Brèves du Pacifique - 20/07/2010
Des lycéens australiens évitent la justice néo-zélandaise – Ces jeunes gens âgés de 14 à 17 ans de l’une des plus prestigieuses écoles privées d’Australie, le Xavier College de Melbourne, ont été envoyés en voyage d’hiver à Queenstown, sur l’île du Sud de Nouvelle-Zélande.
Quand ils ne chaussaient pas les skis, les lycéens se livraient à toute une série de vols à l’étalage dans des magasins du centre-ville. Valeur du butin : 5 000 dollars environ, (400 000 Fcfp).
Le sergent de police de Queenstown, Steve Watt, après avoir mûrement réfléchi, a décidé de ne pas les mettre en examen et de se contenter d’un avertissement, d’une tape sur les doigts car à son avis les voleurs à l’étalage vont rentrer la tête basse au collège et à leur maison et Dieu sait ce qui les attend…
Le sergent Watt a raison. Les 16 lycéens ont été suspendus du collège sont menacés d’expulsion. Le directeur du Xavier College, le docteur Chris Hayes, prend l’affaire très au sérieux : « Nous allons leur parler pour trouver une raison. Parce que d’un point de vue des parents et du point de vue du collège nous nous demandons ce qui a pu déclencher ce type de folie. »
Ce fait divers a fait la une de toutes les chaînes de télévision privées australiennes.
Des élections à trois millions de dollars américains, (276 millions de Fcfp) – Le quatre août approche et les électeurs des îles Salomon vont se rendre aux urnes.
Le responsable de la Commission électorale, Polycarp Haununu, estime que jusqu’à présent le gouvernement tient ses promesses. Deux millions, (184 millions de Fcfp) ont déjà été dépensés dans le processus d’inscription des électeurs, des programmes de formation et de sensibilisation.
Un million de dollars supplémentaires (92 millions de Fcfp) sera bientôt débloqué pour mettre les dernières touches à l’intégrité du processus électoral.
Le quotidien Solomon Star précise que les électeurs devront choisir les 50 députés du Parlement parmi les quelque 300 candidats déclarés pour l’instant.
Australie : la coalition d’opposition en faveur de la réouverture du camp de rétention de Nauru – Le gouvernement et l’opposition poursuivent leur campagne pour les législatives du 21 août et la question des demandeurs d’asile et un thème central de cette campagne.
Julie Bishop, chargée des Affaires étrangères dans l’opposition a exprimé sa volonté de rouvrir le centre de rétention de Nauru mis en place par le gouvernement de John Howard dans le cadre de sa « Pacific Solution ». Une solution qui consiste à expédier tout demandeur d’asile dans des centres de rétention d’îles isolées du Pacifique.
Le centre de Nauru a été fermé en 2008 par le gouvernement de Kevin Rudd.
Julia Gillard, Premier ministre, qui tente aussi de séduire les partisans de la « Pacific Solution » a proposé de mettre en place un centre de transit au Timor Leste, mais cette proposition a été unanimement rejetée par les députés du pays. Mais il n’est pas dit qu’un gouvernement Gillard ne rouvre pas le centre de Nauru si cette petite nation micronésienne signe la convention sur les réfugiés.
Suspension de l’enquête sur le crash de Kokoka – Un Cessna 185 s’est crashé l’année dernière dans une jungle à flanc de montagne dans cette région de Papouasie Nouvelle-Guinée. Cet accident a fait 13 morts dont neuf Australiens.
Sur place, le ministère des Transports a décidé de ne pas renouveler le contrat de Sid O’Toole, le seul enquêteur des accidents aériens du pays. Son contrat a expiré la semaine dernière et cette décision signifie que l’enquête inachevée a maintenant été suspendue.
Le ministère des Transports se refuse à tout commentaire mais un porte-parole a indiqué qu’un communiqué sera publié dans le courant de la semaine.
Sid O’Toole a plusieurs fois critiqué le manque de fonds pour mener à bien l’enquête. Cependant, les familles des victimes attendent.
10 nations océaniennes du Pacifique auraient accepté l’invitation fidjienne – La décision du Vanuatu d’annuler le sommet du Groupe mélanésien Fer de lance prévu le 23 juillet à Fidji a humilié le Premier ministre fidjien et dirigeant du putsch de 2006, Frank Bainimarama.
Toutefois, le Contre-amiral Bainimarama n’a pas dit son dernier mot et a invité toutes les nations océaniennes à participer à une réunion nommée « Engaging Fiji », (S’engager avec Fidji) à la même date.
Pour l’instant 3 nations ont accepté. Deux nations mélanésiennes, la Papouasie Nouvelle-Guinée et les îles Salomon et une nation micronésienne, Kiribati.
Le site d’info Fiji Live indique maintenant que 10 États insulaires auraient accepté. Le onditionnel s’impose puisque Fiji Live ne nomme pas une seule fois ces 10 nations.
Une balise de détresse aurait pu sauver 35 vies à Kiribati - Le rapport de la Commission des accidents de transport de Nouvelle-Zélande est accablant. Si le ferry Uean Te Raoi II avait été équipé d’une simple balise de détresse, 35 personnes seraient toujours en vie.
Le rapport, réclamé par le gouvernement de Kiribati à la Nouvelle-Zélande, ne s’arrête pas là. Le ferry était mal conçu, ne disposait pas de suffisamment de gilets de sauvetage et l’équipe de secours était mal préparée au sauvetage en mer.
52 personnes environ étaient à bord de ce ferry en route pour l’île de Maiana quand il a chaviré dans une mer démontée le 13 juillet 2009.
Les autorités ont été averties quatre heures plus tard, le temps que l’un des passagers réussie à rejoindre le rivage à la nage. Et il a fallu ensuite quatre heures de plus pour qu’un navire de sauvetage rejoigne la zone de l’accident après s’être trompé d’emplacement.



















Commentaire