Brèves du Pacifique - 01/03/2010
Le Royaume Uni présente des excuses aux enfants envoyés dans les colonies – Le Programme des enfants migrants a pris fin dans les années 70.
Avant cela, des milliers d’enfants pauvres ont été expédiés par bateau, parfois sans que les parents soient au courant, dans les anciennes colonies de l’Empire.
Des milliers d’enfants placés dans des orphelinats ou des institutions des nations du Commonwealth. Leurs noms ont été changés et certains ont été séparés de leurs frères ou de leurs sœurs, d’autres forcés de travailler dans fermes d’Australie ou du Canada.
C’est Gordon Brown, le Premier ministre britannique, qui a présenté des excuses pour les politiques passées du Royaume Uni et ce passage honteux de l’Histoire de la Grande-Bretagne : « À tous ces anciens enfants migrants et à leur famille, à tous ceux qui sont ici aujourd’hui ou à travers le monde, à chacun d’entre vous, je dis que nous sommes aujourd’hui vraiment désolés. »
120 000 enfants âgés de 3 à 14 ans ont été expédiés à l’étranger entre 1930 et 1970, pour qu’ils aient une vie meilleure, disaient les politiques de l’époque.
Ras le bol de Frank Bainimarama - Le Premier ministre provisoire des îles Fidji en a par-dessus la tête des pressions de la communauté internationale pour que des élections démocratiques aient lieu dans les plus brefs délais.
Une telle exaspération que le Contre-amiral a menacé de quitter définitivement l’organisation du Commonwealth qui rassemble la plupart des anciennes colonies britanniques.
Frank Bainimarama a renversé le gouvernement élu en décembre 2006, a abrogé la Constitution en avril 2009, puis a démantelé le système judiciaire et imposé la censure des médias.
Fidji a été suspendu du Commonwealth en septembre 2009 après le refus du Contre-amiral d’organiser des élections en mars 2009.
Frank Bainimarama envisage de se retirer de cette organisation pour « mettre fin au harcèlement » et a réitéré que des élections auront lieu en 2014 après la mise en place d’une nouvelle constitution qui ne reposera pas sur des critères raciaux.
« Nous n’aurions jamais dû laisser tomber le dollar australien » - Tel est l’avis du Gouverneur général des îles Salomon, Sir Frank Kabui, qui estime que l’archipel souffre aujourd’hui de cette décision de changer de devise prise il y a maintenant 32 ans par les dirigeants de l’époque.
« Après 30 ans, regardez où nous en sommes ? Le dollar salomonais et très faible par rapport au dollar australien et c’est pourquoi toutes les marchandises dans ce pays sont si chères, parce que notre devise est faible par rapport aux autres », s’est plaint Sir Frank.
Le dollar salomonais a remplacé le dollar australien en 1977, à la suite de l’indépendance. Jusqu’en 1979, les deux dollars sont restés au même niveau. À l’heure actuelle, un dollar australien équivaut à un peu plus de sept dollars salomonais.
Sir Frank Kabui ne blâme personne mais souligne que les dirigeants des années 70 n’avaient pas de vision d’avenir et étaient trop préoccupés par la politique : « Nous devons comprendre et reconnaître que nous sommes petits et avec le statut de notre économie, nous ne pouvons pas être au niveau des grandes économiques. »
Appel pour que les îles Salomon et la Papouasie Nouvelle-Guinée rejoignent une organisation internationale – C’est l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, qui est à l’origine de l’initiative Extractive Industries Transparency (Transparence des Industries Extractives).
L’objectif de cette initiative et de réduire la corruption et l’exploitation des pays pauvres en demandant aux sociétés d’exploitation de publier les paiements effectués et aux pays les revenus qu’ils reçoivent.
Le Revenue Watch Institute, une très grande organisation non gouvernementale en faveur d’une utilisation transparente des ressources issues des industries extractives, basé à New York, a lancé un appel pour que la Papouasie Nouvelle-Guinée et les Îles Salomon adhèrent à cette initiative qui permettrait à ces deux nations océaniennes d’augmenter leurs revenus miniers.
C’est ce qu’affirme Karin Lissakers, la directrice de cet institut qui vient de passer deux jours en Australie.
Sir Paul Reeves espère que Fidji restera au sein du Commonwealth - Excédé par les pressions de la communauté internationale pour que des élections démocratiques aient lieu aux îles Fidji dans les plus brefs délais, Frank Bainimarama, le Premier ministre par intérim, a déclaré à la Fidji Broadcasting Corporation, que Fidji ferait mieux de quitter définitivement l’organisation du Commonwealth.
Fidji a été suspendu du Commonwealth en septembre 2009 après le refus du Contre-amiral d’organiser des élections en mars 2009.
Sir Paul Reeves, l’émissaire spécial du Commonwealth aux Îles Fidji, s’est déclaré prêt à retourner aux îles Fidji où l’année dernière il s’est entretenu avec Frank Bainimarama et a précisé que « Le Commonwealth a simplement suspendu Fidji mais cela ne signifie pas qu’ils ont été expulsés. Nous cherchons à aider Fidji pour qu’il revienne dans le Commonwealth à part entière. »
600 000 signatures pour le retour de la démocratie à Fidji – En début de semaine, le chef de la diplomatie néo-zélandaise, Murray McCully a déclaré devant le Parlement son intention d’organiser un tête à tête avec le Premier ministre provisoire des îles Fidji Frank Bainimarama. Un tête à tête à l’occasion du tournoi de rugby à 7 de Hong Kong.
Frank Bainimarama n’a pas été d’humeur si conviviale en recevant les 600 000 signatures d’une pétition de Nouvelle-Zélande en faveur de la démocratie.
Sur les ondes de Legend FM à Fidji, le Contre-amiral a remis en question l’authenticité et les origines de la pétition : « Tout le monde se fiche d’un type [inconnu] qui écrit une pétition en Nouvelle-Zélande. Il pourrait même être en Afrique. »
Le Président Ma aimerait revenir aux îles Salomon – Le Président taïwanais a déjà visité les îles Salomon, contrairement aux autres alliés de Taiwan dans le Pacifique, six en tout, et pour la première fois Ma Ying-jeou a exprimé le désire de revenir aux Salomon.
Une volonté exprimée lors d’une rencontre avec l’ambassadeur des îles Salomon à Taiwan, Beraki Jino, qui après un mandat de six ans a été nommé au poste d’ambassadeur des Îles Salomon en Australie.
Se rappelant de sa visite dans l’archipel Salomonais en 1997, le Président Ma s’est déclaré particulièrement séduit par les paysages et par l’Histoire de cet archipel, champ de batailles pendant la seconde guerre mondiale.
Son prédécesseur, Chen Shui-bian s’est rendu à plusieurs reprises chez ses alliés du Pacifique pour maintenir des relations que la Chine convoite. Ma Ying-jeou, devenu Président en 2008, a lui adopté une attitude différente et s’est rapproché de la Chine.
Selon le ministère des Affaires étrangères taïwanais, le Président Ma aurait toutefois l’intention de se rendre dans le Pacifique entre les mois de Mars et d’Avril.









![Gordon Brown présente des excuses pour les enfants migrants envoyés dans les anciennes colonies entre 1930 et 1970. [AFP: Marcus Brandt] Gordon Brown présente des excuses pour les enfants migrants envoyés dans les anciennes colonies entre 1930 et 1970. [AFP: Marcus Brandt]](http://www.abc.net.au/reslib/201002/r518510_2854647.jpg)




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