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Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 09/03/2010

2009 : Commémoration du massacre de Santa Cruz au Timor. [ABC]
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2009 : Commémoration du massacre de Santa Cruz au Timor. [ABC]

Découverte d’un charnier au Timor Leste - C’est en 2002 que cette jeune nation a acquis son indépendance et depuis elle tente de bâtir son économie. Ainsi, les alentours de Dili, la capitale, sont parsemés de chantiers de construction associés au développement de l’industrie touristique.

C’est sur le site d’un nouvel hôtel de luxe et d’un terrain de golf que des ouvriers du bâtiment ont découvert ces fosses où sont entassés de nombreux cadavres.

Cette découverte est un rappel déplaisant de l’Histoire du Timor oriental sous l’occupation indonésienne.

Pat Walsh, qui a participé aux efforts la Commission pour la réception, la vérité, et la réconciliation du Timor oriental, indique que d’autres charniers vont être découvert. au fil des ans et que de dévoiler le passé permet de construire un avenir meilleur : « Nous savons par la Croix rouge internationale, qu’entre 2 000 et 3 000 familles sont toujours à la recherche de disparus. [Ces découvertes] vont donc contribuer au développement de la communauté et à la paix. J’en suis sûr. Les gens sont toujours profondément troublés par toutes ces questions. »

Un fonds de secours pour les survivants du Princess Ashika - Le Ashika Relief Fund a été mis en place pour venir en aide aux survivants mais aussi aux familles des victimes du naufrage du ferry inter-îles Princess Ashika. Un navire en piteux état.

Une tragédie qui a fait 74 morts le 5 août 2009.

Cette caisse de secours a été alimentée par les communautés tongiennes disséminées à travers le monde. 700 000 dollars (42 millions de Fcfp) ont été réunis et seront répartis entre les survivants et les familles des victimes pour leur venir en aide financièrement et améliorer leur quotidien.

Ce fonds de secours est contrôlé par un Conseil d’administrateurs composé de dirigeants religieux sélectionnés.

L’égalité homme – femmes à la traîne dans le Pacifique - C’est dans la perspective de la Journée internationale des femmes du 8 mars dernier que les Nations Unies ont publié un rapport soulignant que trois nations océaniennes du Pacifique n’ont toujours pas de femmes au Parlement.
Ces pays sont les Îles Salomon, Palau et les États fédérés de Micronésie.

Pacnews précise que ces parlements sans femmes sont à l’opposé des cibles préconisées par l’ONU en faveur d’une représentation parlementaire féminine d’au moins 30%.

En moyenne, à l’échelle globale, les femmes représentent 19% des parlementaires.

Dans le Pacifique, les collectivités françaises sont à l’honneur avec la plus forte participation des femmes au Parlement de toute la région.

Collision entre la Nouvelle-Zélande et l’Australie – C’est le deux mars dernier que s’est ouverte en Floride la réunion de la Commission baleinière internationale (CBI) et l’atmosphère entre les représentants kiwis et australiens est parfois lourde.

Les Néo-Zélandais ont en effet accepté une proposition, un compromis qui autoriserait le Japon, la Norvège et l’Islande à poursuivre à la vue de tous la chasse à la baleine à condition de réduire au cours de ces dix prochaines années le nombre de cétacés tués.

Paul Watson, de la Sea Shepherd, ardent défenseur des cétacés, estime que la Nouvelle-Zélande a baissé les bras face aux intenses pressions exercées par le Japon, grand partisan de la chasse à la baleine et grand amateur de sa viande.

L’Australie est farouchement opposée à la proposition et menaçait le mois dernier d’entamer une action en justice contre le Japon si la chasse à la baleine se poursuivait à des fins soit disant scientifiques. La prochaine réunion aura lieu au Maroc au mois de juin.

Des protestataires réclament la démission du gouvernement tongien – Des membres de la communauté tongienne de Nouvelle-Zélande ont manifesté à Mangare le week-end dernier pour dénoncer le rôle des autorités tongiennes dans la tragédie du Princess Ashika.

Ce ferry inter-île en piteux état acheté par le gouvernement tongien a coulé au large de Nuku’alofa, la capitale du royaume de Tonga, en août dernier. Bilan : 74 morts.

Alani Taione, organisateur de la manifestation, a déclaré à la chaîne de télé TVNZ, que pour les familles des victimes, le naufrage du Princess Ashika a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase et que le gouvernement corrompu en place doit maintenant partir et laisser place à la démocratie.

Les protestataires ont affirmé que des contrats louches obtenus par le gouvernement sont à l’origine du naufrage et que si le propriétaire et le capitaine du navire ont été arrêtés le gouvernement reste intouchable.

Menaces à l’approche des élections à Bougainville – Quatre factions du Sud de Bougainville ont averti qu’il n’y aurait pas d’élections si le Gouvernement autonome ne leur verse pas l’argent promis.

Les combattants de la liberté de Buin, les Gardes de Mongai, le Mouvement de libération Wisai et la Force combattante pour la paix ont publié un communiqué conjoint dans lequel ils affirment que James Tanis, Président de Bougainville, une région autonome de Papouasie Nouvelle-Guinée, a promis 80 000 dollars australiens, (6 millions de Fcfp environ) à chaque faction en échange de leur loyauté. Promesse non tenue à ce jour.

George Kiu, porte-parole des Gardes de Mongai est excédé : « Nous sommes fatigués d’entendre des promesses vides, nous sommes fatigués de travailler pour le gouvernement autonome. Nous avons travaillé avec la police de Bougainville pour maintenir l’ordre et nous n’avons jamais été payés et c’est très frustrant. Nous voulons notre argent avant les élections ou il n’y aura pas d’élections. »

Un universitaire kiwi s’inquiète de l’aide chinoise dans le Pacifique – Au cours de ces dernières années et dans le cadre d’un effort concerté, les autorités de Beijing ont nettement renforcé leur influence dans le Pacifique en offrant des prêts avantageux et des programmes d’aide.

Steven Hoadley, de l’Université d’Auckland est persuadé que le gouvernement néo-zélandais ne voit pas d’un bon œil cette influence grandissante de la Chine dans la région. Une influence qui dilue celle de la Nouvelle-Zélande : « L’inquiétude est qu’au lieu de travailler dur pour maintenir la démocratie ou un système politique viable, des gouvernements des nations océaniennes préfèrent aller en Chine pour obtenir des prêts. »

Ainsi, souligne M. Hoadley, le soutien de la Chine signifie qu’un régime militaire comme Fidji peut toujours obtenir de l’argent en dépit des sanctions imposées par l’Australie et la Nouvelle-Zélande depuis le coup d’état militaire de 2006.


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