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Brèves du Pacifique

Brèves du Pacifique - 19/02/2010

Diminution du nombre de « dealers » de cannabis aux îles Fidji. [Reuters: Mark Blinch]
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Diminution du nombre de « dealers » de cannabis aux îles Fidji. [Reuters: Mark Blinch]

La police fidjienne se félicite des opérations « coup de poing » contre les cultivateurs de cannabis.
Le nombre de dealers dans les centres urbains aurait considérablement baissé suite aux multiples descentes de police dans des fermes de l’archipel.

En décembre 2009, les quantités de cannabis saisies dans la région de Navosa ont été évaluées à plus de 2 millions de dollars fidjiens et en novembre dernier des plantations de cannabis d’une valeur marchande de 100 millions de dollars, prix de rue, ont été détruites.

Selon le porte-parole de la police Atunaisa Sokomuri, les opérations « coup de poing » et la destruction des plantations de cannabis ont permis de restreindre l’approvisionnement vers les revendeurs et les prix auraient maintenant grimpé en flèche.

Tout le monde ne peut plus se permettre d’acheter sans arrêt du cannabis. Et M. Sokumuri de préciser : « Nous avons découvert que les sachets normaux de cannabis sont devenus plus petits [et les prix ont augmenté] les gens sont donc obligés de dépenser plus. »

Plus 100 étudiants chinois attendus cette année au Lycée de Matevulu sur l’île de Santo au Vanuatu – Le conseiller politique du ministère de l’Éducation, Alphonse Delaveau, indique que c’est un arrangement privé entre l’administration du lycée et les familles chinoises de la province de Guangdong.

Ces étudiants passeront de 2 à 4 ans au Lycée de Matevulu pour approfondir leur anglais.

Chaque étudiant fournira au lycée la somme de 3 300 dollars australiens (258 000 Fcfp) par an en plus des 330 dollars (25 800 Fcfp) de droit de scolarité par trimestre.

Selon l’accord signé entre l’établissement et les familles chinoises, les Chinois financeront aussi deux nouveaux dortoirs pour accueillir les futurs étudiants chinois. Ils construiront également de nouvelles salles de classe et agrandiront le réfectoire.

Le Lycée de Matevulu est l’un des principaux lycée anglais de l’archipel avec un effectif cette année de 400 étudiants.

Les Émirats arabes unis envisagent des vols directs avec Fidji - Le ministre des Affaires étrangères des Émirats est passé par les îles Fidji la semaine dernière pour discuter de ce projet avec les autorités concernées.

Le directeur de l’Aviation civile, Akuila Waradi, indique que la politique fidjienne du « Regard vers le Nord » est au centre de la stratégie d’expansion des transports aériens fidjiens.

M. Waradi précise dans le Fiji times que des liaisons aériennes directes avec les Émirats arabes unis permettraient d’ouvrir des marchés lucratifs, notamment dans le secteur du tourisme, et bénéficieraient sans nul doute aux expatriés qui travaillent et résident dans les Émirats, notamment à Dubaï, une ville de plus d’un million d’habitants.

Par ailleurs, de nombreux fidjiens sont déployés dans des missions de maintien de paix en Europe et au Moyen-Orient et des vols directs Dubaï-Suva leur seraient aussi très utiles.

Un bon moyen également de faire la promotion du rugby à 7 ; Fidji étant, affirme M. Waradi, la figure de proue de cette discipline.

Décès de l’archevêque Jabez Bryce à l’âge de 75 ans – Cet archevêque né à Tonga était à la tête de l’Église anglicane de Polynésie ; un diocèse qui regroupe Fidji, Tonga, le Samoa et le Samoa américain.

L’archevêque Bryce s’est éteint le jeudi 11 février dans une clinique privée de Suva, la capitale fidjienne. Un rassemblement funéraire s’est déroulé le 16 et le 17 février à la cathédrale de la Sainte Trinité de la capitale et les obsèques le jeudi 18.

Jabez Bryce avait été choisi pour couronner le monarque tongien George Tupou V le 1er août 2008.

