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Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 10/03/2010

M. Edward Natapei bloqué à Sydney pour des raisons médicales. [Reuters]
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M. Edward Natapei bloqué à Sydney pour des raisons médicales. [Reuters]

Edward Natapei toujours à Sydney – Le Premier ministre du Vanuatu, Edward Natapei, n’est pas rentré comme prévu samedi dernier au Vanuatu après une semaine d’analyses médicales dans un hôpital de cette ville australienne.

Le Bureau du Premier ministre a révélé que M. Natapei va devoir passer une semaine de plus à Sydney. Ce bureau garde le silence sur l’état de santé du Premier ministre et sur son éventuelle maladie.

Tout ce que les habitants du Vanuatu savent c’est qu’avant d’être admis dans un hôpital de Sydney, M. Natapei a été admis à l’hôpital central de Port Vila pour être ensuite acheminé en Australie. La direction de l’Hôpital central n’a pas non plus voulu donner la moindre information sur la maladie ou l’état de santé du Premier ministre.

Des fraudes portant sur des centaines de millions de dollars – Des fonctionnaires n’ont pas fait leur travail, s’est exclamé le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée, Sir Michael Somare, devant le Parlement.

Après trois ans d’investigation au sein du Département des finances de Papouasie Nouvelle-Guinée, une Commission d’enquête révèle dans son rapport que l’État a versé des centaines de millions de dollars suite à des demandes d’indemnisation frauduleuses. Ce rapport a mis à jour un niveau de corruption qui aurait stupéfié Sir Michael.

Collusion entre fonctionnaires, avocats et autres parties, vices de procédure, falsifications, l’enquête détaille une litanie d’infractions qui ont permis de traiter des réclamations fallacieuses.

Sir Michael a informé le Parlement de la mise en place d’une équipe spéciale chargée de l’application des 75 recommandations du rapport d’enquête et qui travaillera en étroite collaboration avec la brigade des fraudes pour retrouver et sanctionner les escrocs

Le Princess Ashika n’est pas mon problème - C’est ainsi que l’on peut résumer la pensée de George Patterson qui a empoché 600 000 dollars fidjiens (27 millions de Fcfp) en vendant à Tonga un ferry inter-îles, un tas de ferraille bon pour la casse qui a fait 74 morts en coulant au large de Tonga l’année dernière.

M. Patterson refuse depuis des mois de parler à la presse, la chaîne de télé néo-zélandaise TV3 a donc été jusqu’à Fidji pour surprendre le vendeur du Princess Ashika sur le wharf de Suva.
George Patterson affirme qu’il n’a rien caché aux acheteurs : « On leur a donné un prix et s’ils sont contents, ils vont de l’avant et ils achètent. »

Et la question d’état de navigabilité ou de non navigabilité ne le concerne pas mais il ajoute toutefois qu’il ne savait pas où le ferry inter-îles allait naviguer : « Il naviguait bien, mais il naviguait dans des eaux abrités et je ne savais pas qu’il allait effectuer des liaisons en haute mer au large de Tonga. »

Les îles Cook hésitent devant un prêt avantageux offert par la Chine - C’est avec tambours et trompettes que l’ancien ministre des Finances, Sir Terepai Maoate, a annoncé en novembre dernier la signature prochaine d’un accord avec la Chine pour l’obtention d’un prêt à condition de faveur de plus de 37 millions de dollars, (plus de deux milliards de Fcfp).

Un prêt destiné à l’amélioration de toutes les infrastructures routières de l’archipel.

Aujourd’hui, le ministre des finances, Wilkie Rasmussen fait marche arrière et souligne que face à l’ampleur de la dette, le gouvernement pourrait se détourner de l’offre chinoise. Un avis également partagé par la Banque asiatique de développement qui estime que les îles Cook ne peuvent pas réellement se permettre des dettes supplémentaires.

M. Rasmussen précise que : « Le prêt n’a pas encore été signé et j’hésite beaucoup à le signer. Quand, [le ministre des Affaires étrangères], Robert Wigmore a été à Wellington (Nouvelle-Zélande) le mois dernier, il a déclaré à l’ambassadeur de Chine que le projet est en attente. »

License d’exploitation des ressources des grands fonds marins – Une société Nautilus Minerals devrait bientôt être en possession d’un permis d’exploitation dans la zone économique exclusive et dans les eaux territoriales de l’archipel fidjien.

Et ce dès que le ministère des Affaires foncières aura approuvé le montant des redevances.

Maria Matavewa, secrétaire permanente de Nautilus Minerals Fiji, précise que cette société est l’une des trois compagnies intéressées par l’exploitation du plancher océanique, un secteur nouveau pour l’industrie fidjienne.

Les opérations d’exploration de gisements de cuivre, d’or, de zinc, d’argent et des sulfures polymétalliques pourraient commencer dès le mois prochain.

Nautilus Minerals entend élargir ses activités en Papouasie Nouvelle-Guinée, à Tonga, aux Îles Salomon, en Nouvelle-Zélande et à travers le monde.

Comment mieux protéger les femmes en situation de conflit ? - C’est sur cette question que va se pencher un groupe d’experts indépendants mis en place par les Nations Unies. Ce projet prend aussi en compte les mécanismes nécessaires pour que les voix des femmes soient entendues dans les processus de paix et incluses dans les structures de gouvernance et de reconstruction post-conflit.

L’établissement de ce groupe marque le dixième anniversaire de la résolution du Conseil de sécurité sur le rôle des femmes dans la paix et la sécurité.

Pendant ce temps le Pacifique se prépare à sa propre conférence sur l’amélioration de la condition féminine.
C’est au Secrétariat de la communauté du Pacifique que se déroulera à Nouméa en août prochain, la 11ème Conférence triennale des Femmes du Pacifique.

L’occasion d’évaluer les progrès effectués dans le domaine de l’égalité hommes-femmes et d’identifier les vides à combler et les mesures à prendre pour favoriser cette égalité.

Une conférence à laquelle participant des représentants gouvernementaux à l’échelle ministérielle, de la société civile, des bureaux de femme au niveau national et des agences de développement.

14 femmes salomonaises à l’honneur dans un livre publié en pidgin – La publication de ce livre a coïncidé avec la Journée internationale des femmes du 1er mars dernier. C’est la première fois qu’un livre publié dans la langue la plus parlée de l’archipel paraît aux Îles Salomon, l’un des trois pays de la région qui n’a pas de femmes au Parlement.

Intitulée « Being the First » (Être la première) cette compilation se penche sur les femmes qui ont eu des postes à haute responsabilité depuis l’indépendance des Salomon de la Grande-Bretagne, il y a 32 ans.

Le Solomon Star précise que parmi les femmes sélectionnées, se trouve Hilda Kari, la toute première et la seule femme à s’asseoir sur les bancs du Parlement.

10 autres femmes à qui le livre rend hommage sont les premières femmes qui ont accédé à des postes de secrétaire permanente dans des ministères.

Et une femme, Cathie Adifaka est devenue la première femme à la tête de la fonction publique et c’est elle qui a recueilli tous les témoignages en pidgin salomonais qui n’est pas une langue écrite.


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