Actualités > Brèves du Pacifique - 22/02/2010

Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 22/02/2010

L’épave du Princess Ashika au large du royaume de Tonga [Ministère de l’information tongien]
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L’épave du Princess Ashika au large du royaume de Tonga [Ministère de l’information tongien]

Une aide financière chinoise pour acheter le ferry Princess Ashika - C’est-à-dire pour acquérir un ferry inter-îles en état de non navigabilité qui a coûté la vie à 74 personnes.

Ce vaisseau rouillé de 37 ans acheté pour environ 300 000 dollars américains (26 millions de Fcfp) a coulé au large du royaume de Tonga en août 2009.

Le ministre des Finances et des entreprises publiques, Otenifi Afu’alo, a précisé devant la Commission d’enquête que les autorités tongiennes ont étudié la possibilité d’obtenir des fonds néo-zélandais pour éventuellement décider d’utiliser des fonds fournis par Beijing.

À la question : est-ce que la Chine a approuvé l’utilisation de son aide pour l’achat d’un bateau ? M. Afu’alo a déclaré que le gouvernement tongien n’avait pas à demander l’autorisation de la Chine puisque l’enveloppe chinoise a été donnée en échange d’un créneau temporel sur un satellite de télécommunications tongien.

Le PNUD prêt à aider les nations océaniennes à négocier des contrats – Helen Clark, la directrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’affirme.

Elle s’est rendue la semaine dernière à la Commission parlementaire des affaires étrangères de Nouvelle-Zélande pour expliquer comment est utilisée l’aide néo-zélandaise à l’étranger.

À cette occasion, Mme Clarke a déclaré que son organisation est disposée à partager son expertise avec les États insulaires de la région qui négocient des contrats d’exploitation des ressources avec le secteur privé : « Je pense que nous pourrions apporter une assistance considérable pour qu’ils obtiennent les meilleurs contrats. »

La directrice du PNUD a donné l’exemple d’un contrat désavantageux aux Îles Cook où pour une redevance annuelle modeste, des sociétés sont autorisées à prendre d’importantes quantités de poissons qui ne sont pas traitées sur place. Cette industrie ne crée donc aucun emploi.

Le microcrédit est une affaire qui marche en Papouasie Nouvelle-Guinée – Sophie Collette, attachée de l’Union européenne, et Roberto Cecutti, Premier secrétaire, sont impressionnés par l’esprit d’entreprise des femmes des Hauts Plateaux qui ont bénéficié des subventions de développement financées par les Européens.

À travers le tout nouveau Village Banking Program, les membres de ce programme bancaire rural sont en mesure d’obtenir des prêts modestes de 80 à 1 200 dollars, (de 6 000 à 95 000 Fcfp), dans le but de créer des petites entreprises ; un élevage de poulet ou un boulangerie pour les uns, un petit atelier de couture pour les autres.

Les membres du programme doivent s’acquitter de 40 dollars (3 000 Fcfp) pour s’y inscrire et posséder la moitié de la somme demandée pour le prêt.

Le programme compte maintenant 250 membres.

Conférence sur la liberté de la presse en mai prochain - L’Organisation de Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), célèbre la Journée internationale de la liberté de la presse le 3 mai de chaque année. C’est l’Université du Queensland qui en sera l’hôte cette année.

À cette occasion, la nouvelle directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, effectuera son premier déplacement en Australie pour promouvoir la liberté de la presse sous le thème : le Droit de savoir.

C’est la première fois que la Conférence de la Journée internationale de la liberté de la presse se déroule dans le Pacifique et le vice-chancelier de l’Université du Queensland est ravi d’autant plus que cette conférence s’inscrit dans les célébrations du centenaire de cette université.

Nul doute que les îles Fidji ou des policiers ont été déployés dans les salles de rédaction feront l’objet de discussions.

Le taro est le meilleur aliment du monde - C’est ce qu’affirme l’Université Jean Monnet de St Etienne en France, spécialisée dans la science, l’ingénierie et la santé, après avoir étudié des échantillons de plus 200 différentes variétés de taro du Vanuatu.

Le docteur Vincent Lebot, du Centre International de recherche agronomique pour le développement au Vanuatu, indique que cette étude montre que le taro possède de molécules intéressantes pour les industries alimentaires et pharmaceutiques. Des molécules qui, selon Vincent Lebot, pourraient jouer un rôle déterminant en vue de garantir la sécurité alimentaire des pays qui le plantent et le consomment.

Pour M. Lebot, c’est une bonne nouvelle pour les planteurs de taro à travers les différentes îles du Vanuatu. Un problème persiste toutefois : celui de convaincre la population de ne plus manger de riz qui est devenu un produit de luxe pour de nombreuses familles de l’archipel.
Le Vanuatu dépense chaque année des millions de dollars dans les importations de riz.

Réunification proposée de Guam et des îles des Mariannes du Nord - Felix Camacho, le Gouverneur de Guam juge que la réunification de ces deux Territoires américains doit être sérieusement discutée. M. Camacho ajoute que cette jonction permettra de renforcer les îles et leur population respective.

Les deux Territoires possèdent actuellement des représentants séparés non-votants au Congrès américain.

Gregorio Kilili Sablan, représentant des Mariannes du Nord au Congrès, estime que cette proposition de réunification doit être soumise à l’avis des populations. M. Sablan ajoute qu’il ne veut en aucun cas que les Mariannes du Nord deviennent un autre village de Guam ; une plateforme militaire massive des États-Unis dans la région du Pacifique.

Les îles Mariannes du Nord font partie de l’archipel des Mariannes dans l’océan Pacifique au nord de Guam. Depuis 1976, Elles forment un Commonwealth américain autonome.

Guam est rattachée aux États-Unis bien que l’île fasse partie de l’archipel des îles Mariannes.

Menace de pénurie alimentaire sur les groupes d’îles de Vava’u et de Haa’apai aux îles Cook – Le cyclone René a durement frappé ces îles la semaine dernière en détruisant la quasi totalité des cultures et des arbres fruitiers.

Selon le secrétaire du gouverneur d’Haa’apai, Kepu Ioane, les réserves alimentaires ne dureront pas plus de deux mois et la menace d’une pénurie se pose.

Le secrétaire du Bureau de gestion des désastres de Vava’u, Masina Tuitupou, confirme la précarité de la situation : « Les arbres fruitiers, les arbres à pain, les manguiers, les bananiers ont été détruits de 95% à 100% et je pense qu’il faut s’attendre à une pénurie alimentaire dans un avenir proche. »

Pacnews ajoute que pour l’instant, le régime des habitants est principalement composé de patates douces.

Les autorités tongiennes ont promis d’intervenir si ces îles viennent à manquer de nourriture. Le Bureau des désastres national dit qu’un plan d’intervention sera mis en place dès que l’évaluation complète des dégâts causés par le cyclone sera terminée.


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