Brèves du Pacifique - 09/02/2010
Un athlète tongien rate les Jeux olympiques d’Hiver - Mais Bruno Banani, ne désespère pas. La luge est l’une des disciplines les plus rapides et les dangereuse des sports sur glace.
Les lugeurs se lancent couchés sur leur luge, visage vers le sol, et descendent à environ 140 km/h un dénivelé de plus de 100 mètres jalonné de virages qu’ils doivent négocier sans possibilité de freiner.
La luge c’est un sport qui est rarement associé au Pacifique ou au royaume de Tonga mais Bruno Banani entend bien changer tout cela.
En dépit d’avoir manqué de peu les Jeux Olympiques de février 2010 à Vancouver, l’athlète tongien envisage toujours de devenir le premier océanien du Pacifique à représenter son pays aux Olympiades d’hiver.
Au cours de ces 12 derniers mois, Bruno Banini a suivit un entraînement rigoureux et a laissé sa marque dans les meilleures pistes de luge du monde entier, en Allemagne, en Latvie, en Norvège et au Canada.
La plupart des compétiteurs s’entraînent pendant des années mais en l’espace de quelques mois, le Tongien a réussi à finir 47ème sur 58 participants lors des éliminatoires de la Coupe du monde de luge.
L’ennemi public numéro 1 a été capturé en Papouasie Nouvelle-Guinée - Un mois après son évasion rocambolesque, Williams Kapris est une fois de plus derrière les barreaux.
C’est dans un petit hôtel bon marché à Port Moresby, la capitale, que le braqueur probablement le plus connu du pays a été interpellé quelque temps après l’arrestation d’un autre fugitif dans un marché de la capitale.
Huit personnes, dont quatre gardiens de prison, ont été mises en examen pour leur participation dans l’évasion de Williams Kapris.
Une évasion qui a fait tomber le ministre des services correctionnels, Tony Aimo.
En janvier dernier, un gardien de la prison de bomana a été kidnappé. Il a ensuite été contraint de téléphoner à la prison pour prévenir ses collègues de la visite imminente d’une avocate spécialisée dans la défense des droits de l’Homme.
Quelques instants plus tard, une mystérieuse femme s’est effectivement présentée aux portes de la prison en affirmant être avocate.
Elle a remis un pistolet à Williams Kapris qui a réussi à maîtriser ses geôliers. 12 détenus se sont fait la belle en sa compagnie à bord de la voiture de la mystérieuse femme.
Le choléra continue de se propager en Papouasie Nouvelle-Guinée : « Nous avons maintenant plus de 2 000 cas confirmés de choléra », souligne Eigil Sorensen, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé.
Cette première épidémie de choléra depuis 50 ans a débuté dans le nord du pays, dans la province de Morobe et s’étend maintenant à deux autres provinces côtières, Madang et le Sepik oriental.
M. Sorensen précise que la médiocrité des services de l’assainissement de l’eau entrave les efforts pour endiguer la propagation de cette maladie tentaculaire qui a maintenant fait plus de 50 morts.
De nombreux villageois attirés par les centres urbains du pays s’installent dans des campements dépourvus de réseau d’égout et ces squats, ces campements sont propices à la propagation du choléra. Selon le représentant de l’OMS, le gouvernement doit intervenir.
Réchauffement climatique: Kiribati critique l’immobilisme australien – Anote Tong, le Président de la République de Kiribati, est amer. Comme beaucoup dans le Pacifique, il souhaite la création d’un marché australien des quotas d’émission de CO2. Mais il assiste à un interminable bras de fer entre le gouvernement travailliste de Kevin Rudd et l’opposition conservatrice de Tony Abbott.
Invite au micro de Radio Australie, Anote Tong a indiqué que la crédibilité des institutions internationales est remise en cause depuis le fiasco de Copenhague. La valse hésitation de l’Australie en matière de lutte contre le changement climatique en est pour lui l’illustration.
Il a réagi à l’actuelle tournée en Australie du célèbre sceptique du climat, Lord Monckton, qui affirme qu’une augmentation des rejets de CO2 dans l’atmosphère serait une bonne chose pour la planète.
