Actualités > Brèves du Pacifique - 13/04/2010

Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 13/04/2010

Des termites menaces des habitations fidjiennes. [ABC TV]
PHOTO

Des termites menaces des habitations fidjiennes. [ABC TV]

Des termites font trembler Fidji – Un groupe de travail constitué de plusieurs membres de l’administration par intérim a été constitué après la découverte d’une nouvelle espèce de termites dans une maison de Tavakuku à Lautoka.

Le ministère des affaires forestières a précisé que plusieurs spécimens ont été envoyés pour authentification au Département des industries primaires de la ville australienne de Brisbane.

Le ministère précise que les infestations de termites sont pour l’instant cantonnées aux zones urbaines et rurales de la région de Lautoka et que ces infestations dans les bâtiments en bois commencent à devenir un sérieux problème à Fidji.

Les autorités ont rappelé à la population que les termites peuvent causer des dégâts structurels et sont donc dangereux pour les occupants des maisons infestées.

Le Parti de la Fédération du peuple se place aux Îles Salomon – Les législatives prévues avant la fin de l’année se rapprochent et le secrétaire général du PFP, Ruddolf Dorah, a identifié un certain nombre de questions et problèmes dont il fera son cheval de bataille.

Quatre sujets préoccupent M. Dorah : la gestion des actuelles disputes foncières dans les zones rurales frappées de pauvreté, la corruption politique, un secteur bancaire défaillant et le changement climatique.

Ruddolf Dorah pose la question : Comment se fait-il qu’une nation riche en ressources comme les îles Salomon soit encore parmi les économies les moins performantes du Pacifique ?

Le pays, dit-il, doit se concentrer sur le développement de son économie et sur l’environnement pour que la population puisse enfin bénéficier des ressources naturelles de l’archipel et changer le paysage politique.

Le naufrage du ferry tongien Princess Ashika pourrait être un facteur aux prochaines élections – Ces élections sont prévues en novembre prochain et la réaction du gouvernement face aux conclusions de l’enquête sur ce naufrage qui a fait 74 morts a suscité des inquiétudes.

Si le gouvernement a reconnu que la justice doit suivre son cours, il s’est également plaint de « l’extrême provocation de la Commission qui a autorisé des interventions non pertinentes et politiquement motivées lors des audiences. »

Malakai Koloamatangi de l’Université de Canterbury en Nouvelle-Zélande estime que l’affaire du Princess Ashika pourrait ne pas avoir une importance décisive lors des élections mais elle a déjà changé l’attitude du gouvernement concernant les enquêtes publiques : « L’effet a déjà eu un impact sur le gouvernement qui semble dire allez, on ferme, il n’y a plus rien à voir. Le gouvernement n’aime pas que l’on se mêle de ses affaires comme ça a été le cas pendant les travaux de la Commission d’enquête. »

Rappelons que le Premier ministre, Fred Sevele, a été directement mis en cause directement dans le rapport d’enquête. Il a affirmé à la Commission royale d’enquête avoir vu un certificat de navigabilité passer sur son bureau. Mais il a été incapable de produire le document.

Les trois enquêteurs écrivent qu’il y a de fortes chances que Fred Sevele ait laissé naviguer le ferry sans avoir vérifié son état.

L’opposition réclame toujours la démission du gouvernement Sevele. Lequel, pour l’instant, se tait.

Des navires à propulsion nucléaire en Nouvelle-Zélande ? L’architecte de la législation anti-nucléaire, Sir Geoffrey Palmer, Vice-premier ministre à l’époque, estime que cette législation controversée n’a plus lieu d’être.

En février 1985, la Nouvelle-Zélande a refusé de donner accès à ses ports aux navires à propulsion nucléaire  ou qui transportent des armes nucléaires, notamment des navires américains. Par force de loi, le pays est devenu un territoire dénucléarisé en juin  territoire en juin 1987, le premier pays occidental à le faire et à se fâcher avec les Etats-Unis.

Sir Geoffrey Palmer estime aujourd’hui que le retour de la marine américaine est non seulement possible mais aussi souhaitable. Sir Geoffrey, dans les colonnes du Dominion Post, estime que le changement de la politique américaine est un tournant décisif vers le désarmement nucléaire et que l’accord signé avec la Russie signifie que la fermeture des ports néo-zélandais aux navires à propulsion nucléaire n’est plus justifiée.

C’est la faute au passé colonial
– Mosmi Bhim, militant politique estime que l’administration coloniale britannique de Fidji d’avant 1970 est à l’origine de la situation actuelle.

Le gouvernement élu a été renversé par un coup d’État mené en décembre 2006 par l’actuel Premier ministre provisoire Frank Bainimarama qui depuis a abrogé la constitution et gouverne à coups de décrets. Des élections législatives ont été annoncées pour 2014.

Mosmi Bhim indique que quand Fidji a obtenu son indépendance, le pays n’a pas dû à passer par un combat politique pour accéder à la démocratie. Il estime que la classe moyenne fidjienne, la classe éduquée et beaucoup trop petite pour empêcher un putsch militaire : « Au niveau local, [dans les villages], personne n’a combattu pour la démocratie et cette fois ci, ils ne se sont pas soulevés parce qu’ils ne comprennent pas comment ça marche. Les gens doivent comprendre ce qu’est la démocratie et qu’en démocratie c’est au gouvernement de travailler pour vous, et que les dirigeants sont obligés de vous rendre des comptes. C’est comme ça qu’on fait un bon pays. »

Nouvelles discussions sur le changement climatique - Plus de 1 500 délégués de 174 nations se sont réunis à Bonn, en Allemagne pour assurer le suivi du Sommet de Copenhague de décembre 2009. Un sommet qui n’a pas accouché d’un accord juridiquement contraignant.

Les délégués de Bonn ont décidé d’organiser deux réunions supplémentaires lors du prochain semestre. L’objectif est d’établir l’organisation du travail sur le climat pour l’année 2010 afin de préparer la Conférence sur le changement climatique qui se déroulera en novembre à Cancun au Mexique.

Selon des informations en provenance de Bonn, les deux réunions supplémentaires prévues devrait durer une semaine chacune.

Pendant ce temps, plus de 40 pays industrialisés ont  annoncé leurs objectifs et plus de 30 pays en développement ont proposé des mesures d’atténuation des effets de changements climatiques qu’ils envisageraient  de mettre en place  à condition de bénéficier d’un soutien financier et technologique.

Plusieurs nations océaniennes du Pacifique sont directement concernées par la montée des eaux, conséquence du réchauffement climatique.

La terre est moins chère aux Îles Salomon qu’au Vanuatu ou à Fidji – C’est ce qui ressort d’une étude publiée la semaine dernière à Honiara, capitale des Salomon.

Le coût d’achat d’un terrain aux Îles Salomon ne serait que le tiers du prix d’un terrain identique vendu au Vanuatu et à Fidji. En revanche, l’étude montre que les coûts de construction sont plus élevés aux Îles Salomon par rapport à Fidji ou à la Papouasie Nouvelle-Guinée.

Le rapport d’étude montre aussi que l’archipel comparé à d’autres nations océaniennes du Pacifique est un endroit onéreux pour faire des affaires.
Mais d’une manière plus générale, les Îles Salomon sont relativement bien classées sur la liste des pays les moins développés quand on prend en compte que l’archipel sort d’un conflit


Commentaire

Nom:

Mail:

Commentaires:

Radio Australia is renovating
La Grande Pirogue
Podcast
Lire notre sélection hebdomadaire de l'info
Accès au profil @ra24heures
Pacific Break