Né en 1935 sur l’île tongienne de Vava’u, d’une mère tongienne et d’un père samoan de descendance écossaise, Javez Bryce a grandi au Samoa mais s’est installé aux îles Fidji en 1960.

En 1975, il est devenu le premier océanien à accéder aux fonctions d’évêque du Diocèse de Polynésie. Il laisse derrière lui son épouse Tilisi et ses deux enfants, Jonathan et Filatoa.

Inquiétudes à propos du financement de la campagne de nettoyage aux Îles Cook – Le cyclone Pat a frappé de plein fouet l’île d’Aitutaki le jeudi 11 février et les dégâts ont maintenant été estimés entre huit et dix millions de dollars américains.

Tous les édifices de l’île ont été affectés d’une manière ou d’une autre, de nombreux bâtiments ont perdu leur toiture ou ont été entièrement détruits. L’accès à l’eau potable reste encore un problème majeur.

Ulamila Kurai Wragg, résidente d’Aitutaki, précise qu’un Fonds d’aide aux victimes du cyclone a été créé pour payer les travaux de reconstruction car l’île ne peut pas compter sur les politiques : « Les cinq membres du cabinet ont refusé de convoquer une réunion parlementaire avant le mois de septembre ; c’est-à-dire la date des prochaines élections. »

Et d’ajouter : « Étant donné que le Parlement est le seul forum qui puisse approuver une affectation de fonds supplémentaires, nos craintes étaient de nous demander d’où l’argent allait-il venir. »

Des Ouïghours ne sont pas chauds à l’idée de s’installer sur l’île de Palau – En novembre 2009, six des Ouïghours turcophones, chinois et musulmans détenus dans la prison militaire américaine de Guantanamo Bay, à Cuba, ont accepté d’être délocalisés dans le Pacifique et de s’installer temporairement dans la République océanienne de Palau.

Cinq Ouïghours ont refusé l’offre et ont choisi de rester à Guantanamo Bay.

La semaine dernière, le Président de Palau, Johnson Toribiong, a renouvelé son offre en soulignant que dans le cas ou les Ouïghours changeraient d’avis, les cinq hommes seraient les bienvenus à Palau.

L’avocat de l’un de ces cinq Ouïghours, Michael J Sternhell, indique que son client et les autres détenus ne reviendront probablement pas sur leur décision : « Il faut comprendre qu’ils sont peu enthousiastes à l’idée d’aller une fois de plus dans une autre petite île tropicale dont ils n’ont jamais entendu parler. »

La Papouasie Nouvelle-Guinée, un pays où il ne ferait pas bon investir – Alors que ce pays est à l’aube d’un projet d’exploitation de gaz naturel qui rassemble des milliards de dollars d’investissement, le dernier rapport du cabinet Behre-Dolbear met un bonnet d’âne à la Papouasie Nouvelle-Guinée.

Comme chaque année, Behre-Dolbear, l’un des plus anciens cabinets de consultance minière dans le monde, a classé les 25 plus grands pays miniers en fonction d’une palette de critères sociaux, économiques et politiques.

Dans ce classement, la Papouasie Nouvelle-Guinée est en 21ème position, dans les cinq derniers, juste en dessous de la Zambie, du Kazakstan et de l’Afrique du Sud.

Dans les critères concernant l’attitude des autorités papoues face aux questions d’ordre social, le pays touche le fond du classement. En matière des délais de délivrance des permis d’exploitation, la Papouasie Nouvelle-Guinée est dans le groupe avant dernier et elle n’est loin de la dernière place dans le domaine de la corruption.

Guère d’amélioration par rapport à l’année précédente. Reinis Sipols, directeur du cabinet de consultance, quelques progrès ont été effectués en matière de gouvernance et de délivrance des permis mais « selon nos contacts dans l’industrie la bureaucratie et les exigences du gouvernement sont trop frustrantes. Mais nous sommes optimistes et nous continuerons d’observer jusqu’à l’année prochaine. »


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