Le Président de Kiribati a simplement invité Lord Monckton à venir, avec sa famille, partager son destin sur les îles de Kiribati. « Je pense que ça lui permettrait de voir les choses différemment », a estimé Anote Tong.
Cinq millions de dollars pour l’éducation gratuite au Samoa - 5, 8 millions (442 millions de Fcfp) pour être exact avec une participation de l’Australie à hauteur de deux millions de dollars (152 millions de Fcfp) et d’un million de dollars pour la Nouvelle-Zélande et pendant trois ans.
Au gouvernement du Samoa ensuite d’assumer cette dépense.
Toutes les écoles du pays, notamment les écoles gérées par l’Église, bénéficieront des subventions, tandis qu’un attention particulière sera portée aux enfants d’un milieu défavorisé ou en difficulté.
Le directeur général du ministère de l’Éducation, des Sports et de la Culture, Galumalemana Nu’ufou Petaia confirme : « Si tout le monde va à l’école gratuite, tout le monde y va et c’est réglé. Mais nous serons vigilants et les familles dîtes défavorisées recevront une assistance financière [supplémentaire]. »
Et M. Petaia d’ajouter : « Si tout le monde se conforme à la loi, c’est-à-dire l’école obligatoire pour tous entre l’âge de 5 et de 14 ans, ce sera vraiment une bonne chose pour le pays et c’est ce que le gouvernement veut faire. »
La noix de coco à l’honneur - La semaine dernière, 16 pays du Pacifique se sont retrouvés à Apia, la capitale du Samoa, pour développer la culture du cocotier. Parmi les pays invités: la Malaisie, le pays où est né le cocotier, et qui est un des leaders de l’industrie de la noix de coco.
Le représentant de la Malaisie, le Dr Sivapragasam Annamalai, a expliqué que « Ce secteur est encore petit, mais l’avenir de beaucoup de gens en dépend. »Ajoutant que le Samoa possède là un gros potentiel de développement.
La conférence du cocotier a donc été l’occasion pour les pays très peu expérimentés comme les Etats Fédérés de Micronésie d’apprendre plus sur les techniques d’exploitation de la précieuse noix.
D’autres pays comme Fidji par exemple, dont l’industrie de la noix de coco est déjà en place, souhaitent aller plus loin. Car, souligne le représentant fidjien Sekope Bula:
« La noix de coco est l’un des principaux produits d’exportation dans tout le Pacifique, mais nous nous limitons pour le moment au coprah et à l’huile de noix de coco. »
Car le cocotier, également appelé arbre de vie, est décidément plein de ressources. Les filaments bruns des coques pourraient être utilisés pour rembourrer les matelas, les palmes sont parfaites pour fabriquer des toits, elles peuvent êtres tressées pour faire des paniers, les coques forment d’excellents ustensiles de cuisine, bref, de quoi assurer un avenir aux économies du Pacifique.
Le cri muet de John, villageois salomonais - Il a 13 ans, il vit dans un village du nord de la province de Malaita, aux Îles Salomon.
John, surnommé Dion, est le petit dernier d’une famille de 8 enfants. Le père est mort du cancer. C’est la mère qui tient la famille à bout de bras.
Dès l’âge de 5 ans, John a fait quotidiennement les 32 km aller-retour qui le séparent du village de la côte, là où se trouve l’école. Il déjeune de quelques patates douces ou taro. Parfois il saute le repas.
Excellent élève, il a ensuite été repéré et envoyé dans le meilleur collège du pays à Honiara.
Jusqu’à l’irruption de la crise économique mondiale en 2009. Le coût de la vie a énormément augmenté aux Salomon. La maman de John ne pouvait plus suivre, John a dû rentrer. Et mettre entre parenthèses son rêve de devenir instituteur.
L’histoire de John a ému June Atomea, une jeune salomonaise de 22 ans; originaire du même village et actuellement étudiante à l’université du Pacifique Sud. Avec l’histoire de John, elle vient de remporter le prix de l’UNICEF récompensant le meilleur article à visage humain du Pacifique.
C’est Helen Clark en personne, l’administratrice du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), et ancien Premier ministre de Nouvelle-Zélande, qui lui remettra son prix lors d’une cérémonie à Port-Vila.









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