

Toutefois, cette augmentation devrait être amortie par une demande plus faible sur les légumes et fruits concernés étant donné que les consommateurs vont se rabattre sur des produits à meilleur marché.

Selon le directeur de Woolworths : « L’offre et la demande fonctionne très bien dans les aliments frais et les gens changent de produits. Quand les bananes deviennent chères par exemple, les consommateurs mangent d’autres fruits et c’est ce qui va se passer. »

Pas un mot sur les raisons du sabotage.

La Banque Asiatique de Développement (BAD) exige des efforts des Salomon – Un rapport d’évaluation publié jeudi 22 juillet par cette institution bancaire souligne que la crise économique mondiale et le ralentissement progressif de l’exploitation minière non durable ont durement frappé les revenus du gouvernement et l’économie des îles Salomon.

Et la tendance se poursuivra au moins jusqu’en 2013.

La BAD indique que des actions urgentes doivent être prises pour lever les obstacles qui entravent le secteur privé et qu’une législation favorable aux affaires doit être adoptée et mises en application.

Le rapport recommande des efforts supplémentaires pour améliorer la bonne gouvernance et l’efficacité de la fonction publique et souligne que des problèmes de corruption persistent toujours dans l’archipel. La BAD demande aux pays bailleurs de fonds d’aider à la relance de l’économie en proposant des projets d’infrastructures créateurs d’emplois.

Ouverture du procès du Princess Ahsika - Ils sont quatre sur le banc des accusés. Le naufrage du Princess Ashika le cinq août 2009 a fait 75 morts au large de Tonga.

Le directeur exécutif de la compagnie maritime, l’homme d’affaires néo-zélandais, John Jonesse, le capitaine du ferry rouillé, un membre d’équipage et un fonctionnaire de haut rang sont accusés d’homicide involontaire et d’infraction au code maritime pour avoir naviguer en mer avec un vaisseau en état de non navigabilité.

John Jonesse, l’ancien directeur de la Shipping Corporation of Polynesia, qui a conseillé au gouvernement tongien d’acheter ce « cercueil flottant » a aussi été inculpé de faux et d’usage de faux.

Les quatre accusés risquent 25 ans de prison.


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